
Von der Leyen propose un statut d'associé à l'UE pour le Canada alors que Carney se rend à Strasbourg
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a présenté des plans pour des liens plus étroits avec le Canada lors de son discours sur l'état de l'Union, suivi d'une allocution du Premier ministre canadien Mark Carney devant les députés à Strasbourg.
Von der Leyen définit un programme de protection
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a prononcé son discours annuel sur l'état de l'Union européenne devant le Parlement européen à Strasbourg le mercredi 16 septembre 2026. Dans son discours, von der Leyen a décrit l'Union à 27 comme plus forte qu'avant tout en avertissant que la stabilité européenne reste aussi précaire qu'elle ne l'a jamais été. Son discours a exposé une stratégie assertive axée sur l'autoprotection européenne et la résilience géopolitique. La présidente de la Commission a souligné les fortes pressions extérieures auxquelles l'Union européenne est confrontée, notamment la concurrence industrielle de la Chine, les menaces territoriales de la Russie et les changements potentiels dans la politique étrangère américaine et les garanties de sécurité. Elle a également cité des vulnérabilités structurelles internes, en particulier les dépendances continues aux approvisionnements énergétiques étrangers et le retard de l'industrie européenne dans le développement de l'intelligence artificielle.
- Ursula von der Leyen prononce le discours sur l'état de l'Union proposant un statut d'associé pour le Canada
- Mark Carney s'adresse au Parlement européen suite à une invitation de Roberta Metsola
- Gabriel Attal appelle à un référendum européen sur une intégration politique plus poussée
Proposition de statut d'associé pour le Canada
Pour élargir les partenariats extérieurs, von der Leyen a utilisé son discours pour proposer d'offrir au Canada un statut de membre associé au sein de l'Union européenne. L'initiative répondait directement à la volonté du Premier ministre canadien Mark Carney d'approfondir les liens diplomatiques et économiques avec les institutions européennes. Suite à cette proposition, Carney s'est rendu à Strasbourg le jeudi 17 septembre 2026, où il a été officiellement invité par la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, à s'adresser à l'assemblée plénière. Carney a reçu des applaudissements et des ovations debout de la part des députés européens, notamment de la coprésidente du groupe Verts/ALE, Terry Reintke, tandis que les députés se rassemblaient pour des photos avec le dirigeant canadien. S'adressant à l'assemblée, Carney a exposé son cadre pour une alliance plus étroite entre le Canada et le bloc.
Au milieu des bouleversements actuels des relations internationales, le Canada et l'UE doivent se rapprocher.
Débat britannique sur l'accès au marché unique
L'annonce faite à Strasbourg a déclenché des discussions politiques dans les États non membres de l'Europe, notamment au Royaume-Uni. Les politiciens pro-européens et les défenseurs de l'accès au marché unique ont cité l'offre faite à Ottawa comme modèle pour la politique britannique. Les partisans ont noté que le Premier ministre Carney considérait l'Union européenne comme un atout stratégique indispensable, exhortant le gouvernement britannique à rechercher un statut d'associé comparable pour réduire les barrières commerciales et rétablir la coordination institutionnelle avec Bruxelles. Cette évolution a relancé le débat sur les arrangements post-Brexit et la position du Royaume-Uni concernant les cadres commerciaux européens.
Appels français à une réforme européenne
Le discours sur l'état de l'Union a également résonné dans la politique intérieure des États membres. En France, l'ancien Premier ministre et chef du parti Renaissance, Gabriel Attal, a placé la politique européenne au centre de sa campagne politique pour l'élection présidentielle de 2027. Prenant la parole lors d'un rassemblement politique à Reims le jeudi 17 septembre 2026, Attal a répondu au discours de von der Leyen en affirmant que l'Union européenne nécessite une restructuration complète pour réveiller ce qu'il a appelé le rêve européen. Invoquant des idées formulées au XIXe siècle par l'écrivain Victor Hugo et développées plus tard par le père fondateur européen Jean Monnet, Attal a appelé à la création des États-Unis d'Europe. Il a proposé d'établir cette union plus étroite par le biais du premier référendum paneuropéen, arguant qu'une approbation démocratique directe est nécessaire pour garantir l'avenir collectif de l'Europe.


