Migration · Fiumicino (Rome) et Ciampino (Rome)

Les aéroports de Rome menacent de suspendre les contrôles biométriques de l'UE alors que le chaos des voyages d'été se profile

Le PDG d'Aeroporti di Roma, Marco Troncone, affirme que le nouveau système d'entrée/sortie est incompatible avec les volumes estivaux de pointe, évoquant une possible suspension pour éviter de longues files d'attente.

Texte IA fondé sur les articles de Open, ANSA.it, Il Fatto Quotidiano et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Fiumicino (Rome), Ciampino (Rome) · Italie
Comment on en est arrivé là
  1. 11 oct.L'EES est introduit progressivement, couvrant 10 % des passagers non européens
  2. 10 avr.Début de l'opération complète à toutes les frontières aériennes de Schengen
  3. 25 juinLes aéroports de Rome mettent en garde contre le chaos estival ; la Grèce, la France et le Portugal suspendent ou modifient les contrôles

Rome tire la sonnette d'alarme

Le directeur général d'Aeroporti di Roma, Marco Troncone, a déclaré au Financial Times que le nouveau système d'entrée/sortie (EES) de l'Union européenne se révèle incompatible avec les volumes de passagers attendus cet été. Il a prévenu que la seule façon d'éviter le chaos aux aéroports de Fiumicino et Ciampino pourrait être de suspendre complètement les contrôles biométriques.

« Le processus se révèle incompatible avec les volumes de pointe auxquels nous allons faire face. La seule solution est donc d'ouvrir la vanne. Il est impossible d'assurer 100 % de l'enregistrement. »

Marco Troncone, PDG d'Aeroporti di Roma

Les propos de Troncone reflètent la frustration qui monte depuis la mise en service complète du système en avril. Les exploitants d'aéroports signalent que les bornes en libre-service tombent fréquemment en panne, et que même les voyageurs déjà enregistrés sont souvent contraints de répéter toute la procédure, aggravant la congestion.

Comment fonctionne le système d'entrée/sortie

L'EES exige que tous les ressortissants de pays tiers entrant dans l'espace Schengen pour un court séjour (90 jours sur une période de 180 jours) enregistrent leurs données biométriques – empreintes digitales, reconnaissance faciale et scans de l'iris – ainsi que les informations de leur passeport à leur premier point d'entrée. Le système a remplacé le tamponnage manuel des passeports et s'applique à 29 pays : 25 États membres de l'UE (hors Chypre et Irlande) ainsi que l'Islande, la Norvège, le Liechtenstein et la Suisse.

Un déploiement progressif a commencé le 11 octobre 2025, lorsque seulement 10 % des passagers éligibles ont été traités. L'opération complète a débuté le 10 avril 2026, bien que le quotidien italien Il Fatto Quotidiano indique le 17 avril comme date de mise en service. Depuis, la Commission européenne affirme que plus de 1 100 personnes signalées comme menaces pour la sécurité ont été identifiées.

Mécontentement croissant en Europe

Rome n'est pas seule. Les autorités aéroportuaires grecques ont déjà indiqué qu'elles pourraient suspendre l'EES pendant les mois d'été, et le pays a exempté les touristes britanniques des contrôles biométriques jusqu'en septembre. La France et le Portugal ont tous deux interrompu le système à plusieurs reprises après que leurs aéroports ont été submergés.

« Les processus doivent mieux fonctionner. Il faut que les bornes en libre-service fonctionnent, et pour l'instant ce n'est pas le cas. »

Olivier Jankovec, directeur général d'ACI Europe

L'Association internationale du transport aérien (IATA) craint que les temps d'attente dans les aéroports les plus congestionnés n'atteignent six heures. Les compagnies aériennes conseillent aux passagers d'arriver au moins trois heures avant le départ et ne garantissent pas une protection automatique sur les correspondances si les retards sont causés par les contrôles. Le Conseil mondial du voyage et du tourisme estime que les retards aux frontières liés à l'EES pourraient compromettre jusqu'à 41 millions d'arrivées de visiteurs et 45,4 milliards de dollars de dépenses touristiques dans l'UE.

La Commission défend le système

Un porte-parole de la Commission européenne a déclaré au Financial Times qu'un seul contrôle EES prend 70 secondes et que le règlement permet déjà aux États membres de suspendre la collecte de données biométriques lorsque des circonstances exceptionnelles entraînent des temps d'attente excessifs.

« Les règles de l'EES garantissent la flexibilité nécessaire pour maintenir la fluidité des frontières, puisque la collecte de données biométriques peut être suspendue lorsque des circonstances exceptionnelles entraînent des temps d'attente excessifs. »

un porte-parole de la Commission européenne

Bruxelles met en avant les gains de sécurité et insiste sur la solidité de l'architecture. Les exploitants d'aéroports rétorquent que la flexibilité promise ne s'est pas encore traduite par un allègement opérationnel sur le terrain.

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