
Critiques de Supergirl : l'héroïne gueule de bois de Milly Alcock divise la critique, DC étend son univers
Supergirl de Craig Gillespie, avec Milly Alcock en Kara Zor-El grande fêtarde, reçoit un accueil critique mitigé en raison de son style trop imité, de son rythme lent et de son manque d'idées neuves, même si la performance d'Alcock est saluée.
Une Kryptonienne gueule de bois
Kara Zor-El, réfugiée de la planète détruite Krypton, passe ses journées à se saouler sur des planètes aux soleils rouges, à se réveiller décoiffée, accompagnée de son chien Krypto. Le nouveau film DC reprend peu après son bref caméo dans le Superman de l'année dernière, mais elle est désormais l'héroïne d'un spin-off qui vise la sensibilité sarcastique des premiers films de super-héros de James Gunn. Milly Alcock incarne le personnage avec une arrogance punk-rock, un sourire en coin plein de malice, tandis que le chien urine sur une photo de Superman dans une scène précoce.
C'est l'équivalent super-héroïque d'un imitateur de Vegas.
L'héroïne réticente
Les beuveries sans but de Kara sont interrompues par Ruthye (Eve Ridley), une jeune fille de 13 ans dont les parents ont été assassinés par Krem des Collines Jaunes (Matthias Schoenaerts), un trafiquant intergalactique qui kidnappe des femmes pour les utiliser comme reproductrices. Lorsque Krem empoisonne Krypto avec une fléchette, Kara est contrainte de le poursuivre pour sauver le chien. Le duo se lance dans une quête de vengeance, avec Jason Momoa apparaissant en chasseur de primes fumant le cigare, Lobo. Le scénario, d'Ana Nogueira, adapte la mini-série de comics de Tom King et Bilquis Evely, Woman of Tomorrow, mais simplifie la grandeur cosmique de la source, se concentrant plutôt sur le lien bancal entre Kara et Ruthye.
Visuels et tonalité
La direction artistique mêle éléments high-tech et accessoires analogiques comme des platines vinyles et des appareils photo Polaroid, créant un environnement spatial que plusieurs critiques ont comparé à une version diluée des Gardiens de la Galaxie. De nombreux critiques trouvent la palette de couleurs terne et les mondes génériques, même si quelques-uns notent les éclairs de fun occasionnels des marionnettes extraterrestres pratiques. Gillespie, connu pour I, Tonya et Cruella, peine à reproduire l'équilibre entre sentimentalité et absurdité de James Gunn. Le ton plus sombre et cynique du film est censé contraster avec l'espoir de Superman, mais l'exécution le laisse sans énergie.
C'est un soulagement de voir un film de super-héros DC qui raconte une histoire claire, sans s'embourber de manière déconcertante … dans des matériaux subsidiaires emmêlés et des histoires ennuyeuses.
Divisions de la critique
Les réactions vont de la description par The Guardian d'un « conte super-héroïque pétillant et vif » à celle d'Independent : « une déception visuellement laide et déprimante pour les filles ». Gizmodo suggère que les spectateurs sans attentes exagérées seront ravis, tandis que The Irish Times le qualifie d'« œuvre mineure sans une seule idée neuve en tête ». The Hollywood Reporter déplore le potentiel perdu d'une histoire d'origine plus aboutie, créditant les scènes d'Alcock avec David Corenswet en Superman comme les meilleurs moments du film. Dans l'ensemble, le consensus se situe en terrain neutre : Alcock, Kara abîmée et charismatique, est convaincante, mais le film qui l'entoure ne dépasse guère une tentative d'imitation.
La tolérabilité de ce film tient à une performance pleine d'entrain de la bonne pâte australienne, Milly Alcock.
Les premiers faux pas d'une franchise
En tant que deuxième volet de l'univers DC relancé sous la houlette de Gunn et Peter Safran, Supergirl doit relever le défi de prouver que la franchise peut prospérer au-delà de l'implication directe de son architecte. Les critiques notent que le recours du film à l'esthétique de Gunn, sans son écriture ni sa réalisation, pointe vers un risque plus large pour le programme de DC. Bien que certains spectateurs puissent apprécier l'attitude punk et les nuances émotionnelles du film, les critiques indiquent que le studio n'a pas encore trouvé une voix distincte pour son héroïne.


