
L'Italie enverra un sous-secrétaire au sommet américain sur le « terrorisme rouge » dans la controverse Antifa
La présidente du Conseil Giorgia Meloni a poussé à la participation après que le secrétaire d'État américain Marco Rubio a invité plus de 60 nations à Washington la semaine prochaine, malgré le scepticisme européen quant à l'attention de l'administration Trump sur Antifa.
L'Italie enverra un sous-secrétaire à Washington pour un sommet convoqué par le secrétaire d'État américain Marco Rubio afin de faire face à ce que le département d'État décrit comme la « résurgence du terrorisme transnational d'extrême gauche ». La décision, prise le 11 juillet 2026 après mûre délibération, est intervenue à l'instigation directe de la présidente du Conseil Giorgia Meloni, selon des sources gouvernementales. La présence italienne, bien que n'étant pas au plus haut niveau ministériel, marque une prise de position politique lors d'une réunion qui a suscité de vives critiques dans toute l'Europe.
Le sommet et son objectif
L'initiative de Rubio, prévue pour la semaine prochaine, a invité plus de 60 pays, dont la plupart des nations européennes, les principaux États d'Amérique latine et plusieurs puissances asiatiques comme l'Inde, l'Indonésie et Singapour. Le département d'État présente la menace terroriste d'extrême gauche comme « un vieux fléau qui réapparaît avec de forts liens transnationaux ». Cependant, de nombreux observateurs considèrent l'événement comme une croisade de l'administration Trump contre Antifa. Après le meurtre du militant conservateur Charlie Kirk, Trump a publié un décret désignant Antifa comme une « organisation terroriste intérieure ». Désormais, l'objectif pourrait être de qualifier le mouvement de « terrorisme étranger », débloquant ainsi des outils d'enquête supplémentaires comme la surveillance.
Cela créerait un précédent pour qu'une éventuelle administration Gavin Newsom s'en prenne aux conservateurs.
Cette citation, d'un responsable américain anonyme s'exprimant dans le Washington Post, résume les craintes intérieures que les pouvoirs antiterroristes ne se retournent contre eux si les démocrates reviennent à la Maison-Blanche.
Malaise international
Des responsables étrangers ont exprimé leur frustration face au court préavis, de seulement quelques semaines, et aux objectifs vagues de la réunion. Beaucoup ont jugé peu probable une participation au niveau ministériel compte tenu des agendas diplomatiques chargés. Des réserves politiques ont également été soulevées, certains se demandant pourquoi ils avaient été invités. La décision de l'Italie d'envoyer un sous-secrétaire reflète cet exercice d'équilibre : maintenir les liens transatlantiques tout en évitant une approbation totale d'un programme polarisant. L'implication de Meloni souligne la pression personnelle nécessaire pour obtenir une représentation italienne.


