
Michelle Bachelet retire sa candidature au poste de secrétaire général de l'ONU après le sondage exploratoire du Conseil de sécurité
L'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet a mis fin à sa campagne pour diriger l'ONU après avoir terminé septième lors du troisième sondage exploratoire informel du Conseil de sécurité vendredi, avec une seule voix favorable.
Retrait officiel après l'effondrement du sondage exploratoire
L'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet a annoncé le 19 septembre 2026 qu'elle mettait fin à sa campagne pour devenir le prochain secrétaire général des Nations unies. Cette décision fait suite au troisième sondage exploratoire informel organisé le 18 septembre parmi les 15 membres du Conseil de sécurité, où elle n'a obtenu qu'une voix favorable, 11 voix défavorables et trois abstentions. L'ancienne cheffe d'État de 74 ans a vu sa position passer de la quatrième place en juillet à la septième, la laissant à l'avant-dernière place parmi les candidats déclarés. Bachelet a confirmé son retrait dans une vidéo publiée sur Instagram, remerciant le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum pour leur soutien à sa campagne dès le premier jour. Elle a présenté cette compétition comme une tentative de défendre les institutions internationales sous pression politique.
Je ne regrette pas d'avoir relevé ce grand défi. Nous avons contribué à établir dans le débat mondial que le prochain secrétaire général doit être une femme d'Amérique latine.
Trajectoire de campagne et résistance intérieure
La candidature de Bachelet était initialement soutenue par le gouvernement chilien sous l'ancien président Gabriel Boric. Ce soutien officiel a pris fin le 11 mars 2026, lorsque le nouveau président chilien José Antonio Kast a retiré son soutien institutionnel après son entrée en fonction, invoquant de très faibles chances de succès. Bachelet a voyagé à l'international au cours des mois suivants pour rencontrer des représentants gouvernementaux des États membres du Conseil de sécurité, bien qu'elle n'ait pas pu organiser de rencontre avec Donald Trump. Des observateurs diplomatiques ont noté que les États-Unis étaient largement attendus pour opposer leur veto à sa nomination si elle progressait. Lors d'une table ronde début septembre 2026, Bachelet a reconnu les vents contraires croissants, indiquant qu'elle ne s'attendait pas à remporter le poste.
- Le président chilien José Antonio Kast prend ses fonctions et retire le soutien du gouvernement à la candidature de Bachelet
- Bachelet se classe quatrième au sondage exploratoire informel du Conseil de sécurité
- Bachelet déclare lors d'une table ronde qu'elle ne s'attend pas à remporter le poste de secrétaire général
- Le Conseil de sécurité tient un troisième sondage exploratoire, plaçant Bachelet en septième position avec une voix favorable
- Bachelet annonce le retrait de sa candidature sur Instagram
Dynamique de vote au Conseil de sécurité
Le processus de sélection vise à identifier un successeur à Antonio Guterres, dont le mandat de secrétaire général de l'ONU s'achève fin 2026. Pour obtenir la recommandation, un candidat doit recueillir au moins neuf voix sur les 15 membres du Conseil de sécurité et éviter un veto de l'un des cinq membres permanents. Lors du scrutin informel du 18 septembre 2026, la diplomate costaricienne Rebeca Grynspan est arrivée en tête, suivie de la diplomate guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett. Parmi les autres candidats classés devant Bachelet figuraient Olara Otunnu de l'Ouganda, le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique Rafael Grossi d'Argentine et l'ancien président sénégalais Macky Sall. L'Équatorienne Maria Fernanda Espinosa s'est classée sixième, laissant Bachelet derrière dans la course.
- Favorables
- 1 voix
- Défavorables
- 11 voix
- Sans opinion
- 3 voix
Défense de la candidature multilatérale
Bachelet a été présidente du Chili de 2006 à 2010 et de 2014 à 2018, puis a occupé les fonctions de haute-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme et de directrice exécutive d'ONU Femmes. Dans sa déclaration de retrait, elle a affirmé que la démocratie et les droits de l'homme dans le monde font face à des menaces croissantes, exigeant un leadership fidèle à la Charte des Nations unies, indépendamment de la puissance des États. Elle a remercié les citoyens du Chili et de l'étranger qui ont soutenu sa campagne et a défendu l'importance de promouvoir le leadership féminin dans la région.
Je ne regrette pas d'avoir relevé ce grand défi. Nous avons contribué à établir dans le débat mondial que le prochain secrétaire général doit être une femme d'Amérique latine.
Bachelet a conclu en déclarant qu'elle resterait active dans les initiatives internationales axées sur la paix, la sécurité, le développement durable et les droits de l'homme.


