
Soren Waerenskjold s'impose au sprint dans l'étape la plus rapide de l'histoire du Tour de France ; Pogacar conserve plus de trois minutes d'avance
L'étape de 161 km entre Vichy et Nevers a été parcourue à une vitesse record de 50,9 km/h, battant un record vieux de 27 ans, tandis que le coureur d'Uno-X remportait sa première victoire sur le Tour.
Sprint record
La 11e étape du Tour de France entre Vichy et Nevers est entrée dans l'histoire comme l'étape en ligne la plus rapide des 113 éditions de la course. Le peloton a parcouru les 161 km de ce parcours plat à une vitesse moyenne de 50,9 km/h, battant le précédent record de 50,3 km/h établi par Mario Cipollini sur une étape de 194,5 km jusqu'à Blois en 1999. Soren Waerenskjold (Uno-X Mobility) s'est imposé dans un sprint massif désordonné, sa première victoire d'étape sur le Tour et la deuxième seulement pour son équipe après le succès de Jonas Abrahamsen l'an dernier.
Comment l'étape a été gagnée
Une échappée de quatre coureurs emmenée par l'ancien champion du monde Julian Alaphilippe s'est dégagée tôt, mais n'a jamais obtenu plus d'1 min 40 d'avance. Alaphilippe a été lâché dans la côte de Chevannes à environ 38 km de l'arrivée. Le trio restant, composé d'Anthon Charmig, Mathis Le Berre et Nelson Oliveira, a été repris à cinq kilomètres de la ligne. Dans un final désordonné, Cees Bol, le poisson-pilote d'Olav Kooij, a lancé une attaque précoce. Waerenskjold a été le premier à réagir, sautant dans la roue de Bol avant de le dépasser pour creuser un écart décisif. Kooij et Jasper Philipsen se sont rapprochés mais n'ont pas pu dépasser le Norvégien.
Cela signifie tout, c'est ma plus grande victoire jusqu'à présent. Je dois juste laisser faire et ensuite je serai probablement plus heureux que je n'en ai l'air maintenant, mais c'est une grande surprise pour moi-même.
Philipsen a franchi la ligne en troisième position mais a ensuite été déclassé pour avoir bougé dans le sprint, promouvant Milan Fretin sur le podium selon l'Irish Examiner ; d'autres médias classaient Philipsen troisième. L'étape s'est déroulée à un rythme très élevé après les feux d'artifice du 14 juillet, avec peu de chances restantes pour les sprinteurs.
- Une échappée de quatre coureurs avec Julian Alaphilippe s'échappe tôt.
- Alaphilippe est lâché dans la côte de Chevannes.
- Le peloton reprend les trois échappés restants.
- Cees Bol attaque tôt ; Waerenskjold suit puis lance son sprint.
- Waerenskjold résiste à Olav Kooij pour gagner l'étape.
Classement général inchangé
Le leader de la course Tadej Pogacar a terminé sain et sauf dans le peloton, conservant le maillot jaune avec 3 min 36 s d'avance sur le Danois Jonas Vingegaard. Remco Evenepoel est troisième à 4 min 6 s. Pogacar, qui vise un cinquième titre record sur le Tour, domine la course depuis les Pyrénées, et ses rivaux ont reconnu sa supériorité plus tôt dans la semaine. Le classement est resté inchangé après cette étape de transition plate.
Pogacar est actuellement le plus fort. Bravo à lui.
Pidcock et Alaphilippe sous les projecteurs
Le Tour mouvementé de Tom Pidcock s'est poursuivi. Le double médaillé d'or olympique a chuté dans la descente du Puy Mary le 14 juillet mais a terminé avec le peloton à Nevers. Il a attribué l'accident à une substance glissante sur la route.
Je ne sais pas ce qu'ils font avec les routes ici, mais quand ils les nettoient, ils mettent cette merde blanche partout et ça devient vraiment glissant.
Julian Alaphilippe, héros national après son passage en maillot jaune en 2019, a été lâché de l'échappée et a peut-être disputé sa dernière étape du Tour.
- 1999 Cipollini (Blois)
- 50.3 km/h
- 2026 Waerenskjold (Nevers)
- 50.9 km/h
La suite
La 12e étape jeudi sera une autre journée plate, parcourant 179 kilomètres du circuit de Nevers Magny-Cours à Chalon-sur-Saône. Les sprinteurs auront une autre chance avant que la course ne s'attaque à un terrain plus exigeant.

