
La France enregistre 1 243 décès supplémentaires lors de la canicule de juillet, le bilan 2026 atteint 7 300
L'agence sanitaire Santé publique France a attribué 1 243 décès supplémentaires à la canicule du 3 au 22 juillet, portant le total provisoire de la mortalité estivale du pays à 7 300 dans 78 départements touchés.
Bilan de la mortalité en juillet
La France a enregistré 1 243 décès supplémentaires lors de la canicule qui s'est étendue du 3 au 22 juillet, selon des chiffres provisoires publiés le 19 août 2026 par Santé publique France. La mortalité totale enregistrée pendant l'épisode de 20 jours a atteint 14 713 décès toutes causes confondues, soit une augmentation de 9,2 % par rapport aux niveaux de base attendus pour cette période. L'agence nationale de santé publique a indiqué que l'épisode a couvert 78 départements administratifs, exposant environ 80 % de la population métropolitaine à des températures extrêmes. Santé publique France a noté que si la mortalité a augmenté dans les hôpitaux et les établissements de soins, une augmentation distincte s'est produite parmi les personnes décédant à domicile. Sébastien Denys, directeur de la santé, de l'environnement et du travail à l'agence, a évoqué l'étendue spatiale lors d'un point de presse.
Cet épisode caniculaire a été moins intense mais néanmoins assez remarquable par sa durée et son étendue territoriale, puisque 78 départements ont été touchés.
Bilan cumulé de l'été
Les chiffres de juillet portent la surmortalité provisoire de la France lors des épisodes de chaleur extrême en 2026 à environ 7 300 décès. Une première canicule entre le 24 et le 28 mai a entraîné 300 décès supplémentaires, tandis qu'une canicule de 16 jours du 17 au 30 juin a causé 5 764 décès supplémentaires. La France métropolitaine a enregistré 52 jours de canicule cumulés depuis la mi-juin, et le service météorologique national Météo-France a classé juillet 2026 comme le mois le plus chaud du pays depuis le début des relevés météorologiques en 1900. Une troisième canicule se poursuit dans tout le pays depuis fin juillet, et les responsables de la santé publique ont déclaré que les effets physiologiques retardés sur les corps vulnérables augmenteront encore le total saisonnier avant la consolidation finale.
- La première canicule de 2026 entraîne 300 décès supplémentaires à l'échelle nationale.
- Un épisode caniculaire de 16 jours provoque 5 764 décès supplémentaires.
- La deuxième canicule estivale dans 78 départements entraîne 1 243 décès supplémentaires.
- Santé publique France publie des données provisoires portant le total des décès supplémentaires à 7 300.
- Santé publique France prévoit de publier son rapport consolidé sur la mortalité estivale.
Répartition géographique et démographique
Les augmentations de mortalité ont touché toutes les régions administratives de la France métropolitaine à l'exception de la Corse, où les populations locales ont connu une exposition à la chaleur moins intense pendant la période. La région des Pays de la Loire a enregistré la plus forte hausse régionale avec 236 décès supplémentaires, dépassant les prévisions de base de plus de 20 %. Dans le département de l'Orne, les décès observés ont dépassé les projections de 50 % à 75 %, tandis que la région Normandie dans son ensemble a enregistré 568 décès totaux (56 au-dessus des prévisions, soit un taux d'excès de 10,9 %). Les personnes âgées ont subi la mortalité la plus élevée, les personnes de 75 ans et plus représentant 917 décès supplémentaires, soit environ les trois quarts du total de juillet, bien que le ministère de la Santé ait noté une mortalité élevée dans tous les groupes d'âge à partir de 45 ans.
- 24–28 May
- 300 décès
- 17–30 June
- 5764 décès
- 3–22 July
- 1243 décès
Isolement social et surveillance sanitaire
La hausse des décès à domicile pendant la canicule a incité les organisations citoyennes à souligner les dangers de l'isolement social chez les résidents âgés vivant dans des appartements inadaptés. Yann Lasnier, délégué général de l'association Petits Frères des Pauvres, a argumenté sur France Inter que l'absence de contacts sociaux empêche une intervention rapide lorsque les températures intérieures restent élevées de manière persistante. Lasnier a exhorté les autorités locales à mettre en place des stratégies systématiques de prévention et d'identification pour surveiller les personnes vulnérables avant le début des épisodes de chaleur. Les estimations épidémiologiques préliminaires sont basées sur les certificats de décès transmis par un échantillon représentatif d'environ 5 000 communes jusqu'au 18 août, représentant environ 80 % de la mortalité nationale. Santé publique France prévoit de publier son rapport final validé pour l'ensemble de la saison estivale 2026 en octobre.
Quand vous avez un logement qui est constamment à 30 degrés et que vous êtes effectivement assigné à domicile dans ce logement, parce que vous ne sortez pas et que vous n'avez pas de liens sociaux, oui, vous souffrez de la chaleur.


