L'Ibex 35 clôture à 19 982 points, à portée des 20 000, alors que le pétrole chute sur fond de discussions États-Unis-Iran
L'indice de référence espagnol a gagné 1,01 % à 19 982,6 points lundi, après que le Brent a chuté de 5 à 6 % pour s'établir autour de 83 dollars le baril, porté par l'annonce de Donald Trump selon laquelle il avait suspendu une attaque prévue contre l'Iran et que les alliés du Golfe pensent qu'un accord pour rouvrir le détroit d'Ormuz est imminent.
Clôture record
L'Ibex 35 a terminé la séance de lundi à 19 982,6 points, soit un gain de 1,01 % qui a laissé l'indice de référence espagnol à seulement 17,4 points du niveau des 20 000 points qu'il n'a jamais atteint. Cette progression prolonge une hausse qui a porté l'indice à plus de 15 % depuis le début de l'année. D'autres grands indices européens ont également atteint des sommets historiques : le Stoxx 600 paneuropéen, le DAX allemand (en hausse de 1,45 %) et le CAC 40 français (en hausse de 1,22 %) ont tous grimpé, tandis que le FTSE MIB milanais a gagné 1,34 %. Seul le FTSE 100 londonien a dérogé à la tendance, reculant de 0,10 %.
Chute du pétrole et annonce de Trump
Le catalyseur de la séance a été une forte baisse des prix du brut. Le Brent pour livraison en octobre a chuté de 5 à 6 % pour s'établir autour de 83 dollars le baril, revenant du niveau de 90 dollars touché vendredi. Ce mouvement est intervenu après que le président américain Donald Trump a déclaré aux journalistes à bord d'Air Force One qu'il avait annulé une attaque prévue contre l'Iran parce que l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar le lui avaient demandé, estimant qu'un accord pour rouvrir le détroit d'Ormuz était à portée de main.
Nous étions prêts, mais les alliés ont demandé qu'elle soit annulée. La raison pour laquelle ils l'ont demandé est qu'ils pensent qu'un accord peut être trouvé sur (le détroit d')Ormuz.
Trump a décrit l'opération suspendue comme « la plus importante depuis la Seconde Guerre mondiale » et a déclaré que l'Arabie saoudite considère désormais un accord comme « imminent », un accord qui conduirait finalement à la dénucléarisation de l'Iran. L'Iran, cependant, a répliqué. Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré qu'aucun nouveau médiateur n'avait été ajouté aux canaux existants et que le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi se rendait à Arbaïn, démentant que des négociations étaient en cours.
- Le Brent clôture au-dessus de 90 dollars le baril
- Trump annonce la suspension de l'attaque contre l'Iran, déclare que les alliés du Golfe pensent qu'un accord sur Ormuz est imminent
- L'Ibex 35 atteint 19 929 points ; le Brent chute de 5 à 6 % pour s'établir autour de 83 dollars
- L'Ibex 35 clôture à 19 982,6 points, en hausse de 1,01 %
Valeurs vedettes
Le sidérurgiste Acerinox a mené l'Ibex 35 avec un bond de 3,80 %, suivi par la société de technologie de voyage Amadeus (+3,71 %), le groupe de défense et d'informatique Indra (+3,13 %), le distributeur Inditex (+2,34 %), Telefónica (+2,23 %) et Banco Santander (+2,01 %). Du côté des perdants, les valeurs des énergies renouvelables et des infrastructures ont subi le contrecoup : Acciona a chuté de 3,10 %, Solaria a perdu 2,88 %, Merlin Properties a cédé 2,06 %, Acciona Energía a reculé de 1,66 % et Sacyr a abandonné 1,57 %.
- Acerinox
- 3.8 %
- Amadeus
- 3.71 %
- Indra
- 3.13 %
- Inditex
- 2.34 %
- Telefónica
- 2.23 %
- Santander
- 2.01 %
- Acciona
- -3.1 %
- Solaria
- -2.88 %
- Merlin
- -2.06 %
- Acciona Energía
- -1.66 %
- Sacyr
- -1.57 %
Javier Cabrera, analyste chez XTB, a noté que la hausse européenne était généralisée et que Renault se démarquait après les solides données d'immatriculations de voitures neuves en France pour juillet.
Contexte de marché plus large
Alors que les actions européennes ont bondi, les marchés asiatiques ont eu du mal. Le Kospi sud-coréen a chuté de plus de 5 %, les investisseurs prenant leurs bénéfices sur les valeurs technologiques, et le Nikkei japonais a perdu 0,9 %, pénalisé par les exportateurs. Par ailleurs, le Japon et les États-Unis sont convenus d'une intervention conjointe pour enrayer la baisse du yen après que la monnaie a atteint des plus bas en 40 ans, leur première action coordonnée de ce type depuis 1998. L'euro s'est également affaibli face au dollar.
Les solides bénéfices des entreprises sous-tendent l'optimisme des actions. Les analystes cités par El País estiment que les bénéfices américains pourraient croître de plus de 30 % ce trimestre. Néanmoins, l'inquiétude monte autour des sommes colossales investies dans l'intelligence artificielle, les investisseurs étant de moins en moins disposés à continuer de financer des projets sans une vision plus claire des retours. Les analystes de Renta 4 ont mis en garde contre le fait que le risque d'un conflit plus large dans le Golfe n'a pas disparu, même si la diplomatie du jour a apaisé les marchés de l'énergie.

