
L'Espagne et l'Argentine s'affrontent en finale de la Coupe du monde alors que Messi court après l'histoire dans un contexte de tensions politiques et environnementales
L'Argentine, menée par Lionel Messi (39 ans), affronte l'Espagne dimanche au MetLife Stadium dans le New Jersey. L'Albiceleste vise un deuxième titre consécutif, tandis que la Roja cherche une deuxième étoile.
La confrontation finale
La Coupe du monde 2026 s'achève dimanche soir au MetLife Stadium d'East Rutherford, dans le New Jersey, avec l'Espagne face à l'Argentine, tenante du titre. Le coup d'envoi est prévu à 21h00 heure de Paris (20h15 à Bruxelles). L'Espagne, vainqueur en 2010, a éliminé la France 2-0 en demi-finale. L'Argentine, en quête d'une quatrième étoile, a été poussée en prolongation par le Cap-Vert et la Suisse, et a évité de justesse l'élimination contre l'Égypte et l'Angleterre. Le match oppose Lionel Messi (39 ans), qui dispute sa troisième finale, à la jeune star espagnole Lamine Yamal, tous deux issus de la Masia, l'académie du FC Barcelone.
Le parcours chaotique de l'Argentine
La campagne de l'Argentine a été une série d'échappées belles. Après une phase de groupes portée par six buts de Messi, l'Albiceleste a eu besoin de prolongations pour vaincre le Cap-Vert et la Suisse, puis a survécu à des frayeurs contre l'Égypte et l'Angleterre. Messi a été directement impliqué dans 12 des 19 buts argentins, avec huit réalisations et quatre passes décisives. Le 4-4-2 en losange de l'entraîneur Lionel Scaloni canalise toute la créativité par le numéro 10, les milieux Enzo Fernandez, Alexis Mac Allister et Thiago Almada dominant la possession pour libérer Messi. L'équipe est invaincue en compétition internationale depuis 2019 et arrive en finale après avoir remporté les trois derniers grands tournois : la Copa América 2021 et 2024, ainsi que la Coupe du monde 2022.
- Buts de Messi
- 8
- Passes décisives de Messi
- 4
- Autres joueurs
- 7
La solidité défensive de l'Espagne
L'Espagne, championne d'Europe en 2024, a été moins flamboyante que lors de ce triomphe, mais n'a encaissé qu'un seul but dans la phase à élimination directe, inscrit par le Belge Charles De Ketelaere. L'entraîneur Luis de la Fuente a qualifié son équipe de « meilleure équipe du monde » après avoir tenu la France en échec en demi-finale. Une victoire permettrait à la génération de Rodri, Unai Simon et Yamal d'égaler l'héritage de Xavi, Iniesta et Casillas, qui ont remporté l'Euro 2008 et la Coupe du monde 2010.
Sous-courants politiques
La finale a tracé des lignes politiques en Israël et dans les territoires palestiniens. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré qu'il soutiendrait l'Argentine parce que son président, Javier Milei, « est un ami d'Israël ».
Je soutiendrai l'Argentine parce qu'ils ont un président qui est une superstar. Milei est un ami d'Israël.
Une Israélienne, Michal, a déclaré à Franceinfo que « Javier est un soutien d'Israël. C'est un sioniste. » Elle a ajouté que l'Espagne est « un pays difficile pour nous » en raison des critiques sur les réseaux sociaux. À Ramallah, Yazane a affirmé que la plupart des Palestiniens soutiennent l'Espagne, en partie parce que Lamine Yamal a récemment agité un drapeau palestinien, considéré comme un geste de solidarité.
Même un match de football est politique.
Certains Palestiniens soutiennent encore l'Argentine en raison de l'aura de Messi et de la position pro-palestinienne de Diego Maradona.
Préoccupations d'intégrité
Quelques heures avant le coup d'envoi, le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Alain Berset, a appelé la FIFA à lancer une « troisième mi-temps » pour protéger le football des pressions politiques et financières. Il a cité la suspension d'un carton rouge infligé à l'Américain Folarin Balogun après une intervention de Donald Trump, les insultes racistes envers les joueurs et l'essor des paris sur des actions individuelles comme les passes et les corners. Berset a également critiqué le partenariat de la FIFA avec une société de marché de prédictions.
On gagne un pari en faisant perdre les autres. Cela ouvre la porte à la fraude.
Il a exhorté la FIFA à entamer un dialogue sur les règles d'intégrité pour la Coupe du monde 2030.
Fumée et tempêtes sur New York
Une épaisse fumée provenant de plus de 950 incendies de forêt actifs au Canada a recouvert la région de New York samedi, rendant la qualité de l'air dangereuse. New York a dominé le classement des villes les plus polluées du monde d'IQAir, devant Toronto et Washington. Le maire Zohran Mamdani a mis en garde contre de violents orages accompagnés de vents forts et d'inondations soudaines, conseillant aux habitants de rester chez eux. Le Service météorologique national américain a indiqué que les orages persisteraient jusqu'à samedi soir, tandis que la fumée continuerait d'affecter la région. Andrew Giuliani, responsable de l'équipe de la Maison-Blanche organisant le tournoi, a déclaré que les organisateurs « surveillaient de près ». Le président Trump a menacé le Canada au sujet des incendies, sans préciser les détails.
L'héritage de Messi
Une troisième apparition en finale place Messi aux côtés du Brésilien Cafu comme les seuls joueurs à avoir réalisé cet exploit. La BBC note que les partisans de la prétention de Messi à être le plus grand de tous les temps soulignent sa longévité et sa régularité : huit Ballons d'Or, des titres de champion en Espagne et en France, des trophées de Ligue des champions, une Copa América et la Coupe du monde 2022. L'ancien coéquipier du Barça, Thierry Henry, a rappelé des séances d'entraînement où une injustice perçue transformait Messi.
Il ne faut pas réveiller la bête.
Henry a déclaré à Marca que l'Argentin marquerait plusieurs buts à la suite après avoir estimé qu'une faute avait été oubliée.


