
L'inflation française atteint 2,1 % en juillet, les coûts de l'énergie grimpent, la zone euro à 2,9 %
Les prix à la consommation en France ont augmenté de 2,1 % sur un an en juillet, contre 1,8 % en juin, les coûts de l'énergie ayant grimpé de 12,4 % dans un contexte de tensions au Moyen-Orient. L'inflation dans la zone euro a légèrement augmenté à 2,9 %.
L'inflation française repart à la hausse
Les prix à la consommation en France ont augmenté de 2,1 % sur un an en juillet, selon les données provisoires de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) publiées le vendredi 31 juillet. Cette hausse fait suite à une lecture de 1,8 % en juin et à un net ralentissement par rapport à 2,4 % en mai, lorsque les soldes d'été ont temporairement déprimé les prix des biens manufacturés. L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui permet les comparaisons entre les membres de la zone euro, est passé à 2,4 % en juillet contre 2,0 % en juin. Ces chiffres sont conformes aux attentes du marché : un sondage Reuters auprès de 17 analystes prévoyait une hausse de 2,1 % sur un an pour la mesure nationale, avec des estimations individuelles allant de 1,8 % à 2,3 %.
- 2026-05-01
- 2.4 %
- 2026-06-01
- 1.8 %
- 2026-07-01
- 2.1 %
L'énergie et l'alimentation tirent les prix
Les coûts de l'énergie ont été le principal moteur de la hausse, bondissant de 12,4 % sur un an en juillet. L'INSEE a attribué cette flambée au conflit au Moyen-Orient, qui a fait grimper les prix du gaz et des produits pétroliers après l'effondrement du cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran. Les services d'hébergement et de communication ont également contribué à la hausse. Le recul des prix des biens manufacturés s'est atténué par rapport à juin, lorsque le début des soldes d'été avait entraîné une baisse plus marquée. Les prix alimentaires ont continué d'augmenter au même rythme que le mois précédent, en hausse de 0,9 % sur un an. Dans cette catégorie, les produits frais ont fortement accéléré, augmentant de 3,8 % après une hausse de 2,7 % en juin.
Situation dans la zone euro
Dans l'ensemble de la zone monétaire à 20 pays, l'inflation a légèrement augmenté à 2,9 % en juillet contre 2,8 % en juin, selon l'estimation flash d'Eurostat publiée le même jour. Ce chiffre est conforme aux attentes des économistes interrogés par Bloomberg. Les prix de l'énergie dans la zone euro ont augmenté de 10 % sur le mois, contre 8,5 % en juin, l'échec du cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran ayant fait grimper les prix à la pompe. L'inflation des services a augmenté de 0,1 point de pourcentage à 3,3 %, tandis que les prix des biens industriels non énergétiques ont augmenté de 0,2 point à 0,9 %. L'inflation alimentaire a été la seule composante majeure à ralentir, baissant de 0,3 point à 1,2 %. L'inflation sous-jacente, qui exclut les éléments volatils comme l'énergie et l'alimentation, a augmenté de 0,1 point à 2,5 %.
- Estonie
- 2 %
- Malte
- 2.1 %
- France
- 2.4 %
- Bulgarie
- 4.1 %
- Chypre
- 4 %
- Lituanie
- 5.6 %
Les taux d'IPCH les plus bas ont été enregistrés en Estonie (2,0 %), à Malte (2,1 %) et en France (2,4 %). À l'opposé, la Lituanie a affiché 5,6 %, la Bulgarie 4,1 % et Chypre 4,0 %. La lecture française de 2,4 % sur la mesure harmonisée la place parmi les trois plus faibles de l'union monétaire, tandis que le taux de 5,6 % de la Lituanie était plus du double de la moyenne de la zone euro.
Le dilemme de la BCE
Les données d'inflation vont intensifier le débat au sein de la Banque centrale européenne, qui doit concilier son mandat de stabilité des prix avec le risque d'étouffer la fragile reprise de la zone euro. La BCE a laissé ses taux directeurs inchangés lors de sa réunion la semaine dernière, après les avoir relevés en juin pour la première fois depuis 2023. Plusieurs membres du conseil des gouverneurs ont cependant plaidé pour une nouvelle hausse, et le chiffre de l'inflation de juillet devrait alimenter les spéculations des économistes sur un nouveau resserrement lors de la prochaine réunion du conseil en septembre.
Réponse du gouvernement
Le ministère français de l'Économie a qualifié la hausse de juillet de contenue et a souligné le contexte économique plus large.
Cette hausse de l'inflation reste contenue, dans la continuité des chiffres de juin et dans un contexte de croissance atteignant +0,2 % au deuxième trimestre. Nous restons mobilisés et poursuivons nos efforts pour protéger le pouvoir d'achat des Français.
L'INSEE publiera le chiffre définitif de l'inflation pour juillet le 14 août.


