
L'équipe iranienne de la Coupe du Monde arrive à Los Angeles aujourd'hui en pleine controverse sur les visas et menaces de protestations avec des drapeaux
L'équipe nationale iranienne de football doit atterrir à Los Angeles cet après-midi, quelques heures avant son match d'ouverture de la Coupe du Monde, avec des restrictions de visas et des avertissements concernant les drapeaux de l'opposition qui alimentent une atmosphère très politique.
Une arrivée délicate
L'équipe nationale iranienne, Team Melli, atterrira à l'aéroport international de Los Angeles dimanche après-midi après un vol de 20 minutes depuis Tijuana, au Mexique, où elle a été contrainte d'installer un camp de base de dernière minute au lieu du camp initialement prévu à Tucson, en Arizona. Ce changement fait suite au rejet par l'administration Trump des demandes de visa de plusieurs responsables de l'équipe iranienne. La première conférence de presse de l'équipe est prévue à 15h45, heure locale, au SoFi Stadium d'Inglewood, près de l'aéroport.
Un pied-à-terre mexicain
Ayant été privée d'un séjour plus long aux États-Unis, la délégation iranienne n'entrera sur le territoire américain qu'au dernier moment et devra repartir immédiatement après le match de lundi contre la Nouvelle-Zélande. Le déplacement tardif vers Tijuana reflète le gel diplomatique profond provoqué par les frappes américano-israéliennes sur Téhéran fin février, qui ont plongé le Moyen-Orient dans une guerre en cours et ont fait de l'Iran l'un des participants les plus surveillés du tournoi.
Tehrangeles et la controverse du drapeau
La vaste diaspora iranienne de Los Angeles, environ 500 000 personnes, a valu à la ville le surnom de « Tehrangeles ». Les supporters devraient réserver un accueil bruyant à l'équipe, mais plusieurs organisations ont appelé à des manifestations à l'extérieur du stade lundi. Les manifestants prévoient d'agiter le drapeau d'avant la Révolution islamique, le drapeau vert, blanc et rouge orné d'un lion et d'un soleil, et certains pourraient entrer dans l'enceinte pour huer l'hymne national iranien, répétant ainsi les scènes de la Coupe du Monde 2022 au Qatar.
Téhéran fixe une ligne rouge
Les responsables iraniens réagissent déjà.
Le ministre des Sports, Ahmad Donyamali, est allé plus loin, avertissant que l'Iran surveillerait de près « les drapeaux et les slogans » et que le match pourrait être interrompu si des symboles jugés hostiles à la République islamique apparaissaient. Le président de la fédération a réitéré sa demande samedi, insistant pour que seul le drapeau iranien actuel soit autorisé dans les enceintes de la Coupe du Monde.La FIFA est responsable conformément aux protocoles. L'un de ces protocoles stipule que le drapeau officiel d'un pays doit être présent dans le stade.
Le chemin à travers le groupe G
Tous les matches de poule de l'Iran se dérouleront sur le sol américain. Après le match d'ouverture de lundi contre la Nouvelle-Zélande au SoFi Stadium, l'équipe retourne dans la même enceinte le 21 juin pour affronter la Belgique, puis se rend à Seattle pour un choc le 26 juin contre l'Égypte au Lumen Field. Ce calendrier serré et très sécurisé reflète la confrontation géopolitique plus large qui a suivi l'équipe de l'autre côté de la frontière.
- L'équipe atterrit à Los Angeles en provenance de Tijuana
- Match du groupe G contre la Nouvelle-Zélande au SoFi Stadium, Inglewood
- Match du groupe G contre la Belgique au SoFi Stadium
- Match du groupe G contre l'Égypte au Lumen Field, Seattle


