
L'Iran prévient qu'il est « prêt à la guerre » si la diplomatie américaine échoue, exige le respect de la trêve de juin
Le négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a déclaré que Téhéran privilégie le dialogue mais n'attendra pas éternellement, accusant Washington de violer le protocole d'accord du 17 juin.
Le double message de Téhéran
Lors d'un entretien à la télévision d'État mardi, le négociateur en chef et président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a adressé un avertissement sévère aux États-Unis. Il a déclaré que la République islamique privilégie le dialogue mais est prête à la guerre si la voie diplomatique actuelle s'effondre.
Nous privilégions le dialogue, mais si ce dialogue échoue, nous sommes également prêts à la guerre.
Ces déclarations interviennent alors que les délégations iranienne et américaine tiennent des réunions séparées avec le Qatar, qui assure la médiation du processus de paix aux côtés du Pakistan.
Conflits de conformité
Ghalibaf a accusé les États-Unis de ne pas mettre en œuvre les cinq premiers points du protocole d'accord en 14 points signé le 17 juin. Il a notamment cité les violations du point un, concernant la fin des hostilités, et a lié les récentes flambées de violence dans le détroit d'Ormuz et les réponses du Hezbollah au Liban à ces échecs.
Il a qualifié les actions américaines d'autoritaires et d'arrogantes, citant les frappes américaines de la semaine dernière contre l'Iran après que Téhéran a attaqué un navire transitant par le détroit. Le négociateur a insisté sur le fait qu'aucune autre question ne serait abordée tant que ces premières clauses ne seraient pas remplies.
Pétrole et levier
Ghalibaf a utilisé les chiffres des exportations pétrolières pour illustrer l'impact du blocus et le soulagement partiel apporté par le protocole d'accord. Pendant le blocus naval, l'Iran n'a pas pu exporter un seul baril. Depuis la signature du 17 juin, cependant, plus de 40 millions de barils ont été expédiés.
Cette reprise, a-t-il suggéré, montre les avantages tangibles du dialogue mais souligne également le levier économique de l'Iran si l'accord échoue.
Médiation et prochaines étapes
Le protocole d'accord, qui a suspendu les hostilités plus de trois mois après le début du conflit, donne aux parties 60 jours pour négocier une paix définitive. Il exige que l'Iran s'abstienne de développer des armes nucléaires et établit un mécanisme pour traiter les stocks d'uranium enrichi sous supervision de l'AIEA.
Malgré la rhétorique tendue, le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al Ansari, a déclaré aux journalistes qu'aucune réunion directe de haut niveau n'est prévue à Doha dans les prochains jours.
À ma connaissance, aucune réunion directe entre les deux parties n'est prévue dans les prochains jours.
Les négociations restent concentrées sur le programme nucléaire iranien, l'avenir du détroit d'Ormuz, la levée des sanctions et le dégel des avoirs iraniens à l'étranger.


