Diplomatie · New York, Caracas et Panama City

Maduro approuve les discussions sur le Venezuela parrainées par les États-Unis depuis la prison de Brooklyn, Machado reste en marge

L'ancien président, capturé par les forces américaines en janvier, a publié sur Telegram qu'il accueille favorablement le dialogue alors que le gouvernement et l'opposition se préparent à se rencontrer la semaine prochaine sous supervision américaine.

Texte IA fondé sur les articles de Al Jazeera Online, 20minutes, vrtnws.be et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

New York, Caracas, Panama City · États-Unis, Venezuela, Panama
Comment on en est arrivé là
  1. 1 aoûtLe gouvernement et l'opposition annoncent des discussions en personne pour commencer la semaine prochaine
  2. 2 aoûtMaduro publie sur Telegram depuis la prison de Brooklyn, accueillant favorablement le dialogue
  3. 1 juinLe procès de Maduro pour trafic de stupéfiants prévu de s'ouvrir

Maduro s'exprime depuis Brooklyn

Sept mois après que les forces américaines l'ont capturé et transporté à New York, l'ancien président vénézuélien Nicolas Maduro a approuvé le dialogue politique qui doit commencer la semaine prochaine. Dans un message publié sur son compte Telegram officiel dimanche 2 août, le sexagénaire de 63 ans a écrit qu'il accueille toute voie qui renforce la paix et la coexistence entre les Vénézuéliens.

« Parler d'une RENAISSANCE NATIONALE comme objectif commun, c'est parler de respect mutuel. (....) Nous saluons tout chemin de dialogue qui contribue à consolider la paix, la coexistence et la rencontre entre les Vénézuéliens »

Nicolas Maduro, ancien président du Venezuela

Maduro est détenu dans une prison de Brooklyn, inculpé de quatre chefs d'accusation, dont le narcoterrorisme. Son épouse Cilia Flores, 69 ans, fait face à trois chefs d'accusation. Tous deux nient les allégations. Le gouvernement américain a autorisé le Venezuela à payer leurs frais de justice. Le procès doit s'ouvrir le 1er juin 2027.

Les discussions commencent la semaine prochaine

Le gouvernement et une partie de l'opposition ont annoncé samedi que le dialogue politique en personne commencera « la semaine prochaine » sous supervision américaine. De nombreux observateurs espèrent que le processus mènera à une transition politique et à des élections. Les discussions devraient aborder les réformes du Tribunal suprême de justice, du système électoral et de la législation régissant la participation politique.

La dirigeante intérimaire Delcy Rodriguez, ancienne vice-présidente de Maduro, dirige le pays depuis janvier sous ce que plusieurs sources décrivent comme un contrôle strict du président Donald Trump, qui a exprimé à plusieurs reprises sa satisfaction quant à son travail et encouragé le dialogue. Washington décide également de la manière dont le Venezuela accède à ses revenus pétroliers, pilier de l'économie.

Machado écartée

La chef de l'opposition de premier plan et lauréate du prix Nobel de la paix Maria Corina Machado, exilée au Panama, ne figure pas sur la liste des participants. Elle n'a pas été invitée malgré les appels de plusieurs personnalités, dont d'anciens membres du gouvernement. Le week-end dernier, Machado s'est distancée du processus, confirmant qu'elle n'y participerait pas tout en assurant qu'elle ne s'y opposerait pas.

« Elle a confirmé qu'elle ne participerait pas, tout en assurant qu'elle ne s'opposerait pas au processus. »

Maria Corina Machado, cheffe de l'opposition vénézuélienne et lauréate du prix Nobel de la paix

Rôle américain sous examen

Les discussions marquent la dernière phase de l'insertion profonde de Washington dans la politique vénézuélienne depuis la capture de Maduro. Les États-Unis soutiennent désormais l'administration intérimaire, animent le dialogue et contrôlent les flux de revenus pétroliers. Le panel d'analystes d'Al Jazeera s'est demandé si Washington dictait l'ordre du jour, notant que la figure de l'opposition autrefois reconnue par les États-Unis comme président intérimaire, Juan Guaido, n'est plus centrale dans le processus.

« Les sept derniers mois ont vu Washington s'immiscer dans la politique et l'économie du Venezuela. »

Elias Ferrer

L'ancien ambassadeur des États-Unis au Venezuela Charles Shapiro et d'autres analystes se sont joints à la discussion, examinant ce que Washington cherche à obtenir d'un dialogue qui exclut le chef de l'opposition le plus reconnu internationalement du pays.

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