RécitIsraël bombarde des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Conflits · Washington, Téhéran et Islamabad

Accord de paix États-Unis–Iran annoncé, une frappe israélienne retarde la signature électronique

Le Pakistan a annoncé dimanche un cadre de paix entre les États-Unis et l'Iran, mais une frappe aérienne israélienne sur la banlieue de Beyrouth a plongé la signature électronique dans l'incertitude, le négociateur en chef iranien avertissant que la voie diplomatique était menacée.

Texte IA fondé sur les articles de N-tv, DIE WELT, Spiegel Online et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Washington, Téhéran, Islamabad, Beyrouth · États-Unis, Iran, Pakistan
Comment on en est arrivé là
  1. 14 juinTrump dit à Axios que la signature aura lieu dans les heures qui suivent malgré le retard
  2. 14 juinGhalibaf (Iran) affirme que l'incapacité des États-Unis à contrôler Israël menace la diplomatie
  3. 19 juinCérémonie de signature officielle prévue en Suisse

Un accord est conclu

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a annoncé sur X qu'après des négociations intensives, un accord de paix avait été conclu entre les États-Unis et l'Iran. L'accord prévoit la fin immédiate et permanente de toutes les opérations militaires, y compris sur le front libanais. La cérémonie de signature officielle est fixée au vendredi 19 juin en Suisse. Le président américain Donald Trump avait déclaré plus tôt à Axios qu'un cadre serait signé électroniquement « dans quelques heures » dimanche, pour son 80e anniversaire. Cette percée fait suite à des semaines de négociations indirectes menées par le Pakistan et le Qatar après les affrontements de la semaine dernière.

« Après des négociations intensives, nous sommes heureux d'annoncer qu'un accord de paix a été conclu entre les États-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran. »

Shehbaz Sharif, premier ministre du Pakistan

Les frappes israéliennes bouleversent le calendrier

Quelques heures avant la signature électronique prévue, le Hezbollah a lancé des drones explosifs dans le nord d'Israël. L'armée de l'air israélienne a riposté par des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, connue sous le nom de Dahija, visant ce qu'elle a appelé des infrastructures du Hezbollah. La défense civile libanaise a fait état d'au moins trois morts et six blessés. Trump a déclaré que l'attaque israélienne « n'aurait pas dû avoir lieu », surtout un jour où un accord de paix était si proche. La signature électronique a été retardée de plusieurs heures.

L'Iran divisé face à la nouvelle réalité

Le président du Parlement iranien et négociateur en chef, Mohammad Bagher Ghalibaf, a réagi vivement. Il a posté que si les États-Unis ne pouvaient ni contrôler Israël ni honorer leurs engagements, « il n'y a aucun intérêt à poursuivre la voie diplomatique ». Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a averti que les crimes d'Israël « ne resteront pas sans réponse ». Pourtant, le président Massoud Pezeshkian a déclaré aux journalistes que le Conseil reste sur la « voie du dialogue » avec Washington. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Bagaï, a rejeté l'échéance de dimanche fixée par Trump, affirmant qu'une signature aurait lieu « dans les jours à venir ».

« Si vous n'avez ni la volonté ni la capacité de respecter vos engagements, il n'y a aucun intérêt à poursuivre la voie diplomatique. »

Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien et négociateur en chef

« La riposte des combattants de l'Islam est imminente. »

Conseil suprême de sécurité nationale iranien

La colère de Trump contre Netanyahou

Dans un entretien avec Axios, Trump s'est emporté contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. « C'est tellement grave – je n'y croyais pas. Une heure avant que nous ne signions l'accord. Pourquoi Bibi doit-il lancer une satanée attaque ? J'étais tellement en colère. Il n'a absolument aucun jugement. » Trump a déclaré que l'attaque de drone du Hezbollah n'avait fait aucune victime et était « insignifiante », et a exhorté Israël et le Hezbollah à cesser toutes les frappes. Il a également qualifié le blocus naval américain de l'Iran de « puissant », plus efficace que des bombardements.

« C'est tellement grave – je n'y croyais pas. Une heure avant que nous ne signions l'accord. Pourquoi Bibi doit-il lancer une satanée attaque ? J'étais tellement en colère. Il n'a absolument aucun jugement. »

Donald Trump, président des États-Unis

Ce que l'accord changerait

Trump a exposé les dispositions du cadre dans un entretien au Wall Street Journal : l'Iran ne poursuivra pas d'armes nucléaires, le détroit d'Ormuz sera rouvert immédiatement, les sanctions américaines seront levées (sans paiement en espèces), et des contrôles de vérification stricts seront imposés. Le retrait des matières nucléaires stockées de l'Iran n'est pas une priorité immédiate, a déclaré Trump. Les responsables iraniens insistent cependant pour que tout accord final dépende d'un cessez-le-feu global au Liban.

Prochaines étapes

La cérémonie de signature officielle est prévue vendredi en Suisse. Trump a prédit que la signature électronique retardée pourrait encore avoir lieu dimanche soir, mais Téhéran n'a pas confirmé ce calendrier. Le cadre États-Unis–Iran reste fragile, dépendant du calme sur le front israélo-libanais.

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