
Spielberg revient à la science-fiction avec « Le Jour de la révélation », un film basé sur une véritable rencontre avec un OVNI en 2004
Le dernier film du réalisateur, avec Emily Blunt et Josh O’Connor dans les rôles principaux, s'inspire de l'incident de l'USS Nimitz en mer d'Arabie en 2004 et remet en question le secret gouvernemental autour de la vie extraterrestre.
Steven Spielberg revient à son obsession des extraterrestres qui a façonné une partie de ses œuvres les plus acclamées, avec le film « Le Jour de la révélation », qui sort dans les cinémas espagnols le 12 juin 2026. Le film, mélange de thriller de poursuite et de drame spatial, arrive à un moment où le débat public sur les phénomènes anormaux non identifiés est passé des forums marginaux aux auditions du Congrès.
Intrigue : un expert en cybersécurité et une présentatrice météo sur une trajectoire de collision
Daniel Kellner (Josh O’Connor) est un expert en cybersécurité qui possède des preuves que la vie extraterrestre intelligente visite la Terre et que les gouvernements cachent la vérité. Margaret (Emily Blunt) est une présentatrice météo à la télévision qui commence soudainement à avoir des visions psychiques intenses et à parler des langues inconnues. Leurs chemins se croisent alors qu'ils fuient des forces mystérieuses, portant une vérité qui, selon eux, appartient à tous.
Je suis maintenant plus convaincu que lorsque j'ai réalisé « Rencontres du troisième type » que nous ne sommes pas la seule civilisation intelligente dans l'univers.
Le scénario a été écrit par David Koepp, un vétéran du genre qui a également à son actif « Jurassic Park » et « Mission : Impossible ». La photographie a été réalisée par Janusz Kamiński, collaborateur de longue date de Spielberg, et la musique a été composée par John Williams.
Inspiration du monde réel : la rencontre avec l'USS Nimitz en 2004
Spielberg a confirmé que l'affaire déclassifiée par le Pentagone est devenue la trame de l'histoire. Le 10 novembre 2004, le porte-avions USS Nimitz et le croiseur lance-missiles USS Princeton, stationnés en mer d'Arabie, ont détecté des signaux radar correspondant à un objet volant non identifié. Les signaux sont apparus et ont disparu au cours des jours suivants, et des chasseurs militaires ont été envoyés pour les intercepter. Aucune explication définitive n'a jamais été donnée.
Cette campagne de terreur et de mensonges qui dure depuis 79 ans doit cesser !
La déclaration du personnage fait référence au temps écoulé depuis l'incident de Roswell en 1947, qui a donné naissance au récit moderne des OVNI aux États-Unis. En mai 2025, l'administration Trump a déclassifié un premier ensemble de 162 documents concernant les phénomènes anormaux non identifiés, et en septembre 2025, de hauts responsables de la défense et du renseignement ont témoigné devant le Congrès sur les implications de ces rapports pour la sécurité nationale.
- L'USS Nimitz et l'USS Princeton détectent des signaux radar anormaux en mer d'Arabie.
- « El día de la revelación » de Steven Spielberg sort dans les cinémas espagnols.
Critique partagée entre l'enthousiasme et la déception
Les premières critiques varient considérablement. « The New York Times » décrit le film comme une fantaisie de science-fiction rapide qui déçoit rarement, notant que son maximalisme « s'est avéré cohérent et stratégique », et que le film équilibre comédie, tension et réflexion sobre. D'autres médias sont moins enthousiastes. « El Confidencial » qualifie le résultat d'« inégal, parfois confus et sentimental plutôt que sensible », arguant que le film privilégie les schémas d'aventure familiale au détriment de l'importance du sujet. La critique de « El País » est encore plus sévère, décrivant le rythme comme « ennuyeux, dépourvu de rythme et du moindre charme ».
Une obsession qui dure depuis des décennies
« Le Jour de la révélation » est la quatrième rencontre directe de Spielberg avec des visiteurs extraterrestres, après « Rencontres du troisième type » (1977), « E.T. » (1982) et « La Guerre des mondes » (2005). Même son film amateur adolescent « Firelight » (1964) traitait de visites extraterrestres. La nouvelle œuvre, a-t-il dit, concerne moins les créatures elles-mêmes que la façon dont l'humanité – et ses gouvernements – ferait face à la connaissance que nous ne sommes pas seuls. Le film ne cherche pas à effrayer ; il cherche plutôt à capturer le côté humain de l'extraordinaire.


