
Les ambassades américaines exhortent les Américains à envisager de quitter le Moyen-Orient alors que Trump menace de frappes 'très dures' contre l'Iran
Des alertes de sécurité publiées par les missions américaines dans neuf capitales samedi mettent en garde contre d'éventuelles annulations de vols, fermetures d'espace aérien et perturbations de voyage, alors que Washington envisage de nouveaux bombardements massifs contre l'Iran.
Alertes des ambassades dans la région
Le samedi 1er août, les ambassades américaines dans au moins neuf capitales du Moyen-Orient ont émis des alertes de sécurité coordonnées exhortant les citoyens américains à envisager de quitter la région. Les avertissements, publiés sur les réseaux sociaux par les missions à Amman, Jérusalem, Bagdad, Abou Dabi, Mascate, Koweït, Riyad, Doha et Beyrouth, citaient un risque d'"escalade" dans le conflit régional.
Les Américains dans la région devraient envisager de partir, ou être prêts à partir en cas d'escalade.
Les alertes conseillaient aux Américains de vérifier les informations sur les vols, de suivre les instructions de sécurité locales et de se préparer à d'"éventuelles annulations de vols, des fermetures périodiques d'espace aérien et des perturbations de voyage potentielles". En Jordanie, les citoyens ont été invités à éviter les bases militaires américaines récemment ciblées par des missiles iraniens ; en Israël, ils ont été invités à localiser l'abri antiaérien le plus proche. L'ambassade américaine à Jérusalem a décrit séparément le comportement de l'Iran comme imprévisible, soulignant les récentes attaques contre des zones auparavant épargnées.
Un conflit qui a commencé en février
La guerre a été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes américano-israéliennes contre l'Iran. Téhéran a riposté par des attaques de missiles et de drones dans toute la région, et les deux camps ont échangé des tirs par intermittence depuis. Cette semaine, après plusieurs jours de calme, les échanges nocturnes ont repris, bien qu'aucune frappe n'ait été signalée de vendredi soir à samedi. L'accalmie et la reprise reflètent le rythme volatil du conflit.
- Des frappes conjointes américano-israéliennes sur l'Iran déclenchent la guerre ; l'Iran riposte par des attaques de missiles et de drones.
- L'Iran et les États-Unis reprennent les échanges nocturnes après plusieurs jours de calme.
- Un drone frappe un transporteur de gaz appartenant à une société américaine dans un port égyptien, provoquant un incendie.
- Trump menace de frapper l'Iran « très durement » ; les médias américains font état de possibles bombardements massifs ce week-end.
- Les ambassades américaines dans neuf capitales du Moyen-Orient émettent des alertes de sécurité exhortant les Américains à envisager de partir.
Une frappe de drone élargit le champ de bataille
Le mercredi 29 juillet, un drone a frappé un transporteur de gaz appartenant à une société américaine alors qu'il était amarré dans un port égyptien, provoquant un incendie. L'Égypte enquête mais n'a attribué l'attaque à aucun groupe. L'incident a marqué une extension des hostilités à un pays qui n'avait pas été ciblé auparavant, un développement que l'ambassade américaine à Jérusalem a cité comme preuve de la volonté de l'Iran d'élargir la guerre.
Le régime iranien est imprévisible, comme le montrent ses récentes décisions d'attaquer des zones de la région sans avertissement ni provocation, et d'étendre ses attaques à des zones auparavant non ciblées (comme l'Égypte).
Trump menace de nouvelles frappes
Le président Donald Trump a renouvelé ses menaces le vendredi 31 juillet, déclarant que les États-Unis frapperaient l'Iran "très durement". Les médias américains, dont CBS citant des sources anonymes, ont rapporté que Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs ce week-end, ciblant potentiellement des infrastructures énergétiques. Cependant, CBS a noté que Trump n'avait pas encore donné son approbation finale samedi. Les menaces sont survenues alors que les deux pays avaient déjà repris les échanges nocturnes plus tôt dans la semaine.
L'avertissement de l'Iran aux alliés des États-Unis
L'armée iranienne a accusé Washington d'"attiser les tensions" et a lancé un avertissement sévère à tout pays aidant les États-Unis.
Tout pays servant de bouclier défensif à l'Amérique criminelle et agressive sera englouti par les flammes de la guerre.
L'échange de menaces et les alertes des ambassades laissent la région sur le qui-vive, sans signe immédiat de désescalade. Les États-Unis n'ont annoncé aucun ordre d'évacuation, mais les avertissements suggèrent un état d'alerte renforcé alors que le week-end se déroule.


