
19 000 évacués alors que des incendies de forêt fusionnés deviennent les « pires de l'histoire » près de Madrid, 6 000 hectares brûlés
Deux des trois incendies de forêt à l'ouest de Madrid ont fusionné vendredi en un seul brasier, forçant au moins 19 000 personnes à évacuer ou à se confiner sur place alors que les flammes ont consumé 6 000 hectares. La présidente régionale Isabel Díaz Ayuso a qualifié cette situation de pire incendie de l'histoire de la zone.
Fusion des incendies et évacuations
Vendredi 24 juillet, deux des trois incendies de forêt qui brûlaient à l'ouest de Madrid ont fusionné en un seul brasier, que les services d'urgence ont baptisé « Sierra de l'ouest » sur le réseau social X. Les feux de San Martín de Valdeiglesias et de Villa del Prado avaient déjà consumé 6 000 hectares, et les secours redoutaient une telle fusion. Au moins 19 000 personnes ont été évacuées ou ont reçu l'ordre de se confiner dans plusieurs municipalités. Quatre communes, Aldea del Fresno, Chapinería, Navas del Rey et Colmenar de Arroyo, ont été évacuées, tandis que Villa del Prado, San Martín de Valdeiglesias et Pelayos de la Presa ont été placées en confinement. Aucun décès n'avait été enregistré vendredi après-midi, mais au moins 43 maisons ont été détruites, selon la présidente régionale Isabel Díaz Ayuso. Elle a qualifié cette situation de pire incendie de l'histoire de la région de Madrid, une zone densément peuplée avec une forte concentration d'habitations.
Pour une région comme celle-ci, avec une forte concentration d'habitations et de population, c'est une catastrophe. Nous n'avons jamais rien vécu de tel.
Ayuso a décrit la situation comme « totalement inhabituelle et catastrophique » et évoluant « très rapidement ». L'évacuation d'Aldea del Fresno, une commune de 3 500 habitants à 60 km à l'ouest de Madrid, avait commencé de manière préventive jeudi 23 juillet alors que les flammes approchaient. Les habitants ont été déplacés vers une localité voisine. Plus tôt, d'autres petites communes avaient été évacuées dans la nuit de mercredi à jeudi, mais la plupart des habitants ont été autorisés à revenir jeudi après une brève amélioration des conditions. La fusion de vendredi a annulé ces progrès.
- Évacuation préventive d'Aldea del Fresno (3 500 habitants) alors que l'incendie approche.
- Deux incendies à San Martín de Valdeiglesias et Villa del Prado fusionnent en un seul brasier, baptisé 'Sierra de l'ouest'.
- L'UE annonce le déploiement de quatre avions bombardiers d'eau en Espagne.
Réponse d'urgence
Dix-huit unités de pompiers et des membres de l'Unité militaire d'urgence (UME) espagnole ont été déployés près d'Aldea del Fresno, plusieurs routes étant coupées par les flammes. L'Union européenne a annoncé vendredi le déploiement de quatre avions bombardiers d'eau pour soutenir les efforts de lutte contre l'incendie en Espagne, coordonnés par le Centre de coordination de la réaction d'urgence de l'UE. Ces appareils s'ajoutent aux trois avions déjà envoyés en France la veille.
Crise d'incendies plus large
Les feux de Madrid s'inscrivent dans une vague plus large d'incendies de forêt à travers l'Espagne, alimentée par une canicule qui frappe le pays depuis deux jours. Les incendies progressent rapidement, en particulier dans les zones désertiques où les broussailles sèches accélèrent leur propagation. Le plus grand incendie actif se situe dans la province de Guadalajara, à environ 100 km au nord de Madrid, et a brûlé 32 000 hectares depuis le 16 juillet. Selon le Système d'information européen sur les feux de forêt (SIEF), près de 125 000 hectares ont brûlé en Espagne depuis le 1er janvier 2026. Ce chiffre, bien que sévère, reste inférieur aux 393 000 hectares consumés en 2025, qui fut la pire année de l'histoire récente du pays.
- Incendie fusionné de Madrid (2026)
- 6000 hectares
- Incendie de Guadalajara (2026)
- 32000 hectares
- Espagne cumul 2026
- 125000 hectares
- Espagne total 2025
- 393000 hectares
## Perspectives Les autorités ont averti que l'incendie fusionné Sierra de l'ouest continue de progresser rapidement, alimenté par des températures élevées et une végétation sèche abondante. D'autres évacuations restent possibles alors que les avions bombardiers d'eau et les équipes au sol travaillent à maîtriser le brasier. Le gouvernement régional n'a pas encore indiqué quand les habitants pourraient être autorisés à revenir.


