
La ND maintient 9,1 points d'avance sur l'ELAS de Tsipras, tandis que le PASOK recule et que l'Espoir pour la démocratie de Karystianou entre dans le sondage grec à 8,1 %
Un nouveau sondage Alco place la Nouvelle Démocratie (ND), au pouvoir en Grèce, à 23,3 %, tandis que la Coalition de la gauche grecque (ELAS), récemment formée par Alexis Tsipras, arrive en deuxième position avec 14,2 %, réduisant l'écart entre les deux formations à 9,1 points. Le PASOK tombe à la troisième place avec 10,3 %, et l'Espoir pour la démocratie de Maria Karystianou fait son entrée avec 8,1 %.
Résultats du sondage : la ND conserve son avance mais le nouveau parti de Tsipras réduit l'écart
Un nouveau sondage national réalisé par Alco pour Alpha, mené du 9 au 13 juin et diffusé le 15 juin, crédite la Nouvelle Démocratie (ND) de 23,3 % des suffrages exprimés, en hausse d'un demi-point par rapport aux 22,8 % de mai. La Coalition de la gauche grecque (ELAS), formée récemment par Alexis Tsipras, s'assure la deuxième place avec 14,2 %, ramenant l'écart entre les deux à 9,1 points, soit une marge à un chiffre qui constitue le résultat le plus serré pour une force d'opposition face à la ND dans les sondages récents. Ce résultat confirme l'ELAS comme principal rival de l'opposition, reléguant le PASOK, autrefois dominant, à la troisième place.
- Nouvelle Démocratie
- 23.3 %
- ELAS (Tsipras)
- 14.2 %
- PASOK
- 10.3 %
- Espoir pour la démocratie
- 8.1 %
- Solution grecque
- 6.6 %
- KKE
- 6.2 %
- Pleusi Eleftherias
- 3.6 %
Le PASOK chute, SYRIZA disparaît
Le PASOK enregistre un net recul, passant de 12,2 % en mai à 10,3 % ce mois-ci. Il accuse désormais près de quatre points de retard sur l'ELAS et risque d'être relégué à un rôle secondaire pour la première fois depuis l'ère post-sauvetage. Plus bas dans le classement, le parti SYRIZA, autrefois au pouvoir, tombe à seulement 1,1 %, bien en dessous du seuil parlementaire de 3 %, confirmant sa quasi-disparition de la carte politique. Le Parti communiste (KKE) perd 0,8 point à 6,2 %, la Solution grecque perd 1,4 point à 6,6 %, et Pleusi Eleftherias chute de 5,7 % à 3,6 %. Deux petites formations, Voix de la logique et MeRA25, stagnent respectivement autour de 2,9 % et 2,8 %.
Deux nouveaux partis : les électeurs les perçoivent principalement comme des véhicules de protestation
L'ELAS de Tsipras et l'Espoir pour la démocratie de Maria Karystianou (8,1 %) suscitent des premières impressions majoritairement négatives : 62 % des personnes interrogées ont une opinion négative de l'ELAS contre 25 % d'opinions positives, tandis que l'Espoir recueille 60 % d'avis négatifs et 22 % d'avis positifs. Le sondage interroge les répondants sur leur perception de ces formations : 43 % décrivent un vote pour l'ELAS comme un choix de protestation, et 52 % disent la même chose pour l'Espoir. Seuls 25 % considèrent l'ELAS comme une alternative gouvernementale, et à peine 10 % voient l'Espoir sous cet angle.
L'ELAS puise son électorat majoritairement chez les anciens partisans de SYRIZA (six sur dix), ainsi que chez ceux du KKE (9 %), de Pleusi Eleftherias (7 %) et du PASOK (6 %). Son électorat est à 78 % de gauche ou de centre-gauche. Le soutien à l'Espoir est, en revanche, plus dispersé idéologiquement : 35 % s'identifient comme étant de droite ou de centre-droit, 22 % de gauche ou de centre-gauche, 16 % du centre, et 25 % refusent tout positionnement.
Le mécontentement à l'égard du gouvernement s'accentue
Le mécontentement général vis-à-vis de l'action gouvernementale reste élevé. Cinquante-cinq pour cent des sondés se disent "pas du tout satisfaits" (contre 53 % en juin 2025), tandis que seuls 22 % se déclarent "très ou assez satisfaits" (contre 24 % un an plus tôt). Vingt-deux pour cent supplémentaires expriment une insatisfaction modérée.
Mitsotakis reste en tête sur l'empathie, mais la réponse "personne" l'emporte
À la question de savoir quel dirigeant politique comprend le mieux les problèmes de la société, 23 % citent Kyriakos Mitsotakis, suivi par Tsipras à 12 % et Nikos Androulakis du PASOK à 7 %. Dimitris Koutsoumbas du KKE recueille 4 %, tandis que Karystianou et Kyriakos Velopoulos de la Solution grecque obtiennent chacun 3 %. Le bloc le plus important, soit 32 %, répond "personne".
La libération de Giotopoulos largement rejetée
Une question distincte sonde l'opinion publique sur la libération temporaire d'Alexandros Giotopoulos, l'ancien dirigeant condamné du groupe terroriste du 17 novembre, qui purgeait plusieurs peines de prison à vie. Cinquante et un pour cent des sondés désapprouvent la décision de libération, tandis que 19 % l'approuvent. La Cour suprême (Areios Pagos) a par la suite annulé la décision du conseil judiciaire, renvoyant Giotopoulos en prison.


