
Les pourparlers diplomatiques entre Israël et le Liban à Rome reportés à octobre en raison de conflits d'agenda
Les médiateurs américains ont reporté à octobre le prochain cycle de négociations formelles entre Israël et le Liban à Rome, tout en organisant des discussions au niveau des ambassadeurs à Washington la semaine prochaine.
Report des négociations de Rome
Un cycle programmé de négociations diplomatiques entre Israël et le Liban à Rome a été reporté à octobre, selon un responsable du département d'État américain s'exprimant sous couvert d'anonymat. La session formelle dans la capitale italienne devait avoir lieu la semaine prochaine pour poursuivre les discussions médiatisées entre les deux gouvernements. Plusieurs conflits d'agenda ont empêché les principales délégations de se réunir à Rome, notamment les préparatifs administratifs pour l'Assemblée générale des Nations unies fin septembre à New York, les prochaines fêtes juives et une conférence internationale à Paris organisée en soutien aux Forces armées libanaises. Malgré le report de la session romaine, l'engagement diplomatique se poursuivra par des canaux secondaires. Les ambassadeurs libanais et israélien aux États-Unis doivent se rencontrer la semaine prochaine au département d'État à Washington pour examiner les développements récents et continuer à travailler sur les engagements bilatéraux antérieurs.
- Les États-Unis et Israël lancent une guerre contre l'Iran, provoquant des tirs de roquettes du Hezbollah sur Israël
- Israël et le Liban conviennent du Cadre trilatéral pour le sud du Liban
- Les États-Unis annoncent un troisième cycle de négociations à Rome pour début septembre
- Des frappes aériennes israéliennes détruisent des tunnels du Hezbollah dans le sud du Liban, provoquant une secousse de magnitude 4,1
- Des responsables américains annoncent le report des pourparlers de Rome à octobre
- Troisième cycle formel de négociations bilatérales prévu à Rome
Termes de l'accord-cadre de juin
Les discussions bilatérales s'articulent autour du Cadre trilatéral, un accord conclu fin juin entre Israël et le Liban, qui restent techniquement en état de guerre. Selon les termes du cadre, les forces militaires israéliennes doivent procéder à un retrait progressif des territoires occupés du sud du Liban. En contrepartie, les Forces armées libanaises doivent se déployer dans des zones d'essai spécifiques appelées zones pilotes. Une condition essentielle du cadre exige le désarmement complet du Hezbollah, l'organisation militante pro-iranienne.
L'accord reste le seul mécanisme viable pour restaurer la souveraineté du Liban et la sécurité d'Israël.
Escalade dans le sud du Liban
L'initiative diplomatique fait suite à des mois d'hostilités qui ont commencé fin février, lorsque les États-Unis et Israël ont lancé une campagne militaire contre l'Iran. Le Hezbollah est ensuite entré dans le conflit en lançant des salves de roquettes sur le territoire israélien. Bien qu'une entente diplomatique plus large conclue entre Washington et Téhéran fin juin ait contribué à créer une accalmie temporaire et permis le cadre Israël-Liban, les actions militaires ont repris ces derniers jours. Le Hezbollah a déclaré à plusieurs reprises son opposition aux termes du cadre et a refusé de rendre ses armes ou de démanteler ses positions militaires dans le sud du Liban.
En réponse, les forces israéliennes ont maintenu une campagne de bombardements actifs sur le territoire libanais. Le 10 septembre, des frappes israéliennes ont détruit un complexe de tunnels souterrains construit par le Hezbollah dans le sud du Liban. L'explosion qui en a résulté a généré des secousses telluriques mesurées par l'Institut d'études géologiques des États-Unis à une magnitude de 4,1, comparable à un petit tremblement de terre.
Feuille de route diplomatique vers octobre
Au cours de l'été, les délégations israélienne et libanaise ont achevé deux cycles de pourparlers à Rome sous médiation américaine. À la mi-août, Washington a annoncé qu'un troisième cycle aurait lieu dans la capitale italienne début septembre. Bien que cette session soit désormais reportée à octobre, le département d'État vise à utiliser les prochaines discussions au niveau des ambassadeurs à Washington pour préserver les progrès réalisés sur le cadre de juin avant le retour des délégations à Rome.


