Conflits · Détroit d'Ormuz, Téhéran et Mascate

L'Iran pose six conditions pour rouvrir le détroit d'Ormuz alors que les pourparlers avec Oman approchent de leur phase finale

Le Conseil suprême de la sécurité nationale iranien a présenté six exigences majeures à Washington, allant de la levée des sanctions au paiement de réparations de guerre, avant de rouvrir le détroit stratégique d'Ormuz à la navigation.

Texte IA fondé sur les articles de Η Ναυτεμπορική, NEWS 24/7, Ειδήσεις et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Détroit d'Ormuz, Téhéran, Mascate · Iran, Oman
Comment on en est arrivé là
  1. 2 aoûtTrump annule une vague de frappes américaines, citant les progrès des négociations
  2. 8 aoûtZolghadr annonce six conditions pour la réouverture du détroit
  3. 9 aoûtAraghchi exclut des pourparlers directs avec les États-Unis ; les Gardiens de la révolution qualifient le détroit de théâtre de guerre

Les six conditions de l'Iran

Le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, Mohammad Bagher Zolghadr, a annoncé le 8 août 2026 six conditions que les États-Unis doivent remplir avant que l'Iran ne rouvre le détroit d'Ormuz. S'exprimant sur le réseau d'État iranien IRIB, Zolghadr a exigé que Washington mette fin définitivement à la guerre contre l'Iran et ses alliés (le Hezbollah, le Hamas et les Houthis au Liban, en Palestine, au Yémen et en Irak), lève le blocus naval des ports iraniens, retire les forces navales et aériennes américaines de la région, verse des indemnités pour les dommages causés par les guerres de 2025 et 2026 sans aucune réduction, lève toutes les sanctions et libère sans condition les avoirs iraniens gelés. Il a également exigé que les États-Unis ne menacent plus jamais l'Iran et n'insultent plus ce qu'il a appelé les « valeurs sacrées » de la nation.

« La République islamique d'Iran ne reculera jamais, que ce soit en temps de guerre ou de négociations. »

Mohammad Bagher Zolghadr

Le conseil, dominé par les durs et relevant du guide suprême Mojtaba Khamenei, examine un projet d'accord entre l'Iran et Oman sur de nouvelles voies de navigation à travers le détroit. Zolghadr est également commandant des Gardiens de la révolution. Il a déclaré que ces demandes ont été scandées par le peuple iranien dans les rues et les places pendant 160 jours.

Canaux diplomatiques et la piste omanaise

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré le 9 août que l'Iran n'entamera pas de pourparlers directs avec les États-Unis tant que Washington violera l'accord transitoire signé en juin, bien que des messages soient échangés par l'intermédiaire de médiateurs. Araghchi a déclaré à l'agence de presse Mehr qu'un accord avec Oman sur une nouvelle route maritime est dans sa « phase finale », mais qu'il ne rouvrira pas à lui seul la voie navigable stratégique. Il a déclaré que l'accord déterminera de nouvelles routes de navigation qui seront utilisées immédiatement après que les États-Unis auront rempli d'autres conditions. Les questions techniques et juridiques concernant une route permanente ont été résolues, a-t-il ajouté, tandis qu'une route temporaire est en discussion.

Oman a qualifié les négociations en cours de « positives et constructives » et a mis en garde contre les attaques visant les navires dans le détroit. Les Émirats arabes unis ont séparément signalé que l'Iran avait lancé une attaque de missile contre l'un de leurs navires.

Réponse américaine et le différend sur les péages

Le vice-président américain JD Vance a déclaré à Fox News que l'Iran a informé les États-Unis qu'il n'a « aucun projet » d'imposer des péages sur le détroit d'Ormuz.

« Les Iraniens nous ont dit qu'ils n'ont aucun projet d'imposer des péages sur le détroit d'Ormuz. »

JD Vance, vice-président des États-Unis

Vance a reconnu que « certains cercles au sein du système iranien » avaient évoqué l'imposition de péages, une pratique à laquelle les États-Unis s'opposent. Barak Ravid, correspondant de Channel 12 à Washington, a déclaré que les demandes « ne peuvent clairement pas être acceptées par les États-Unis » et pourraient pousser le président Donald Trump à revenir vers l'option militaire qu'il avait écartée quelques jours plus tôt. L'accord de juin précédent prévoyait qu'un allégement complet des sanctions ne pourrait intervenir que dans le cadre d'un accord final sur le programme nucléaire iranien, et des responsables américains ont déclaré que Téhéran ne pourrait accéder aux fonds gelés que s'il remettait son stock d'uranium enrichi à 60 %.

Contexte du blocus

La guerre a commencé le 28 février par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran. Un accord de cessez-le-feu conclu en juin, connu sous le nom de mémorandum d'entente d'Islamabad, a brièvement rétabli la circulation dans le détroit. Cette trêve s'est effondrée début juillet, entraînant de nouvelles frappes américaines et des représailles iraniennes contre les alliés de Washington au Moyen-Orient. Le détroit, qui transportait un cinquième du pétrole mondial, a été refermé par l'Iran, qui cible régulièrement les navires entrant sans son autorisation. Trump a annulé une vague de frappes américaines le week-end dernier, citant les progrès des négociations.

Le porte-parole des Gardiens de la révolution, Hossein Mohebi, a déclaré le 9 août que l'Iran maintiendra le blocus jusqu'à ce que les États-Unis acceptent « toutes » les conditions iraniennes. Il a qualifié la voie navigable de « désormais en réalité un théâtre de guerre pour nous et non plus simplement une route navigable ». Les prix élevés de l'énergie liés au blocus constituent un risque politique pour les républicains avant les élections de mi-mandat de novembre.

Poser une question sur ce texte

Sources et contexte

Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.

Soutenir Pollar