
Rutte (OTAN) : les alliés européens et le Canada dépensent désormais près de 4 % du PIB pour la défense, avant le sommet d'Ankara
Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a annoncé que les membres européens et le Canada ont augmenté leurs dépenses de défense à près de 4 % du PIB, avec 258 milliards de dollars supplémentaires d'investissements prévus pour 2025-2026, alors que les dirigeants s'apprêtent à se réunir à Ankara.
Hausse des dépenses
Les alliés européens de l'OTAN et le Canada ont dépensé environ 20 % de plus pour la défense de base en 2024 que l'année précédente, a déclaré le secrétaire général Mark Rutte à la presse à la veille du sommet de l'Alliance à Ankara. Le chiffre collectif approche désormais les 4 % du PIB, et la tendance à la hausse devrait se poursuivre : les alliés ont réservé 258 milliards de dollars supplémentaires pour 2025-2026.
Les alliés doivent transformer les ressources financières en capacités militaires et utiliser les fonds disponibles pour acquérir des missiles et des systèmes d'interception.
Le sommet de l'année dernière a convenu de porter les dépenses totales de défense à 5 % du PIB d'ici 2035, répartis entre 3,5 % pour la défense de base et 1,5 % pour les investissements liés à la défense et à la sécurité. Rutte a déclaré qu'il s'attend à ce que les pays présentent des « plans clairs, concrets et crédibles » pour atteindre cet objectif lors de la réunion d'Ankara, ajoutant que les données soumises jusqu'à présent sont encourageantes.
- Les alliés européens et le Canada augmentent leurs dépenses de défense de base d'environ 20 % sur un an, atteignant près de 4 % du PIB.
- Les dirigeants de l'OTAN conviennent de porter les dépenses totales de défense à 5 % du PIB d'ici 2035 (3,5 % pour la défense de base, 1,5 % pour les investissements connexes).
- Des investissements supplémentaires de défense de 258 milliards de dollars sont prévus dans toute l'Alliance.
- Le sommet de l'OTAN s'ouvre à Ankara ; Rutte appelle à des plans concrets pour atteindre l'objectif de 5 %.
- Année cible pour atteindre l'objectif de 5 % du PIB pour les dépenses de défense.
Ordre du jour du sommet d'Ankara
Le sommet de deux jours, organisé par la Turquie les 7 et 8 juillet, se concentrera sur la mise en œuvre des engagements de dépenses de 2025, le maintien du soutien militaire à l'Ukraine et l'expansion de la production industrielle de défense de l'Alliance. Une conférence sur l'industrie de défense mardi devrait dévoiler de nouveaux contrats d'une valeur de dizaines de milliards de dollars.
Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy doit participer aux discussions, qui se déroulent dans le contexte de la guerre en cours entre la Russie et l'Ukraine et du débat transatlantique persistant sur le partage des charges.
Le rôle stratégique de la Turquie
Rutte a remercié le président Recep Tayyip Erdoğan et a qualifié Ankara d'« excellent lieu » pour le sommet. Il a souligné que la position géographique de la Turquie et son leadership au sein de l'Alliance la rendent « véritablement importante pour la future stratégie de sécurité de l'OTAN ».
La Turquie, dans l'ensemble, reste véritablement importante pour la future stratégie de sécurité de l'OTAN.
Partage des charges et dissuasion
L'appel du secrétaire général à convertir les dépenses en équipements reflète une volonté plus large de renforcer la dissuasion. Le sommet examinera les progrès réalisés sur les décisions prises en 2025 et cherchera à aligner les engagements financiers sur des résultats militaires concrets, notamment l'acquisition de missiles et de défense aérienne.


