Conflits · Washington, D.C.
Le Sénat américain adopte un vaste projet de sanctions contre la Russie, nommé d'après Lindsey Graham
Le projet de loi impose des droits de douane de 100 % aux pays achetant du pétrole russe, cible la flotte fantôme et prolonge les sanctions contre l'Iran, obtenant un soutien bipartisan après la mort de Graham.
Texte IA fondé sur les articles de Financial Times News, POLITICO, Axios et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Le Sénat a voté par 86 voix contre 12 pour faire avancer la loi Lindsey O. Graham sur les sanctions contre la Russie et l'Iran de 2026 après que le président Zelensky se soit adressé aux sénateurs.
Le projet de loi autorise des droits de douane secondaires de 100 % sur les nations achetant du pétrole et du gaz russes, ciblant la Chine, l'Inde et d'autres.
Les sanctions s'étendent à la flotte fantôme russe, aux hauts responsables, aux banques, et renouvellent également les sanctions contre l'Iran qui devaient expirer après 2026.
Le sénateur décédé a obtenu un accord avec la Maison Blanche quelques jours avant sa mort ; le projet de loi a été renommé en son honneur et a gagné en élan lors de ses funérailles.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le Finlandais Alexander Stubb se sont adressés à huis clos aux sénateurs avant le vote pour les exhorter à soutenir le projet.

- avril 2025Graham et Blumenthal commencent à pousser le projet de loi sur les sanctions
- Mi-juillet 2026Graham obtient un accord de la Maison Blanche sur le texte révisé, décède quelques jours plus tard
- 28 juil.Funérailles à Washington, Zelensky s'adresse aux sénateurs, le Sénat adopte le projet de loi par 86 voix contre 12
Le vote
Mardi soir, le Sénat américain a voté par 86 voix contre 12 en faveur de la loi Lindsey O. Graham sur les sanctions contre la Russie et l'Iran de 2026, un vaste ensemble de sanctions ciblant les exportations énergétiques russes et leurs acheteurs. Le vote de procédure est intervenu quelques heures après les funérailles du sénateur à la cathédrale nationale et un discours à huis clos du président ukrainien Volodymyr Zelensky et du président finlandais Alexander Stubb devant les sénateurs au Capitole. Zelensky avait longtemps plaidé pour de telles mesures, déclarant au Financial Times plus tôt ce mois-ci que le président Donald Trump aimait être associé au « succès » et que Kiev « s'en sortait très bien » avec sa campagne de drones à longue portée contre le secteur énergétique russe.
Ce que fait le projet de loi
La législation imposerait des sanctions primaires et secondaires aux responsables russes, aux oligarques, aux banques et à la soi-disant « flotte fantôme » de pétroliers vieillissants utilisés pour contourner les restrictions occidentales sur les exportations de pétrole. Plus important encore, elle accorde au président le pouvoir d'imposer des droits de douane de 100 % sur les marchandises en provenance de pays qui continuent d'acheter du pétrole et du gaz russes, une disposition visant les principaux acheteurs comme la Chine, l'Inde et d'autres. Le projet de loi prolonge également les sanctions contre l'Iran qui devaient expirer après 2026, un ajout de dernière minute qui a élargi sa portée.
« Nous sommes fiers d'annoncer un accord sur une législation visant à empêcher les acheteurs de pétrole et de gaz russes d'alimenter la machine de guerre de Poutine et à continuer de restreindre la capacité du régime iranien à soutenir le terrorisme et à développer son programme nucléaire. Il n'y a pas de meilleure façon d'honorer l'héritage du sénateur Graham que d'aller de l'avant avec cet accord bipartisan, et nous attendons avec impatience le vote d'aujourd'hui. »
Le projet de loi révisé exige que le président impose les sanctions – bien qu'il puisse y renoncer en certifiant un besoin de sécurité nationale – et impose des rapports réguliers au Congrès sur l'application, des concessions obtenues par les démocrates méfiants à l'idée d'étendre les pouvoirs tarifaires de Trump.
L'impulsion et l'héritage de Graham
Le sénateur Lindsey Graham travaillait sur cette législation depuis avril 2025 avec le sénateur Richard Blumenthal, mais l'effort s'est heurté à des obstacles répétés, y compris la résistance d'une Maison Blanche qui voulait plus de latitude sur les entités à sanctionner. Début juillet, Graham a annoncé depuis Kiev qu'il avait conclu un accord avec l'administration sur un texte révisé. Il est décédé subitement quelques jours plus tard à l'âge de 71 ans, lors de sa dixième visite en temps de guerre en Ukraine. Après ses funérailles mardi, les sénateurs ont renommé le projet de loi en son honneur, et la mesure longtemps bloquée a obtenu suffisamment d'élan bipartisan pour franchir le vote de procédure.
Réactions politiques
La législation a recueilli un large soutien mais a exposé certaines inquiétudes démocrates concernant les pouvoirs tarifaires. Les sénateurs Richard Neal et Ron Wyden ont averti dans une déclaration :
« Il est extrêmement dangereux de donner à Trump d'énormes nouveaux pouvoirs tarifaires, en particulier après avoir vu les effets désastreux de sa frénésie tarifaire corrompue, chaotique et inflationniste. »
Pourtant, les 62 co-parrains du projet de loi et le vote de 86 contre 12 reflétaient un rare consensus bipartisan, les républicains menant la charge et les démocrates se ralliant après la mort de Graham pour honorer son héritage de politique étrangère belliciste.
La suite
Le vote était de procédure, et l'adoption finale par le Sénat est attendue dans les prochains jours. Le projet de loi sera ensuite transmis à la Chambre des représentants, où il bénéficie d'un soutien bipartisan similaire mais fait face à un retard car les législateurs ont suspendu leurs travaux pour les vacances d'août. La Maison Blanche a signalé qu'elle travaillerait à faire adopter le texte, bien que les démocrates à la Chambre puissent encore pousser pour des amendements visant à limiter les pouvoirs tarifaires. S'il est promulgué, les sanctions marqueraient une escalade significative de la pression économique américaine sur Moscou et ses clients énergétiques, liant directement le projet de loi à la mémoire d'un sénateur qui en a fait sa dernière mission.
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Sources et contexte
- Lindsey Graham
- Ancien sénateur américain et principal auteur du projet de loi sur les sanctions contre la Russie
- Volodymyr Zelenskiy
- Président ukrainien qui s'est adressé aux sénateurs pour soutenir le projet de loi
- Donald Trump
- Président américain dont l'administration a finalement soutenu le projet de loi révisé
- Richard Blumenthal
- Sénateur démocrate qui a co-dirigé l'effort de sanctions avec Graham
- Alexander Stubb
- Président finlandais qui s'est joint à Zelensky pour s'adresser aux sénateurs
- Benjamin Netanyahu
- Premier ministre israélien qui a assisté aux funérailles de Graham
- Darline Graham
- Sénatrice républicaine de Caroline du Sud, signataire de la déclaration conjointe
- Jim Risch
- Sénateur républicain de l'Idaho, signataire de la déclaration conjointe
- Roger Wicker
- Sénateur républicain du Mississippi, signataire de la déclaration conjointe
- Katie Britt
- Sénatrice républicaine de l'Alabama, signataire de la déclaration conjointe
- Jeanne Shaheen
- Sénatrice démocrate du New Hampshire, signataire de la déclaration conjointe
- Richard Neal
- Représentant démocrate du Massachusetts, critique des pouvoirs tarifaires
- Ron Wyden
- Sénateur démocrate de l'Oregon, critique des pouvoirs tarifaires
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