
Marco Rubio affirme que l'Iran a perdu tout contrôle du détroit d'Ormuz, les exportations pétrolières du Golfe se rétablissent
S'exprimant à Athènes, le secrétaire d'État américain a déclaré que le trafic des pétroliers est revenu à ses niveaux d'avant-guerre sous escorte navale, tandis que l'Iran subit de lourdes sanctions et une dégradation militaire.
Transit maritime et escortes navales
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré, lors d'une visite officielle à Athènes le 7 octobre 2026, que l'Iran a perdu tout contrôle du détroit d'Ormuz. Ce passage constitue un corridor maritime essentiel par lequel transitait un cinquième des approvisionnements mondiaux en hydrocarbures avant le déclenchement de la guerre. Téhéran a revendiqué le contrôle direct du passage après le début des hostilités fin février, lorsque des frappes américaines et israéliennes ont visé l'Iran. Les navires commerciaux qui empruntent ce passage font toujours l'objet d'attaques régulières, les autorités iraniennes exigeant de tous les bâtiments qu'ils obtiennent une autorisation de transit officielle sous peine d'être pris pour cible. Face à ces menaces maritimes, un nombre croissant de pétroliers commerciaux quittent le golfe Persique sous escorte de la marine américaine. Les monarchies de la région ont utilisé ces convois protégés pour augmenter progressivement leurs livraisons de brut. Selon les données de suivi compilées par la plateforme d'intelligence de marché Kpler, les exportations de pétrole brut des États du Golfe sont revenues à leur niveau d'avant-conflit fin septembre.
- Des frappes américaines et israéliennes contre Téhéran déclenchent le conflit, entraînant des restrictions iraniennes au transit dans le détroit d'Ormuz
- Les volumes d'exportation de brut du Golfe reviennent à leurs niveaux d'avant-guerre sous escorte de la marine américaine, selon Kpler
- Marco Rubio déclare à Athènes que l'Iran a perdu tout contrôle du détroit d'Ormuz
Conférence bilatérale et évaluations militaires
Rubio a décrit la situation opérationnelle lors d'une conférence de presse conjointe tenue à Athènes aux côtés du ministre grec des Affaires étrangères George Gerapetritis. Le secrétaire d'État a soutenu que le rétablissement du trafic commercial des pétroliers dans cet étroit point de passage maritime démontre que les forces armées iraniennes ne peuvent plus fermer le détroit ni dicter les mouvements dans ces eaux.
Le détroit d'Ormuz est ouvert. À l'heure actuelle, le flux de pétrole est presque aussi élevé qu'avant le début de ce conflit. Ils ont donc perdu tout contrôle sur le détroit.
Rubio a déclaré que les forces militaires iraniennes sont désormais bien moins puissantes qu'avant la campagne lancée fin février. Il a noté que Téhéran avait passé des années à tenter de construire un vaste appareil militaire conventionnel destiné à rendre le pays intouchable à toute intervention étrangère.
Sanctions économiques et financement des proxys régionaux
Le secrétaire d'État a évalué la situation financière interne de la République islamique, décrivant l'économie nationale comme étant en chute libre totale et complète. Washington a intensifié la pression économique et les restrictions commerciales contre Téhéran, des mesures que Rubio a qualifiées de dévastatrices par leur portée opérationnelle. Il a déclaré que ces mesures poussent l'Iran vers une crise économique d'une ampleur que très peu de pays au monde ont connue, avertissant que les retombées financières devraient devenir catastrophiques. Rubio a affirmé que les ressources financières obtenues par les religieux chiites radicaux au pouvoir ne sont pas affectées aux besoins intérieurs, déclarant que chaque dollar reçu est dépensé pour soutenir le Hezbollah et le Hamas.
Conditions pour la diplomatie nucléaire
Rubio a posé des conditions explicites à toute négociation ou accord diplomatique éventuel entre les États-Unis et Téhéran. Il a maintenu que la prévention de l'armement nucléaire iranien reste une exigence absolue pour l'administration, rejetant toute ambiguïté concernant le développement d'armes.
L'Iran ne peut pas avoir l'arme nucléaire ; c'est simple, point final, la discussion est close.
Rubio a souligné que tout accord diplomatique acceptable pour les États-Unis doit offrir une garantie absolue que l'Iran ne possédera jamais l'arme nucléaire, excluant tout arrangement permettant à Téhéran d'acquérir des armements atomiques.


