RécitPourparlers sur un projet de paix USA-Iran

Diplomatie · Buergenstock

Les États-Unis et l'Iran s'accordent sur une feuille de route de 60 jours vers la paix après une première journée de pourparlers marquée par les menaces de Trump et une interruption

Les médiateurs qatari et pakistanais ont salué des « progrès encourageants » après que les négociateurs américains et iraniens ont travaillé toute la nuit en Suisse, parvenant à un cadre de 60 jours malgré les menaces de Trump de « leur faire sauter la gueule » et le nouveau blocus d'Ormuz décrété par Téhéran.

Texte IA fondé sur les articles de Irish Examiner, The Irish Times, The Guardian et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Buergenstock · Suisse
Comment on en est arrivé là
  1. 21 juinLa délégation iranienne quitte les négociations après les remarques de Trump ; rencontre séparément les médiateurs qataris.
  2. 21 juinLes négociations reprennent, se poursuivent tard dans la nuit sur le détroit, le Liban et les questions nucléaires.
  3. 22 juinLe premier jour se termine ; les médiateurs annoncent une feuille de route de 60 jours, une ligne de communication pour le détroit, une cellule de désescalade.

Drame du premier jour

Les pourparlers se sont ouverts dimanche dans la station de montagne suisse de Buergenstock, propriété du Qatar, après qu'un mémorandum d'entente la semaine dernière a prolongé un fragile cessez-le-feu de 60 jours. Quelques heures avant que les négociateurs ne prennent place, le président Trump a déclaré à Fox News avoir prévenu l'Iran : « Vous fermez le détroit et vous n'aurez plus de pays. » Les médias d'État iraniens ont indiqué que la délégation avait suspendu les pourparlers après ce « message insultant ».

« Vous le fermez et vous n'aurez plus de pays. Vous ne reviendrez même pas dans votre putain de pays. »

Donald Trump, président des États-Unis

Téhéran avait déjà annoncé durant le week-end qu'il bloquait à nouveau le détroit d'Ormuz, arguant que les États-Unis n'avaient pas empêché les frappes israéliennes au Liban qui ont tué plus de 30 personnes samedi.

L'interruption

Les négociateurs iraniens ont quitté la salle et rencontré seuls les médiateurs qataris, selon l'agence Tasnim. Le négociateur en chef Mohammad Bagher Qalibaf a déclaré que Washington « ferait mieux de faire attention à ses déclarations ; nos forces armées sont prêtes à répondre ». Un haut diplomate américain, s'exprimant sous couvert d'anonymat, a insisté sur le fait que les Iraniens « n'étaient jamais partis » et que les discussions s'étaient poursuivies tard dans la nuit, portant sur le détroit, le Liban, les questions nucléaires et la mise en œuvre du MOU.

« Nous ne tenons pas compte des menaces américaines. Quoi qu'ils disent, nous sommes prêts. »

Mohammad Bagher Qalibaf, président du Parlement iranien et négociateur en chef

Trump a également posté sur Truth Social : « L'Iran doit immédiatement empêcher leurs PROXIES très bien payés au Liban de causer des problèmes. Sinon, nous frapperons l'Iran très durement à nouveau. »

Une feuille de route émerge

Lorsque les pourparlers se sont achevés juste après 3h du matin lundi, les médiateurs qatari et pakistanais ont publié une déclaration commune indiquant que les États-Unis et l'Iran étaient convenus d'une feuille de route pour un accord final dans les 60 jours. Une « ligne de communication » serait établie pour garantir un passage sûr dans le détroit d'Ormuz, et une « cellule de désescalade » avec le gouvernement libanais travaillerait à mettre fin aux combats.

« La médiation pakistanaise et qatarie a permis des progrès majeurs pour mettre fin à la guerre au Liban. »

Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères et négociateur

Les négociations techniques se poursuivront pour le reste de la semaine, avec des pourparlers de haut niveau qui devraient se conclure lundi.

Les marchés pétroliers vacillent

Le brut Brent a bondi de 1,09 $ à 81,66 $ le baril dimanche soir (un plus haut de 82,30 $ a été touché à l'ouverture des échanges lundi), alors que la fermeture d'Ormuz a perturbé les marchés. Les prix se sont ensuite inversés, glissant vers 79 $ lundi avec l'émergence de signes de progrès.

La suite

La feuille de route est confrontée à des tests immédiats. L'Iran exige la mise en œuvre d'autres parties du MOU, notamment la libération d'avoirs gelés et des dérogations américaines pour les exportations pétrolières, avant que des discussions nucléaires substantielles ne commencent. Les frappes israéliennes au Liban se poursuivent et une cellule de désescalade doit encore être mise en place.

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