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Affaires·-2 h

Riquelme met en garde contre une « grave crise financière » alors que la campagne électorale du Real Madrid se termine par un démenti de Klopp et des échanges acerbes

Enrique Riquelme a accusé Florentino Pérez de cacher une « faillite technique » au dernier jour de la campagne, tandis que l’agent de Jürgen Klopp a rejeté le projet du challenger d’engager l’entraîneur allemand.

La campagne se clôt sur des accusations financières

Le dernier jour de la campagne pour l’élection présidentielle du Real Madrid a vu le challenger Enrique Riquelme intensifier ses attaques contre le président sortant Florentino Pérez, affirmant que le club traverse une « très grave crise financière ». S’exprimant samedi depuis son quartier général de campagne, près du Santiago Bernabéu, Riquelme a cité un rapport publié par EL MUNDO détaillant les difficultés économiques du club.

Madrid a effacé 770 millions d’euros de liquidités en très peu de temps et la trésorerie a été réduite de 99 %. Nous savons également que la dette accumulée par la rénovation du Bernabéu et d’autres opérations a atteint des niveaux sans précédent et certaines analyses avertissent d’un risque réel pour la viabilité économique si elle n’est pas corrigée rapidement.

Riquelme s’est engagé à commander un audit externe s’il est élu, arguant que les socios sont appelés à voter sans connaître la véritable situation financière du club. Il a lié cette situation à ce qu’il a décrit comme une urgence de la part du conseil d’administration actuel pour vendre une partie du club.

Le démenti de Klopp éclipse l’engagement de Riquelme

Vendredi soir, Riquelme a publié un communiqué annonçant que Jürgen Klopp était l’entraîneur de son choix et que le directeur sportif Raúl González contacterait l’Allemand lundi si le challenger gagnait. Samedi matin, l’agent de Klopp, Marc Kosicke, avait publiquement rejeté l’idée.

C’est agaçant ! Jürgen Klopp est heureux dans son rôle chez Red Bull et n’a aucune ambition de travailler comme entraîneur dans un club.

Ce démenti, rapporté par la Süddeutsche Zeitung, fait écho à un rejet similaire plus tôt dans la campagne, lorsque Riquelme avait promis de recruter Erling Haaland. L’équipe de campagne de Pérez a saisi l’occasion en publiant un mème sur les réseaux sociaux avec la légende « No lo sé Riq... » (Je ne sais pas, Riq...).

Pérez défend son bilan et attaque les « canulars »

Florentino Pérez a tenu son propre événement de clôture à l’hôtel Eurobuilding, à quelques mètres du quartier général de Riquelme. Il a souhaité la bienvenue au pape Léon XIV à Madrid, notant que le pontife s’était déclaré supporter du Real Madrid dans l’avion. Pérez s’est ensuite tourné vers son adversaire, sans le nommer directement, ne parlant tout au long de la campagne que du « candidat ».

Les socios ne permettront pas que l’image de Madrid soit ternie et que le maillot soit utilisé pour nous faire honte. Nous avons dû subir la honte qu’un canular soit lancé dans une émission de télévision pour tromper le socio, pour que quelques minutes plus tard le représentant du joueur et son club le démentent catégoriquement.

Pérez a défendu son bilan économique et sportif, déclarant que le club avait remporté 66 titres sous sa direction et était en passe d’atteindre 2 milliards d’euros de revenus. Il a insisté sur le fait que le club « appartiendra toujours à ses socios » et a qualifié l’élection de preuve que les socios sont les seuls propriétaires.

Le chemin vers les urnes

L’élection a été déclenchée de manière inattendue le 12 mai, lorsque Pérez a convoqué une conférence de presse et invité les challengers à se présenter, faisant référence à « le Mexicain » et « les enfants de l’énergie ». Riquelme, propriétaire de Cox Energy, a obtenu la garantie requise de près de 194 millions d’euros auprès de la banque andorrane ANDBANK après le refus des banques espagnoles. Le vote a lieu dimanche 7 juin à Valdebebas, la première fois que Pérez se présente à un scrutin en 20 ans.

Calendrier de la campagne électorale 2026 du Real Madrid
  1. Florentino Pérez convoque de manière inattendue les élections présidentielles lors d’une conférence de presse, invitant les challengers à se présenter.
  2. Enrique Riquelme confirme son intention de se présenter à la présidence.
  3. Riquelme soumet les documents au bureau électoral.
  4. Riquelme ouvre son quartier général de campagne rue Rafael Salgado, en face du Bernabéu.
  5. La date de l’élection est confirmée au 7 juin à Valdebebas.
  6. Riquelme annonce Klopp comme son entraîneur choisi ; l’agent de Klopp dément ensuite tout intérêt.
  7. Dernier jour de campagne : Riquelme met en garde contre une crise financière, Pérez attaque les « canulars ».
  8. Jour de l’élection à Valdebebas.

Promesses électorales et tensions

Riquelme a centré sa plateforme sur l’opposition à toute privatisation du club, la régénération institutionnelle et la défense de la propriété des socios. Il a également promis de recruter Rodri et Erling Haaland. Pérez a mis en doute la solvabilité de son adversaire tout au long de la campagne, le décrivant comme un « cheval de Troie venu ruinier le club de l’intérieur ». La campagne a été marquée par la demande de Riquelme pour un débat public, que Pérez a refusé, et par l’apparition du challenger à l’émission télévisée « El Hormiguero » où il a annoncé pour la première fois son engagement concernant Haaland.

Madrid

8 sources

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