
Le virus West Nile atteint 12 pays européens, avec 311 cas en Italie et 157 en Grèce
Les autorités sanitaires ont recensé des infections par le virus West Nile dans 99 régions européennes au cours de la saison 2026, ce qui a incité le CELDE à demander un renforcement de la lutte antivectorielle dans les États membres concernés.
Expansion géographique dans 12 pays européens
Les autorités de santé publique en Europe surveillent la propagation du virus West Nile après que des infections ont été détectées dans 12 pays au cours de la saison de transmission 2026. Les données compilées par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (CEPCM) recensent des infections dans 99 régions distinctes, ce qui indique une distribution géographique plus large qu'à la période correspondante de 2025, où 67 régions dans neuf pays avaient signalé des cas. Les 12 pays touchés sont l'Albanie, l'Autriche, la France, l'Allemagne, la Grèce, l'Italie, le Kosovo, les Pays-Bas, la Macédoine du Nord, la Roumanie, la Serbie et l'Espagne. Dans 21 des 99 régions concernées, les autorités sanitaires locales ont identifié des infections par le virus West Nile pour la première fois. L'Italie a enregistré le volume de transmission le plus élevé d'Europe avec 311 cas, tandis que la Grèce a signalé le deuxième nombre le plus élevé avec 157 infections.
- Italie
- 311 cas
- Grèce
- 157 cas
- Roumanie
- 34 cas
Chiffres nationaux d'infection et répartition par département en Roumanie
La Roumanie a enregistré le troisième nombre le plus élevé de zones administratives touchées parmi les 12 pays européens, derrière l'Italie et la Grèce. Les chiffres publiés par le Centre national de surveillance et de contrôle des maladies transmissibles au sein de l'Institut national de santé publique (INSP) font état de 34 cas signalés entre le 3 juin et le 20 août 2026. Sur ces 34 cas, 26 sont confirmés en laboratoire et huit sont classés comme probables. Deux patients infectés sont décédés, tous deux âgés et souffrant de comorbidités préexistantes. La municipalité de Bucarest a enregistré la plus forte concentration d'infections, suivie par les départements de Călărași et Giurgiu. Les lieux d'exposition probables s'étendent à Bucarest ainsi qu'à 14 départements : Argeș, Bihor, Botoșani, Călărași, Cluj, Giurgiu, Harghita, Ialomița, Iași, Ilfov, Mureș, Satu Mare, Suceava et Vaslui.
- 40–49
- 4 cas
- 50–59
- 7 cas
- 60–69
- 4 cas
- 70–79
- 7 cas
- 80 et plus
- 6 cas
Répartition démographique et caractéristiques cliniques
Les données d'infection de la Roumanie indiquent que les tranches d'âge les plus âgées représentent la majorité des cas signalés. Les patients âgés de 50 à 59 ans et ceux de 70 à 79 ans comptent chacun sept cas, suivis de six cas chez les patients de 80 ans et plus. Quatre cas ont été enregistrés dans les tranches 40-49 ans et 60-69 ans. Le virus West Nile se transmet à l'homme principalement par les piqûres de moustiques infectés. Si de nombreuses infections entraînent des symptômes bénins de type grippal, les formes sévères provoquent des complications neurologiques telles que la méningite ou le coma. Les agences de santé publique soulignent qu'il n'existe pas de traitement antiviral spécifique contre l'infection par le virus West Nile, ce qui limite les interventions cliniques aux soins de soutien pour les patients touchés.
Mesures de lutte antivectorielle et schémas de transmission saisonniers
En Europe, le cycle de transmission du virus West Nile s'étend de l'été à l'automne, les taux d'infection culminant habituellement en août et début septembre. Le CEPCM a déclaré que des cas supplémentaires pourraient apparaître avant la fin de la saison de transmission 2026. L'agence européenne a lié l'expansion géographique des infections à la propagation continue des espèces de moustiques invasives sur le continent. Céline Gossner, experte du CEPCM pour les maladies d'origine alimentaire, hydrique et vectorielle ainsi que les zoonoses, a appelé à une stratégie européenne coordonnée pour contrer la transmission. Les interventions recommandées comprennent une surveillance régulière des populations de moustiques, une implication active des communautés et des programmes de lutte antivectorielle ciblés intégrés à des évaluations d'impact environnemental.

