
La coalition italienne abandonne la proposition de second tour dans le projet de réforme électorale
Les partis au pouvoir en Italie ont renoncé à un système électoral à deux tours après l'opposition de la Ligue, laissant 697 amendements au Sénat avant le début des débats le 9 septembre.
Proposition de second tour abandonnée
Les partis de la coalition au pouvoir en Italie ont reculé face aux projets d'intégrer un système de second tour dans le projet de réforme électorale connu sous le nom de Stabilicum. Forza Italia a décidé de ne pas déposer d'amendement indépendant avant la date limite de la commission sénatoriale, évitant ainsi une scission avec la Ligue. La seule proposition de second tour encore en vie est un amendement individuel déposé pour les débats en séance plénière par le sénateur de Fratelli d'Italia Marcello Pera. Le texte de Pera prévoit un second tour entre les deux coalitions arrivées en tête si aucun bloc n'atteint 48 % dans les deux chambres du Parlement, à condition que les deux concurrents dépassent 38 %. Le dépôt direct en séance a évité au gouvernement de donner un avis contraignant immédiat en commission, tout en laissant aux dirigeants de la coalition une marge de négociation.
Sur un sujet aussi délicat et stratégique, il est nécessaire de privilégier le dialogue, la cohésion de la coalition et la recherche de solutions partagées.
Frictions au sein de la coalition et seuils
La décision d'abandonner le second tour a fait suite à la résistance du chef de la Ligue, Matteo Salvini, lors d'une réunion des dirigeants à la résidence de la présidente du Conseil, Giorgia Meloni. La Ligue a fait valoir qu'un modèle à deux tours nuirait aux incitations au vote utile au premier tour tout en donnant un élan à des forces politiques extérieures, notamment le mouvement de Roberto Vannacci. Parallèlement, Fratelli d'Italia a déposé un amendement abaissant le seuil minimum requis pour accéder à la prime majoritaire de 42 % à 41 %. Le franchissement de ce seuil débloque une attribution de 70 sièges à la Chambre des députés et de 30 sièges au Sénat, conçue pour garantir une majorité de gouvernement viable.
Ne me forcez pas à m'allier, car je ne gouvernerai jamais avec le Parti démocrate ou dans d'autres formules de large coalition.
- Chambre des députés
- 70 sièges
- Sénat
- 30 sièges
Accord sur les préférences et les petits partis
Malgré les divisions sur le second tour, la coalition majoritaire a présenté un front uni sur les règles de vote préférentiel. Les partis ont soumis un amendement commun identique à la mesure rejetée par scrutin secret à la Chambre des députés, maintenant les têtes de liste bloquées tout en supprimant l'exigence d'alternance hommes-femmes de 60 à 40 pour les candidats en tête. Le chef de Noi Moderati, Maurizio Lupi, a décrit la poussée en faveur des préférences comme une priorité de longue date de la coalition. La coalition a également modifié la disposition régissant les petits partenaires de coalition : le parti ayant obtenu le meilleur score sous le seuil des 3 % apportera ses bulletins au total de la coalition, tandis que les autres listes sous le seuil devront atteindre au moins 1 % pour que leurs voix comptent pour la prime majoritaire.
Calendrier sénatorial et opposition de l'opposition
Les parlementaires ont enregistré un total de 697 amendements au projet de loi de réforme électorale au Sénat, la grande majorité étant déposée par les groupes d'opposition. L'Alliance des Verts et de la Gauche a déposé 300 amendements, le Parti démocrate plus de 200, le Mouvement Cinq Étoiles environ 100, et Italia Viva en a présenté sept, aux côtés de huit textes unifiés du centre-gauche. Les dirigeants de l'opposition ont critiqué le gouvernement pour avoir modifié les mécanismes de vote avant les prochaines élections.
Meloni lit les sondages quotidiens et tente de construire une loi électorale sur mesure. Honteux.
Le débat en séance plénière au Sénat doit s'ouvrir le 9 septembre 2026, probablement sans rapporteur de commission. Les responsables de la coalition visent à conclure le vote et à faire adopter définitivement le projet de loi d'ici le 15 septembre 2026.
- Les dirigeants de la coalition discutent de la stratégie de réforme à la résidence de Giorgia Meloni
- La date limite de dépôt des amendements au Sénat se clôt avec 697 dépôts au total
- Début prévu du débat en séance plénière au Sénat
- Date butoir pour l'adoption du projet de loi électorale au Sénat

