
Les États-Unis imposent des sanctions contre 60 cibles liées à l'Iran et fixent des délais aux partenaires étrangers
Le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a désigné près de 60 entités et navires liés à Téhéran tout en établissant des délais pour que les gouvernements étrangers rompent leurs liens commerciaux ou fassent face à des sanctions secondaires dans cinq secteurs.
Désignations du Trésor et secteurs ciblés
Lundi après-midi, le secrétaire au Trésor des États-Unis, Scott Bessent, a annoncé une nouvelle campagne de pression économique contre Téhéran. Le département du Trésor a imposé des sanctions à près de 60 personnes, entreprises, entités et navires liés aux intérêts de l'État iranien. Ces désignations ciblent spécifiquement les réseaux soutenant le développement nucléaire de Téhéran, son programme de missiles balistiques, ses opérations cybernétiques et ses exportations pétrolières. Washington a également suspendu les licences générales qui autorisaient auparavant certains transferts monétaires directs vers l'Iran. Les sanctions visent en outre les réseaux d'intermédiaires et les pétroliers de la flotte fantôme opérant dans des juridictions internationales, notamment aux Émirats arabes unis. Bessent a déclaré que l'objectif des mesures est d'éliminer les sources de revenus financiers disponibles pour le gouvernement iranien.
Partout dans le monde, notre objectif est de couper toutes les lignes de survie économique qui soutiennent ce régime tyrannique, jusqu'à ce que Téhéran soit laissé à lui-même.
Sanctions secondaires et délais diplomatiques
L'administration Trump a désigné cinq secteurs commerciaux distincts éligibles aux sanctions secondaires : les actifs numériques, la technologie, l'or, l'aviation et le transport maritime. Plutôt que d'appliquer immédiatement les mesures punitives les plus larges évoquées dans des déclarations précédentes, Washington met en œuvre des délais de conformité désignés pour chaque pays. Les responsables américains prévoient d'engager des discussions bilatérales avec les gouvernements étrangers pour exiger la rupture de tous les liens commerciaux avec les entités iraniennes. Le président Donald Trump a personnellement passé des appels téléphoniques à des dirigeants mondiaux avec des demandes spécifiques pour cesser les transactions avec Téhéran. Bessent a indiqué que l'administration notifiera individuellement les pays tiers quant aux attentes concernant la fin de leurs relations commerciales.
Nous estimons que la meilleure façon de travailler avec les pays est une diplomatie discrète et nous faisons savoir à chaque pays individuellement quelles sont nos attentes. Nous savons qui ils sont. Et ils savent qui ils sont.
Équipes de mise en œuvre et coordination internationale
Bessent a décrit le plan économique global comme un double coup, combinant l'application stricte des nouvelles sanctions avec un blocus maritime existant des ports iraniens. Washington vise à faire de Téhéran un paria international et à épuiser le financement de ses opérations militaires et de ses proxies régionaux. Pour assurer la conformité, des délégations interagences se déploient à l'international pour rencontrer des responsables économiques et de défense étrangers. Bessent a déclaré que les pays tiers feront face à des sanctions secondaires s'ils ne cessent pas les transactions dans les délais impartis.
Des équipes du Trésor, du Département d'État et de l'armée américaine rencontrent désormais leurs homologues dans le monde entier pour faire comprendre que les États-Unis attendent des actes. Le chronomètre vient de commencer à tourner.
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Déclin de la monnaie et résilience face aux sanctions
L'annonce fait suite à près de six mois de conflit militaire et de blocus maritime ciblant les ports iraniens. Lundi matin, avant le briefing du Trésor, la monnaie iranienne a chuté à 2,02 millions de rials par dollar américain à l'ouverture des marchés des changes. L'Iran endure les sanctions économiques américaines depuis près de cinq décennies, développant des mécanismes commerciaux alternatifs en dehors des circuits financiers occidentaux. Ces méthodes incluent des sociétés écrans, des changes de devises, des transferts de pétrole de navire à navire en mer et des falsifications des enregistrements de transpondeurs des navires. Les nouvelles mesures visent à démanteler ces réseaux d'évasion dans les secteurs du transport maritime, de l'aviation et de la finance.

