
L'INE abaisse la croissance économique de l'Espagne en 2025 à 2,6 % tout en relevant le PIB 2024 à 3,7 %
L'Institut national de la statistique espagnol a révisé à la baisse la croissance du PIB 2025 de deux dixièmes à 2,6 % après un affaiblissement de la consommation des ménages et des exportations, tout en relevant la croissance 2024 à 3,7 %.
Révisions annuelles pour 2023 à 2025
L'Institut national de la statistique (INE) a publié sa révision annuelle des comptes nationaux le 18 septembre 2026, ajustant les chiffres de performance économique sur la série 1995 à 2025. Le produit intérieur brut réel a augmenté de 2,6 % en 2025, soit deux dixièmes de point de pourcentage en dessous de l'estimation précédente de 2,8 %. Pour 2024, l'agence statistique a relevé la croissance en volume de deux dixièmes de point, de 3,5 % à 3,7 %. Le taux de croissance économique pour 2023 a été ajusté à la baisse d'un dixième à 2,4 %, un chiffre désormais considéré comme définitif. En termes nominaux, le PIB 2025 de l'Espagne a atteint 1 690 012 millions d'euros aux prix courants, soit une augmentation de 0,2 % de 2 860 millions d'euros par rapport aux calculs initiaux, principalement en raison des indices de prix de l'immobilier mis à jour.
- 2023
- 2.4 %
- 2024
- 3.7 %
- 2025
- 2.6 %
Facteurs du ralentissement de 2025
La modération de la croissance économique en 2025 a été façonnée par des contributions plus faibles de la demande intérieure et extérieure. La demande intérieure a ajouté 3,4 points de pourcentage à l'expansion du PIB, contre 3,5 points dans les estimations précédentes, tandis que la contribution négative du commerce extérieur s'est creusée de -0,7 à -0,8 point. Les dépenses de consommation finale ont progressé de 2,9 %, tirées vers le bas par la consommation des ménages et des institutions sans but lucratif, qui a augmenté de 3,1 % contre 3,4 % précédemment. La consommation des administrations publiques est restée stable à un taux d'expansion de 2,4 %. La formation brute de capital total a augmenté de 6,0 %, mais la formation brute de capital fixe s'est établie à 5,4 %, soit quatre dixièmes de moins que les lectures précédentes en raison de révisions à la hausse des prix des actifs immobiliers. Sur le front commercial, la croissance des exportations a ralenti à 2,6 %, soit un point de pourcentage en dessous des projections initiales, tandis que la croissance des importations a été révisée à 5,5 % contre 6,2 %.
Performance sectorielle et mesures de revenu
Dans l'ensemble des secteurs économiques, l'agriculture, la sylviculture et la pêche ont enregistré la meilleure performance en 2025 avec une expansion de 11,9 %, suivies des activités professionnelles à 7,2 % et de la construction à 6,0 %. En revanche, le secteur des services dans son ensemble a ralenti à une croissance de 2,5 %, freiné par une progression de 2,6 % dans le commerce, les transports et l'hôtellerie. L'activité industrielle a enregistré une croissance quasi stagnante de 0,6 % en 2025, après avoir augmenté de 5,6 % parallèlement à un gain agricole de 15,0 % en 2024. En termes de revenu national, le revenu national brut de l'Espagne a atteint 1 693 738 millions d'euros en 2025, reflétant une augmentation de 6,2 % par rapport à 2024 et se situant 0,5 % au-dessus des calculs initiaux.
- Agriculture et pêche
- 11.9 %
- Activités professionnelles
- 7.2 %
- Construction
- 6 %
- Services
- 2.5 %
- Industrie
- 0.6 %
Nouvelles bases de données administratives et contexte international
Pour compiler les comptes nationaux révisés, l'INE a intégré des données provenant de l'enquête sur les budgets des ménages, des comptes économiques de l'agriculture, des registres des administrations publiques et des mises à jour du commerce extérieur. Pour la première fois dans un calcul annuel avancé, l'agence a intégré les registres fiscaux et administratifs couvrant les comptes d'environ 1,35 million d'entreprises dans toutes les branches d'activité, à l'exception de l'agriculture et des services financiers. Les chercheurs Miguel Artola et Francisco Melis ont noté que les révisions intégrant les registres des agences fiscales et les statistiques structurelles des entreprises reflètent des gains de productivité sous-jacents parallèlement à la croissance démographique. La trajectoire économique s'est déroulée dans un contexte de frictions commerciales mondiales liées aux droits de douane sous la présidence de Donald Trump et aux perturbations persistantes dues à l'invasion de l'Ukraine par la Russie.


