Conflits · Téhéran

L'Iran pend deux hommes pour avoir transmis des coordonnées militaires au Mossad alors que les exécutions atteignent leur plus haut niveau depuis 1989

L'Iran a pendu deux hommes lundi après les avoir reconnus coupables d'avoir transmis des coordonnées militaires au Mossad pendant la guerre en cours avec les États-Unis et Israël, alors que le recours à la peine de mort par la République islamique atteint son plus haut niveau depuis plus de trois décennies.

Texte IA fondé sur les articles de RFI, Notícias ao Minuto, Mediafax.ro et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Téhéran · Iran
Comment on en est arrivé là
  1. 22 juillet 2026L'Iran exécute un autre individu condamné pour des infractions liées à la sécurité.
  2. Fin juillet 2026Deux hommes sont exécutés pour avoir tué des policiers lors des manifestations de janvier.
  3. 3 août 2026Omid Behzad et Pouria Safvat sont pendus pour espionnage au profit d'Israël.

Les exécutions

L'Iran a exécuté deux de ses citoyens, Omid Behzad et Pouria Safvat, par pendaison lundi matin, a rapporté Mizan, l'organe de presse judiciaire. Les hommes ont été reconnus coupables d'espionnage et de coopération avec Israël, notamment d'avoir transmis des coordonnées et des photographies d'installations militaires et de sécurité sensibles à des agents du Mossad. Selon la télévision d'État, les accusations couvraient des activités pendant le conflit de 12 jours en juin 2025 et la guerre qui a débuté avec des frappes américaines et israéliennes le 28 février 2026. La Cour suprême avait confirmé les condamnations à mort avant leur exécution.

Accusations et inquiétudes sur le procès

L'organisation de défense des droits humains Hengaw a vivement critiqué la procédure, affirmant que le procès et les exécutions s'étaient déroulés à huis clos sans contrôle juridique indépendant. Le groupe a fait valoir que les coupures généralisées d'Internet pendant le conflit rendaient improbable que les hommes aient pu effectuer l'espionnage présumé.

« Les aveux télévisés ont été obtenus sous la torture et une pression intense alors qu'ils étaient à l'isolement. Aucune information n'a été publiée sur la prison où ils étaient détenus, le lieu des exécutions, ni si les corps ont été rendus aux familles. »

Hengaw

Mizan a également accusé Safvat d'avoir envoyé des photos et des vidéos à la chaîne de télévision en exil Iran International, que l'organe judiciaire a décrite comme liée au Mossad. Les informations auraient permis des frappes aériennes ultérieures sur des sites où les forces militaires et de sécurité iraniennes étaient en opération.

Exécutions records et répression

Les pendaisons s'inscrivent dans une forte augmentation du recours à la peine capitale pour des infractions liées à la sécurité depuis le début du conflit. L'Iran a exécuté au moins 1 639 personnes en 2025, un record depuis 1989, selon l'organisation Iran Human Rights basée en Norvège et l'ECPM basée à Paris. Amnesty International a condamné la semaine dernière une « escalade » des exécutions après que Téhéran a pendu deux hommes qui avaient participé aux manifestations de masse qui ont secoué le pays entre fin 2025 et début 2026. Le 22 juillet, un autre individu a été exécuté, et la semaine dernière encore, deux hommes ont été mis à mort pour avoir tué des policiers lors des troubles de janvier. L'Iran reste le deuxième bourreau le plus prolifique au monde après la Chine.

Contexte géopolitique

Les exécutions se sont déroulées sur fond de diplomatie fragile. Le président Donald Trump a affirmé sur sa plateforme Truth Social que des discussions avec l'Iran étaient prévues pour lundi, déclarant que Téhéran et d'autres pays du Moyen-Orient avaient demandé du temps pour conclure un accord qui conduirait à la « réouverture immédiate, complète et totale » du détroit d'Ormuz et à « la fin de la menace nucléaire iranienne ». Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a nié toute négociation avec Washington, affirmant que les discussions se limitaient à Oman et portaient sur la sécurisation d'une route maritime temporaire sûre. Baghaei a ajouté qu'un accord avec Oman seul ne rouvrirait pas le détroit tant que ce que l'Iran appelle l'« agression » américaine se poursuivrait.

La guerre actuelle a débuté le 28 février après des semaines de pression américaine et israélienne sur les programmes nucléaire et balistique de l'Iran et sa répression des manifestations de janvier. Une trêve fragile en juin a suspendu les combats majeurs, mais Trump a menacé à plusieurs reprises d'escalader tout en accordant plus de temps pour des discussions qui n'ont pas encore abouti à un accord global.

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