
Les enseignants roumains manifesteront à Bucarest mercredi, les syndicats dénoncent une loi salariale qui « condamne les éducateurs à la pauvreté »
Trois grandes fédérations de l'éducation réuniront environ 20 000 agents dans le centre de Bucarest le 17 juin, protestant contre un projet de loi salariale unique qui, selon elles, rompt les engagements passés et aggrave l'austérité.
Ce qui se passe
Les syndicats de l'éducation roumains organiseront une grande manifestation à Bucarest mercredi 17 juin 2026. Trois fédérations, la Fédération des syndicats libres de l'enseignement (FSLI), la Fédération des syndicats de l'éducation « Spiru Haret » et la Fédération nationale des syndicats « Alma Mater », organisent l'événement. Les organisateurs attendent environ 20 000 participants, des syndicalistes venant des départements de Cluj, Hunedoara, Dolj, Sibiu, Caraș-Severin, Galați et Tulcea depuis la nuit du mardi au mercredi.
Destul! Educația cere respect! Dragi colegi, mâine ieșim din nou în stradă. Ne strângem în Piața Victoriei pentru a ne cere drepturile!
Horaire et itinéraire
Le rassemblement débutera place de la Victoire (Piața Victoriei), devant le siège du Gouvernement. Selon un communiqué de la gendarmerie de Bucarest, le rassemblement public a été approuvé par la commission des autorisations de la ville et se déroulera entre 10 h 00 et 14 h 30. Les participants se rassembleront dans l'alvéole centrale de la place de 10 h 00 à 11 h 00, tiendront le rassemblement principal de 11 h 00 à 12 h 00, puis défileront le long de Calea Victoriei vers le Parlement entre 12 h 00 et 13 h 00. Une deuxième phase de protestation devant le Parlement est prévue à partir de 13 h 00.
- Rassemblement des participants dans l'alvéole centrale de la place de la Victoire
- Début du rassemblement principal devant le Gouvernement
- Marche le long de Calea Victoriei vers le Parlement
- Deuxième phase de protestation devant le Parlement
- Fin du rassemblement autorisé selon le communiqué de la gendarmerie
Les griefs
Les syndicats contestent le projet de la nouvelle loi salariale unique, publié par le ministère du Travail en mai dans le cadre du processus de transparence lié au Plan national de relance et de résilience (PNRR). Ils soutiennent que le texte « condamne les enseignants à la pauvreté » et représente une « violation flagrante de la législation en vigueur ». Les revendications spécifiques incluent une loi salariale équitable qui n'érode pas le pouvoir d'achat, l'annulation des récentes mesures d'austérité, la réduction du surpeuplement des classes, l'annulation de la réduction de moitié des taux horaires d'enseignement et la fin de ce qu'ils appellent l'augmentation artificielle de la norme d'enseignement.
Măsurile de austeritate impuse recent și nepăsarea guvernanților față de angajamentele asumate în anii trecuți ne obligă să ieșim din nou în stradă. Fără o reacție fermă și unitară, drepturile noastre vor fi din nou afectate.
Le contexte de la loi salariale
Le projet de loi fixe une valeur de référence de 4 100 lei pour 2027, les salaires du secteur public étant calculés en multipliant un coefficient propre à l'emploi par cette référence annuelle. Pour le personnel enseignant universitaire, les coefficients commencent à 1,84 pour un assistant professeur débutant et atteignent 4,00 pour un professeur titulaire de plus de 25 ans d'ancienneté. Les syndicats affirment que les coefficients et la structure globale ne respectent pas les engagements pris après la grève générale de l'éducation de 2023, lorsque des dizaines de milliers de personnes ont défilé sur Calea Victoriei pour réclamer des salaires équitables.
Dimension politique
Les déclarations syndicales désignent le Gouvernement, le président de la Roumanie et les partis politiques comme responsables de « l'enterrement de l'éducation au lieu de la traiter comme le fondement sur lequel se construit l'avenir d'une nation ». La manifestation intervient alors que le projet de loi salariale franchit la phase de transparence, les syndicats affirmant que les promesses faites après des années de mobilisation, y compris les menaces de boycott des examens nationaux, ont été remplacées par de nouvelles mesures d'austérité. Les fédérations appellent les enseignants basés à Bucarest à se joindre à leurs collègues arrivant de tout le pays, présentant la mobilisation comme un test de l'unité du secteur.


