
L'extrême droite polonaise progresse tandis que la coalition au pouvoir vacille après un scandale hospitalier, selon un sondage
Un nouveau sondage IBRiS montre que la Coalition civique est toujours en tête mais perd du terrain, tandis que deux partis d'extrême droite progressent. Les partenaires juniors de la coalition au pouvoir ne parviendraient pas à entrer au Parlement.
Résultats du sondage
Un sondage IBRiS pour Rzeczpospolita, réalisé les 2 et 3 juillet auprès de plus de 1 000 répondants, place la Coalition civique (KO) en première position avec 29,1 % d'intentions de vote, soit 168 sièges à la Diète. Droit et Justice (PiS) suit avec 23,2 % (136 sièges), en baisse par rapport à 25,4 % fin mai. La Confédération (Konfederacja) grimpe à 13,3 % (72 sièges), tandis que la Confédération de la Couronne polonaise (KKP) bondit à 11 % (54 sièges), contre 8,8 % auparavant. La Nouvelle Gauche se maintient à 8,4 % (30 sièges).
- Coalition civique (KO)
- 29.1 %
- Droit et Justice (PiS)
- 23.2 %
- Confédération
- 13.3 %
- Confédération de la Couronne polonaise
- 11 %
- Nouvelle Gauche
- 8.4 %
Trois partis passeraient sous le seuil des 5 % : le Parti paysan polonais (PSL) à 3,9 %, Ensemble (Razem) à 2,3 % et la Pologne 2050 à 1 %. L'association Centrum enregistre 0,2 %. Les électeurs indécis représentent 7,6 % et la participation déclarée s'élève à 60,4 %.
- Coalition civique (KO)
- 168 sièges
- Droit et Justice (PiS)
- 136 sièges
- Confédération
- 72 sièges
- Confédération de la Couronne polonaise
- 54 sièges
- Nouvelle Gauche
- 30 sièges
Contexte du scandale
Le sondage a été réalisé après l'éclatement du scandale de l'hôpital Szpital Południowy. Dawid Kacprzyk, ancien conseiller municipal de KO et coordinateur du SOR à l'hôpital de Varsovie, a gagné 1,6 million de złotys l'année dernière alors qu'il était encore en formation de spécialiste. Des rapports décrivaient un "salon VIP" où des politiciens de KO auraient été admis sans faire la queue. Kacprzyk a été licencié, a quitté KO et a démissionné de son mandat de conseiller. Vendredi, le maire de Varsovie, Rafał Trzaskowski, a accepté les démissions de deux adjoints au maire, Renata Kaznowska et Aldona Machnowska-Góra, invoquant des exigences plus élevées dans la vie publique.
Voix d'experts
Un sondage intéressant. KO et PiS perdent dans la marge d'erreur statistique, ce qui montre que quoi qu'il arrive, les deux formations ont leurs électeurs fidèles, mais ils sont trop peu nombreux pour former un gouvernement seuls.
PiS a des électeurs fidèles, mais leur électorat se tourne vers les deux Confédérations, qui obtiennent des résultats similaires. Les Confédérations sont devenues un moindre mal pour les électeurs du parti de Jarosław Kaczyński. Elles sont fortes grâce à la faiblesse du PiS et à la faiblesse des grands partis, et non grâce à leur propre potentiel et à leur adéquation avec les attentes des électeurs.
Un an avant les élections, il est trop tôt pour compter qui pourrait gouverner avec qui, car aujourd'hui les partis ne sont pas en formation préélectorale directe, mais ils se soucient avant tout de conserver leur propre électorat et de se battre pour l'électorat extrême et distinct.
Sowiński a ajouté que les élections se gagnent au centre, et que celui qui a une idée pour le conquérir gouvernera.
Arithmétique de la coalition
Même avec KO et PiS perdant tous deux du soutien, aucun ne peut gouverner seul. Les deux groupes d'extrême droite détiendraient ensemble 126 sièges, tandis que les partenaires juniors de la coalition au pouvoir (PSL et Pologne 2050) disparaîtraient du Parlement. Le sondage suggère un paysage fragmenté où tout gouvernement futur nécessiterait des accords multipartites complexes, l'extrême droite détenant une main renforcée.


