
L'Espagne écrase la France 2-0 à Dallas et se qualifie pour la finale de la Coupe du monde, portant sa série d'invincibilité à 37 matchs
Une Espagne dominatrice a surclassé la France 2-0 au AT&T Stadium de Dallas, contrôlant la possession et neutralisant Kylian Mbappé pour décrocher sa place en finale de la Coupe du monde 2026.
L'Espagne a livré une masterclass à Dallas mardi soir, démantelant la France 2-0 en demi-finale de la Coupe du monde et portant sa série d'invincibilité à 37 matchs, égalant le record de tous les temps de l'Italie. L'équipe de Luis de la Fuente, déjà championne d'Europe en titre et médaillée d'or olympique, a contrôlé chaque phase du jeu, réduisant une attaque française pourtant talentueuse à un seul tir cadré.
La domination au milieu de terrain décide de la demi-finale
La mainmise de l'Espagne sur le match a commencé au milieu du terrain. Rodri, le Ballon d'Or, a livré ce que plusieurs médias espagnols ont qualifié de sa meilleure performance du tournoi, agissant à la fois comme métronome dans la possession et comme bouclier en défense. Fabián Ruiz a conservé sa place aux côtés de Rodri, tandis que Dani Olmo et Mikel Oyarzabal décrochaient pour surcharger le milieu de terrain. Le Français Adrien Rabiot a perdu deux ballons précoces d'affilée, et le retour d'Aurélien Tchouameni, absent des deux précédents tours à élimination directe et sans match depuis 15 jours, n'a pas stabilisé la situation. Didier Deschamps avait laissé Manu Koné sur le banc, un pari qui s'est retourné contre lui alors que le milieu français était submergé.
L'exposition monumentale est bonne pour les amateurs de football au-delà des nationalités, car elle récompense un modèle de jeu collectif et compact qui gravite autour du ballon.
L'attaque française neutralisée
Kylian Mbappé n'a cadré son premier et unique tir qu'après l'heure de jeu, alors que l'Espagne menait déjà 2-0. Michael Olise, Ousmane Dembélé et Bradley Barcola, préférés à Désiré Doué, n'ont pas réussi à combiner ou à créer des occasions. La structure défensive espagnole, ancrée par le duo central Pau Cubarsí et Aymeric Laporte, a étouffé les transitions françaises. Unai Simón n'a encaissé qu'un seul but lors des sept matchs de Coupe du monde de l'Espagne. William Saliba, l'un des meilleurs défenseurs centraux du tournoi, a quitté le terrain sur blessure, aggravant les problèmes français.
Rarement une équipe remplie de stars, arrivant en demi-finale en pleine forme comme la France, a reçu une telle leçon de football d'engagement et de conviction que celle donnée par l'Espagne.
L'influence de Lamine Yamal sans marquer
L'attaquant du FC Barcelone de 19 ans n'a pas trouvé le chemin des filets mais a provoqué un penalty décisif et a de nouveau pris le dessus sur Mbappé dans leur duel individuel. Ce résultat marque la sixième élimination consécutive en match à élimination directe simple d'une équipe avec Mbappé face à une équipe avec Yamal. Après le coup de sifflet final, Mbappé est entré en collision avec Unai Simón et a semblé quitter le terrain sans saluer adversaires ni coéquipiers. L'Équipe avait annoncé le match avec un titre « alerte rouge », un avertissement qui s'est avéré prémonitoire.
- Rodri gagne le tirage au sort, choisit de donner le coup d'envoi ; l'Espagne prend rapidement la possession.
- Rabiot perd deux ballons de suite ; Tchouameni est en difficulté après 15 jours sans jouer.
- William Saliba, le défenseur central le plus fiable de la France, quitte le terrain sur blessure.
- Lamine Yamal provoque un penalty décisif, transformant la domination espagnole en avantage.
- L'Espagne double la mise ; la France ne parvient pas à réagir.
- Mbappé cadre son premier et unique tir après l'heure de jeu.
- L'Espagne gagne 2-0 ; Mbappé entre en collision avec Unai Simón et quitte le terrain sans saluer ses adversaires.
Un règne de quatre ans
La victoire de l'Espagne ajoute une apparition en finale de Coupe du monde à un palmarès qui comprend déjà le Championnat d'Europe, la médaille d'or olympique et une Ligue des Nations. Les cinq buts d'Oyarzabal dans le tournoi égalent les totaux espagnols en Coupe du monde de David Villa en 2010 et d'Emilio Butragueño en 1986. L'équipe a commencé le tournoi par un match nul contre le Cap-Vert et a depuis évolué pour devenir l'unité la plus redoutable de la compétition, mêlant contrôle basé sur la possession et pressing agressif.
- Ligue des Nations
- 1 titres
- Championnat d'Europe
- 1 titres
- Or olympique
- 1 titres
- Finaliste de la Coupe du monde
- 1 titres
Des stars dans les tribunes
L'AT&T Stadium a attiré une constellation de célébrités. Javier Bardem était présent avec son fils aîné, tandis que Timothée Chalamet portait un maillot de la France. Les vainqueurs de la Coupe du monde 2010 Carles Puyol, Iker Casillas, Sergio Ramos, Xavi Hernández, Fernando Llorente, Jesús Navas, Carlos Marchena, Raúl Albiol, Javi Martínez et Pepe Reina ont regardé le match depuis les tribunes. David et Victoria Beckham, l'ancien quarterback de la NFL Drew Brees, Usain Bolt et Noah Lyles étaient également présents. Une minute de silence a été observée pour l'ancien émir du Qatar Hamad ben Khalifa Al Thani, décédé dimanche à 74 ans, et pour les victimes de l'attentat terroriste de Nice en 2016.
La suite
La finale aura lieu plus tard dans la semaine. L'Espagne arrive avec de l'élan, de l'organisation et la confiance d'une équipe qui n'a pas perdu depuis 37 sorties. L'adversaire reste à déterminer, mais l'effectif de De la Fuente a déjà éliminé le champion 2018 et le finaliste 2022 et abordera le match avec un bilan impressionnant.


