Le plafond des prix de l'énergie au Royaume-Uni va bondir de 13 % en juillet, la guerre au Moyen-Orient faisant flamber le coût du gaz
Les ménages britanniques verront leur facture d'énergie augmenter en moyenne de 221 livres sterling par an à partir de juillet, après que le régulateur Ofgem a relevé le plafond des prix de 13 %, invoquant la flambée des prix de gros du gaz due au conflit au Moyen-Orient.
Le relèvement du plafond des prix
Ofgem a annoncé le 27 mai que le plafond des prix de l'énergie pour un ménage type aux deux énergies payant par prélèvement automatique passera à 1 862 livres sterling par an à compter du 1er juillet, contre 1 641 livres pour la période avril-juin. Cette augmentation de 13 % représente environ 18 livres de plus par mois pour un ménage moyen. La facture de gaz devrait augmenter de 24 %, tandis que celle d'électricité grimpera d'environ 5 %. Le nouveau plafond est en vigueur jusqu'au 30 septembre.
L'évolution des prix aujourd'hui reflète la volatilité persistante des marchés mondiaux de l'énergie. Cela signifie que la hausse des prix de gros du gaz, alimentée par le conflit en cours au Moyen-Orient, a un impact sur le prix que nous payons pour l'énergie.
Les raisons de cette hausse
Ofgem et plusieurs responsables gouvernementaux attribuent directement cette augmentation à la hausse des prix de gros du gaz provoquée par la guerre en Iran et le blocus du détroit d'Ormuz. Le détroit transporte environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux, et sa perturbation se répercute sur les marchés mondiaux de l'énergie. Comme le plafond des prix est fixé trimestriellement en fonction des coûts de gros, l'impact n'atteint les factures des ménages qu'aujourd'hui.
La hausse du plafond des prix à cause d'une guerre que nous n'avons pas choisie est une très mauvaise nouvelle pour les ménages de tout le pays.
Les mesures du gouvernement et leurs limites
Le plafond des prix d'avril-juin était le premier à refléter l'engagement de la chancelière Rachel Reeves de réduire les factures moyennes de 150 livres en transférant 75 % des coûts de l'obligation liée aux énergies renouvelables des factures vers l'impôt général et en abolissant le programme Energy Company Obligation. Cependant, l'augmentation de juillet annule effectivement cet allègement. Le secrétaire d'État à l'Énergie, Ed Miliband, a déclaré que le gouvernement surveillerait la situation avant l'hiver et planifierait toutes les éventualités, tout en soulignant la nécessité de désamorcer le conflit au Moyen-Orient pour faire baisser les prix du pétrole et du gaz.
Perspectives pour le reste de 2026
Les premières prévisions de l'analyste Cornwall Insight suggèrent que le plafond des prix pourrait encore augmenter pour atteindre 1 899 livres par an pour la période octobre-décembre — soit une hausse de 2 % par rapport au niveau de juillet — juste au moment où la demande de chauffage repart à la hausse. Cornwall Insight a précisé que ces prévisions restent incertaines et pourraient évoluer en fonction des conditions du marché de gros, mais a prévenu que « la tendance est façonnée par plusieurs inconnues qui ne devraient pas être résolues rapidement. »
- Plafond des prix fixé à 1 641 livres pour avril-juin, reflétant la réduction gouvernementale de 150 livres sur les factures des ménages
- Le plafond des prix augmente de 13 % à 1 862 livres pour juillet-septembre, sous l'effet du conflit au Moyen-Orient
- Cornwall Insight prévoit un plafond à 1 899 livres pour octobre-décembre
Ce que peuvent faire les ménages
Le PDG d'Ofgem, Tim Jarvis, a exhorté les consommateurs à explorer les tarifs fixes, à changer de mode de paiement ou à profiter des offres d'électricité hors pointe disponibles pour les clients équipés de compteurs intelligents. Environ 40 % des comptes — soit 22 millions — sont à tarif fixe et ne seront pas affectés par cette hausse. Ned Hammond d'Energy UK a déclaré que le gouvernement devait se concentrer sur un soutien ciblé aux clients les plus vulnérables avant l'hiver.
Une augmentation de cette ampleur sera déjà une source d'inquiétude pour des millions de clients, mais ces craintes seront décuplées si les factures restent à ce niveau — ou plus — pendant les mois d'hiver.


