IA & Tech · Rome et Boston

Les autorités italiennes et américaines bloquent le site de deepfake pornographique cFake.com, la Première ministre Meloni et d'autres personnalités publiques parmi les victimes

La police italienne, avec le soutien du département de la Sécurité intérieure américain, a fermé la plateforme cFake.com, vieille de 19 ans, qui hébergeait des milliers d'images et vidéos explicites falsifiées et non consenties de femmes politiques et de célébrités, dont la Première ministre Giorgia Meloni.

Texte IA fondé sur les articles de Fanpage, Rai news, Tgcom24 et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Rome, Boston · Italie, États-Unis
Comment on en est arrivé là
  1. octobre 2025La police postale italienne ouvre une enquête après de multiples signalements.
  2. novembre 2025Un juge de Rome ordonne la saisie préventive et le blocage du site pour les utilisateurs italiens.
  3. 13 juinDémantèlement complet exécuté ; le site est remplacé par un avis de blocage des agences américaines et françaises.

La plateforme et ses victimes

cFake.com a été lancé en avril 2007 et reposait initialement sur des photomontages, superposant les visages de célébrités sur des images pornographiques. Ces dernières années, il a intégré des images et vidéos deepfake générées par IA. Les victimes identifiées par les autorités italiennes incluent la Première ministre Giorgia Meloni, l'influenceuse Chiara Ferragni, la politicienne d'opposition Elly Schlein et la chanteuse Laura Pausini, ainsi que de nombreuses autres femmes issues de la politique, du divertissement, du sport et de la culture.

Le déroulement de l'enquête

La police postale de Rome a ouvert une enquête en octobre 2025 après avoir reçu de multiples signalements. Les techniciens ont localisé les serveurs aux États-Unis. En novembre 2025, un juge d'instruction de Rome a ordonné la saisie préventive et le blocage du site pour les utilisateurs italiens.

Coopération internationale et base juridique

Grâce à la coopération policière internationale, le service d'enquête de la Sécurité intérieure américain a demandé au ministère de la Justice d'émettre une ordonnance de saisie du nom de domaine en vertu de la loi fédérale Take It Down Act, entrée en vigueur en mai 2025 pour lutter contre les contenus explicites non consentis. La police française a également participé à l'opération, selon l'écran de blocage désormais affiché sur le site.

Une opération de longue haleine

Le site a fonctionné pendant près de 20 ans, passant de photomontages grossiers à des deepfakes générés par IA. L'accès nécessitait une auto-déclaration d'âge, et l'interface était entièrement en anglais. Ce démantèlement constitue l'une des actions les plus marquantes menées en vertu du Take It Down Act depuis son adoption.

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Sources et contexte

Lieux
Rome, Paris

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