
L'Iran refuse de signer un accord de paix avec les États-Unis dimanche, contredisant l'annonce de Trump
Le ministère iranien des Affaires étrangères a catégoriquement démenti qu'un accord de paix avec les États-Unis soit signé ce dimanche, contredisant la garantie du président Donald Trump et jetant une nouvelle incertitude sur les efforts pour rouvrir le détroit d'Ormuz.
L'échéance de dimanche de Trump
Le président Donald Trump a affirmé samedi qu'un protocole d'accord pour mettre fin à la guerre avec l'Iran serait signé dimanche, avec une réouverture immédiate du détroit d'Ormuz.
Il a également assuré que l'Iran ne veut plus de bombe nucléaire et a prévenu de "l'ultime alternative" si le processus s'enlise.L'accord sera signé demain et, immédiatement après la signature, le détroit d'Ormuz sera rouvert à tous.
Téhéran rétorque
L'Iran a rapidement contredit le calendrier de Trump. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmail Baghai, a déclaré à l'agence de presse d'État IRNA que la signature n'aurait pas lieu aujourd'hui.
L'agence de presse Fars, proche des lignes dures iraniennes, a cité une source affirmant que l'Iran n'avait pas encore pris de décision finale sur le protocole d'accord. L'opposition en Iran s'est durcie, certains estimant que l'accord priverait Téhéran de son levier sur le détroit stratégique.Nous devons attendre la date exacte de la signature. Ce ne sera pas demain. Ce sera dans les jours à venir.
Intensification des efforts de médiation
Une délégation qatarie conduite par Mohammed ben Abdulrahman Al Thani, conseiller du ministre des Affaires étrangères, s'est posée à Téhéran dimanche pour faire avancer les négociations. Les agences iraniennes ISNA et Tasnim ont confirmé la visite, visant à examiner les derniers développements diplomatiques. Le Qatar et le Pakistan assurent la médiation des pourparlers. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a posté sur X que la finalisation était attendue dans les 24 heures.
Nous sommes plus proches que jamais d'un accord de paix. Le Pakistan se prépare à la signature électronique immédiatement après.
Détails du pacte proposé
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré que le protocole d'accord mettrait fin à la guerre, rouvrirait le détroit d'Ormuz, lèverait le blocus naval américain, lèverait progressivement les sanctions et libérerait les fonds iraniens gelés. Le programme nucléaire serait abordé dans une période de négociation de 60 jours après la signature, qui pourrait être prolongée d'un commun accord. La signature elle-même est prévue de manière virtuelle, par voie électronique.
Manifestations de rue et réactions plus larges
Des centaines de manifestants se sont rassemblés à Téhéran quelques heures après l'annonce des pourparlers de paix, dénonçant les négociations et accusant les dirigeants iraniens de céder à Washington. Les manifestations ont coïncidé avec les préparatifs des funérailles de l'ancien guide suprême Ali Khamenei. Séparément, Trump a appelé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui dire qu'il était "temps de mettre fin à cette guerre", selon Axios.
Chronologie de l'accord
- Le ministre iranien des Affaires étrangères confirme que le texte final du protocole d'accord de paix est prêt.
- Trump annonce que l'accord sera signé dimanche 14 juin.
- Le porte-parole iranien dément une signature dimanche ; une délégation qatarie arrive à Téhéran.


