
Les dirigeants des BRICS adoptent une déclaration de New Delhi en 140 points appelant à la retenue au Moyen-Orient
Les dirigeants des 11 États membres des BRICS ont approuvé à l'unanimité samedi à New Delhi un communiqué de 45 pages rejetant les sanctions unilatérales et appelant à la protection des infrastructures énergétiques et nucléaires civiles.
Adoption de la déclaration de New Delhi
Les dirigeants du groupe des BRICS, composé de 11 nations, ont approuvé samedi 12 septembre 2026 la déclaration de New Delhi par consensus unanime lors de la séance d'ouverture de leur sommet en Inde. Cette approbation a conclu des négociations qui sont restées ouvertes jusqu'à quelques heures avant le début de la réunion plénière, selon une source de l'EFE proche des délibérations. Le Premier ministre indien Narendra Modi a présenté le projet final aux chefs d'État réunis, déclarant que le texte reflétait l'essence des consultations des membres sur les questions régionales et internationales tout en établissant une feuille de route pour élargir la coopération au sein du bloc. Modi a demandé s'il y avait des objections avant d'approuver formellement le document.
Si aucun membre n'a d'objection, je propose que nous adoptions la déclaration.
Après une brève pause sans objection, Modi a déclaré le texte approuvé et a frappé son maillet devant l'assemblée. Les 11 États membres participant au sommet sont le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine, l'Afrique du Sud, l'Égypte, l'Éthiopie, l'Iran, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l'Indonésie. Le communiqué qui en résulte compte 45 pages et 140 articles numérotés.
- Les négociateurs des BRICS concluent les séances de rédaction quelques heures avant la réunion plénière
- Le Premier ministre indien Narendra Modi présente le projet de déclaration pour approbation
- Modi adopte la déclaration de New Delhi d'un coup de maillet, sans aucune objection
- Les BRICS publient la déclaration conjointe de 45 pages et 140 points
Conflit au Moyen-Orient et garanties nucléaires
La déclaration aborde l'escalade des tensions au Moyen-Orient, exhortant toutes les parties participantes à faire preuve d'une retenue maximale et à éviter les mesures qui pourraient aggraver les hostilités. Tout en notant les positions nationales individuelles des gouvernements membres, le texte appelle à la protection des populations civiles, des frontières souveraines et de l'intégrité territoriale. Les signataires ont exprimé leur inquiétude concernant les attaques délibérées contre les infrastructures civiles et les installations nucléaires pacifiques fonctionnant sous les garanties de l'Agence internationale de l'énergie atomique.
La guerre au Moyen-Orient ne sert pas les intérêts communs de la communauté internationale.
Le président chinois Xi Jinping a déclaré aux autres dirigeants que la Chine se coordonnera avec les partenaires des BRICS pour œuvrer en faveur de la paix au Moyen-Orient et dans le Golfe. Xi a appelé le groupe à s'opposer à la confrontation entre blocs, aux violations de la souveraineté et au protectionnisme commercial. Dans des articles séparés, la déclaration souligne la nécessité de maintenir le flux ininterrompu du commerce mondial, des chaînes d'approvisionnement et des expéditions d'énergie. Le texte n'a pas mentionné explicitement le détroit d'Ormuz, bien que ce point de passage ait connu des perturbations lors des récentes escalades régionales.
Politique de sanctions et conflits omis
Au point 22 de la déclaration de New Delhi, le bloc a formellement condamné l'application de mesures coercitives unilatérales qui contreviennent au droit international. Le document précise que les sanctions économiques unilatérales et les sanctions secondaires ont des conséquences négatives sur les droits de l'homme, appelant à l'élimination des mesures que les signataires ont définies comme illégales. Les gouvernements membres ont réitéré leur soutien au dialogue diplomatique et aux cadres de prévention des conflits pour garantir une stabilité durable.
Bien que la déclaration en 140 points ait consacré des sections spécifiques à plusieurs différends internationaux particuliers, elle a omis toute mention directe de la guerre en Ukraine. Le communiqué s'est plutôt concentré sur un alignement géopolitique plus large, rejetant l'unilatéralisme et renforçant la coordination intra-bloc en matière de distribution d'énergie, de routes commerciales et de systèmes financiers internationaux.


