- 19 oct.Le ministre des Affaires étrangères ukrainien Andriï Sybiha critique une possible rencontre entre les dirigeants de la Russie, de la Chine et des États-Unis
- 20 oct.Zelensky déclare à Oslo, après avoir rencontré Witkoff, que les alertes américaines sur les frappes russes fonctionnent de nouveau
- Après la réunion d'OsloWitkoff se rend ensuite en Russie, où un ministre russe l'avertit de ne pas attendre de concessions politiques
Le retour des alertes sur les frappes russes
Zelensky a déclaré lors d'une conférence de presse à Oslo le 20 octobre, après avoir rencontré l'émissaire américain Steve Witkoff, que Washington partage de nouveau tous les renseignements sur les bombardements russes à venir. Il a indiqué que les alertes de plusieurs attaques récentes n'étaient pas arrivées, alors que l'Ukraine en dépend pour se défendre à temps. Il avait formulé la même critique le dimanche 18 octobre, puis de nouveau un jour plus tard au sujet d'une alerte manquante avant une lourde frappe de missiles russes. Lors d'un entretien avec le ministre des Affaires étrangères américain Marco Rubio, les deux hommes ont évoqué les livraisons de missiles Patriot, dont l'Ukraine a besoin pour sa défense aérienne. Rubio a reconnu que certains Patriots n'avaient pas été livrés mais a nié toute décision politique délibérée, parlant d'un équilibre entre les obligations envers d'autres partenaires et les besoins des États-Unis. Selon ce compte rendu, les alertes manquées tenaient à des problèmes techniques et non à des considérations politiques.
Starlink et des liens tendus avec Washington
L'armée ukrainienne rencontre aussi des difficultés avec le réseau satellitaire Starlink de SpaceX, ce qui complique le contrôle des drones. Zelensky a déclaré le 19 octobre que ces problèmes n'étaient pas encore réglés, tandis que la Maison-Blanche niait avoir imposé des restrictions délibérées. Les relations entre Zelensky et Donald Trump se sont refroidies, Trump étant irrité par les frappes ukrainiennes sur des raffineries russes et imputant à Zelensky la hausse des prix de l'énergie. Zelensky affirme qu'il arrêtera ces frappes seulement si la Russie épargne les approvisionnements énergétiques de l'Ukraine, et Trump n'a guère pressé Poutine d'accepter.
Le Kremlin laisse ouverte une réunion à trois
Le Wall Street Journal a rapporté que Poutine, Xi Jinping et Trump envisageaient une rencontre, et le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a confirmé qu'une telle rencontre hypothétique avait été évoquée. Peskov a déclaré que les trois dirigeants pourraient assister au sommet de l'APEC en Chine en novembre 2026, mais que personne n'avait formulé de propositions concrètes ni conclu d'accords sur une conversation ou son contenu. Le ministre des Affaires étrangères ukrainien, Andriï Sybiha, a critiqué cette idée le lundi 19 octobre, en insistant sur la participation de l'Ukraine à toutes les négociations. Il a écrit sur X qu'une réunion trilatérale entre l'Ukraine, les États-Unis et la Russie pourrait aider à mettre fin à la guerre plus vite, tandis qu'une rencontre entre la Russie, la Chine et les États-Unis encouragerait Poutine à poursuivre la guerre. Witkoff se rend ensuite en Russie, où un ministre russe l'a averti de ne pas attendre de concessions politiques.
Trump évoque un Américain détenu en Russie
Trump a déclaré aux journalistes à la Maison-Blanche qu'il s'était entretenu avec Poutine au sujet de la libération d'un Américain détenu en Russie depuis plus de quatre ans. L'homme avait été capturé par les forces russes en Ukraine en avril 2022, et un tribunal de Moscou l'avait condamné comme mercenaire à plus de six ans de prison. Les médias d'État russes affirmaient qu'il avait travaillé à un point de contrôle militaire ukrainien, tandis que le New York Times rapportait qu'il avait servi dans l'US Air Force et la Garde nationale. Trump avait auparavant lié sa décision d'assouplir les sanctions contre la Russie à des négociations sur les otages, sans nommer les otages. Selon le New York Times, le département d'État considère cet Américain comme le seul citoyen américain qu'il estime détenu à tort en Russie.
Inquiétudes autour de l'élection américaine
Le Washington Post rapporte qu'un petit groupe de responsables de la sécurité nationale a discrètement conseillé des États sur la préparation à une éventuelle ingérence électorale de Trump, en s'entretenant avec des démocrates comme des républicains. Ces responsables ont indiqué que leur préoccupation ne tenait pas à une préférence partisane mais à la crainte croissante que Trump nuise à la démocratie américaine. L'effort porte sur les États où les élections de mi-mandat de début novembre s'annoncent serrées. Lors d'un meeting de campagne, Trump a cité des manifestations violentes en France et affirmé qu'un scénario similaire pourrait se produire aux États-Unis si les républicains perdent les élections de mi-mandat, sans apporter de preuves. La France connaît ses pires troubles depuis des années après d'immenses manifestations contre le coût de la vie.