Macroéconomie · Washington, D.C., New York et Londres

Le stockage manufacturier compense la faiblesse des services dans les PMI flash de juin, l'accord de paix américano-iranien suscite un optimisme prudent

Les données PMI flash de juin montrent que les économies avancées sont en basse vitesse, avec des commandes anticipées liées à la guerre qui dopent les usines, tandis que les services tournés vers les consommateurs reculent sous la pression des coûts.

Texte IA fondé sur les articles de Adnkronos, Reuters, The Wall Street Journal et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Washington, D.C., New York, Londres, Francfort · États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne
Comment on en est arrivé là
  1. 17 juinLes États-Unis et l'Iran signent un mémorandum de cessez-le-feu intérimaire
  2. 23 juinPublication des PMI flash de juin : États-Unis composite 52,2, Royaume-Uni 49,4, zone euro 49,5
  3. 1 juil.Le Tankan de la BOJ devrait montrer une baisse du DI des grands industriels de +17 à +15

La demande industrielle bénéficie d'un coup de pouce temporaire

Les usines aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans la zone euro ont signalé une production ou des commandes plus fortes en juin, mais ces gains ont été largement attribués à la constitution de stocks de sécurité par les entreprises, craignant des pénuries et des hausses de prix. L'indice PMI manufacturier américain est monté à 55,7, un niveau plus vu depuis mai 2022, tandis que la production industrielle de la zone euro a continué de croître, même si l'indice PMI global a baissé à 51,3. Les industriels britanniques ont signalé une « hausse temporaire » due au stockage, bien que les nouvelles commandes aient fléchi à leur plus bas niveau en six mois.

« Un PMI « flash » décevant pour juin indique que l'économie a contracté pour un deuxième mois consécutif, à un rythme de seulement 0,1 % et en stagnation sur l'ensemble du deuxième trimestre. »

Chris Williamson, économiste en chef chez S&P Global Market Intelligence

Les services plient sous la pression des coûts

Le secteur des services a dressé un tableau différent. L'indice PMI des services au Royaume-Uni a chuté à 48,7, son plus bas niveau en trois ans, tandis que celui de la zone euro est resté en contraction à 48,9. Les services américains ont enregistré une légère hausse à 51,3, soutenus en partie par la Coupe du monde de la FIFA, mais l'emploi dans le secteur privé est resté atone pour un deuxième mois. Les suppressions d'emplois dans les usines américaines ont atteint leur plus bas niveau en six ans à 47,0, ce que S&P Global a lié à « des inquiétudes quant à la durabilité de la récente reprise de la demande, ainsi qu'à des craintes concernant l'escalade du coût des matières premières ».

La baisse du pétrole et l'accord de paix apportent un certain répit

Le Brent s'est établi à 77,08 dollars le baril mardi, son plus bas niveau depuis la veille de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, le 27 février. Cette baisse fait suite au mémorandum de cessez-le-feu du 17 juin entre Washington et Téhéran. Le vice-président JD Vance a déclaré que les discussions en Suisse avaient jeté de « bonnes bases » pour un accord final, bien que les tensions autour du détroit d'Ormuz et du Liban persistent.

« De nombreuses entreprises craignent depuis février que la fermeture soudaine du détroit d'Ormuz ne provoque des perturbations de la chaîne d'approvisionnement plus tard dans l'année, et ont donc passé des commandes auprès des fabricants plus tôt. »

Samuel Tombs, économiste en chef pour les États-Unis chez Pantheon Macroeconomics

Les banques centrales surveillent la pression inflationniste

La Banque centrale européenne a relevé ses taux d'intérêt le 11 juin après que les coûts énergétiques liés à la guerre ont poussé l'inflation globale au-dessus de 3 %. L'inflation des coûts des intrants s'est toutefois atténuée en juin, Chris Williamson notant que « la baisse des prix de l'énergie se répercute déjà sur les entreprises ». L'enquête Tankan à venir de la Banque du Japon devrait montrer que le moral des grands industriels est passé de +17 à +15, pénalisé par la même flambée des prix des matières premières.

PMI composite de juin par régionindice
États-Unis
52.2 indice
Royaume-Uni
49.4 indice
Zone euro
49.5 indice

Données tirées du texte de l’article

Un second semestre incertain

Les économistes se demandent si le coup de pouce manufacturier pourra durer. Veronica Clark de Citigroup a déclaré que la production nationale de biens liés à l'IA augmentait et « continuerait probablement de soutenir l'activité manufacturière totale dans les mois à venir », mais les commandes anticipées pourraient s'inverser si la paix se concrétise et si les chaînes d'approvisionnement se normalisent. L'économiste britannique Thomas Pugh a prévenu que la croissance ne devrait pas « s'accélérer beaucoup pour le reste de l'année », même si une transition politique rapide évite une incertitude prolongée.

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