
Le mont Olympe, demeure mythique de Zeus, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO après 12 ans d'attente
Le plus haut sommet de Grèce, demeure mythique de Zeus et des 12 dieux de l'Olympe, obtient le statut de patrimoine mondial de l'UNESCO en tant que site mixte culturel et naturel après un vote unanime à Busan, en Corée du Sud.
Une campagne de 12 ans s'achève à Busan
Le mont Olympe, plus haut sommet de Grèce avec 2 918 mètres, a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO le dimanche 26 juillet 2026, lors de la 48e session du Comité du patrimoine mondial à Busan, en Corée du Sud. La décision a été unanime. La Grèce avait d'abord placé la montagne sur sa liste indicative en 2014, et la désignation finale en tant que site mixte (reconnaissant à la fois une valeur culturelle et naturelle exceptionnelle) est intervenue après 12 ans d'attente. Le comité a également ajouté les plages du débarquement du Jour J en Normandie, les anciennes capitales japonaises d'Asuka et Fujiwara, et le paysage de Boma-Badingilo au Soudan du Sud, premier site UNESCO de ce pays.
- La Grèce place le mont Olympe sur la liste indicative de l'UNESCO
- Le comité de l'UNESCO inscrit à l'unanimité l'Olympe comme site mixte du patrimoine mondial
- La 48e session du Comité du patrimoine mondial se conclut à Busan
La mythologie rencontre la biodiversité
Dans la mythologie grecque, l'Olympe était la demeure des 12 dieux de l'Olympe, gouvernés par Zeus après sa victoire sur les Titans lors d'une guerre de dix ans. L'importance culturelle de la montagne est renforcée par un sanctuaire en plein air sur un pic inférieur, avec des vestiges datant de la période hellénistique (323–30 av. J.-C.), considéré comme le site décrit par l'historien antique Plutarque, qui a écrit sur des processions au sommet pour des sacrifices. Sur le plan écologique, le massif abrite près de 2 000 espèces végétales, dont des dizaines d'endémiques que l'on ne trouve nulle part ailleurs sur Terre. Il offre également un habitat à des rapaces rares, des ours bruns et la plus grande population de chèvres sauvages de Grèce. Cette combinaison de richesses culturelles et naturelles a sous-tendu la désignation de patrimoine mixte.
Les responsables grecs se réjouissent
La ministre grecque de la Culture, Lina Mendoni, a qualifié la décision de « journée historique » pour la Grèce, décrivant le titre comme une reconnaissance internationale pour la protection et la préservation durable d'un lieu qui incarne l'histoire et la mythologie grecques comme aucun autre. Georgios Koumoutsakos, chef de la délégation grecque auprès de l'UNESCO à Busan, a déclaré que l'inscription réaffirmait l'engagement du pays à protéger l'Olympe pour les générations présentes et futures.
Cela réaffirme notre engagement indéfectible à protéger le mont Olympe pour le bénéfice des générations présentes et futures. Comme la mythologie grecque nous le rappelle sagement, il est toujours préférable de rester en bons termes avec les dieux.
Le maire régional Evangelos Geroliolios a noté que la désignation placerait une plus grande responsabilité sur les autorités locales pour protéger l'environnement, notamment sa biodiversité. Le gouvernement grec a annoncé son intention d'investir plus de 10 millions d'euros dans la protection, une meilleure gestion des visiteurs et un développement durable.
D'autres sites rejoignent la liste
Les plages de Normandie, Omaha, Utah, Sword, Gold et Juno, où plus de 150 000 soldats alliés ont débarqué le Jour J, ont également été inscrites après une campagne française de plusieurs années. Les anciennes capitales japonaises d'Asuka et Fujiwara, et le Boma-Badingilo au Soudan du Sud, qui abrite l'une des plus grandes migrations de mammifères terrestres au monde, ont reçu le même statut. La réunion annuelle du comité, qui se déroule jusqu'au mercredi 29 juillet, examine environ 30 candidatures. Les sites retenus rejoignent 1 428 autres sites dans 170 pays déjà inscrits, dont l'Acropole, la Grande Muraille de Chine, les pyramides de Gizeh et le Taj Mahal.
Ce que signifie cette désignation
Le statut de patrimoine mondial de l'UNESCO apporte une protection juridique en vertu d'un traité international, ainsi qu'un soutien consultatif et financier. Pour le mont Olympe, l'inscription couronne un long effort pour obtenir la reconnaissance de sa valeur universelle. La Grèce compte désormais 21 sites UNESCO, dont trois mixtes. La montagne, déjà une attraction touristique avec des stations balnéaires le long de la Riviera de l'Olympe, bénéficiera désormais de mesures de conservation coordonnées visant à équilibrer l'accès des visiteurs avec la préservation de ses écosystèmes fragiles.


