
Le Royaume-Uni interdit les importations des colonies israéliennes en Cisjordanie et impose des sanctions
Le secrétaire au Foreign Office Ed Miliband a annoncé une interdiction d’importer des biens des colonies et des restrictions sur les services liés aux colonies, suscitant de vives critiques des responsables américains et israéliens.
Sanctions contre le commerce des colonies
Le secrétaire au Foreign Office Ed Miliband a annoncé mardi, lors d’un discours à la Chambre des communes, une interdiction d’importer des biens produits dans les colonies israéliennes illégales de Cisjordanie. Le dispositif prévoit des sanctions contre les entreprises et les particuliers fournissant des services de construction, de financement, d’infrastructure et d’immobilier pour le développement des colonies. Le Royaume-Uni interdira également la publicité intérieure de propriétés dans les colonies et restreindra les licences d’exportation d’armes contribuant de manière substantielle à l’occupation. Le secrétaire au Foreign Office Miliband a déclaré aux députés que ceux qui financent ou facilitent les colonies se heurteraient à toute la force des sanctions britanniques, avec une législation d’application prévue d’ici neuf mois. Miliband a affirmé que le Royaume-Uni considère officiellement l’occupation israélienne de la Cisjordanie comme illégale dans son intégralité, décrivant les souffrances à Gaza comme une tache sur la conscience du monde.
Miliband s’est adressé directement aux députés au sujet du traitement des Palestiniens par les groupes armés de colons.
Le gouvernement britannique convient qu’il y a un nettoyage ethnique des Palestiniens dans certaines zones de la Cisjordanie, perpétré par des colons terroristes.
Critiques américaines et tensions bilatérales
Les restrictions commerciales ont immédiatement créé des frictions diplomatiques avec les États-Unis avant l’annonce officielle aux Communes. Le Premier ministre Andy Burnham a eu un entretien téléphonique avec le président américain Donald Trump lundi soir, au cours duquel Downing Street a déclaré que Burnham avait réitéré l’engagement du Royaume-Uni en faveur d’une solution à deux États. L’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee, a critiqué la politique britannique lors d’un entretien radiophonique avec la BBC, qualifiant les mesures d’action irrationnelle. Huckabee a averti que certains États américains, en particulier la Floride, maintiennent des dispositions juridiques qui pourraient restreindre les liens commerciaux avec les entreprises britanniques. Le secrétaire au Travail et aux Retraites Pat McFadden a déclaré à la télévision que la politique vise à préserver la viabilité d’un cadre à deux États plutôt qu’à initier un boycott total du commerce israélien. McFadden a affirmé qu’Israël reste un partenaire commercial important pour le Royaume-Uni.
Huckabee a caractérisé la politique britannique lors de son passage à la BBC.
J’ai l’impression que c’est une discrimination contre le gouvernement israélien. C’est une discrimination contre le peuple juif.
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Réaction du cabinet israélien
Les ministres israéliens ont condamné fermement et réclamé des mesures de rétorsion contre Londres. Le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a indiqué qu’Israël prendrait des mesures en réponse aux restrictions commerciales britanniques. Le ministre des Finances Bezalel Smotrich a exhorté le gouvernement israélien à expulser l’ambassadeur britannique, affirmant que le mandat britannique sur la Terre d’Israël est terminé. Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir a exhorté le Premier ministre Benjamin Netanyahu à reconnaître la souveraineté argentine sur les îles Malouines et à imposer des sanctions économiques à la Grande-Bretagne. Ben Gvir a fait valoir que la Grande-Bretagne occupe le territoire argentin et y mène des forages pétroliers tout en extrayant des ressources financières des Malvinas.
Contexte régional et coordination alliée
Les ministres britanniques ont coordonné certains aspects de la politique commerciale avec la France et le Canada. Le gouvernement britannique a souligné les projets israéliens de 1 200 nouveaux logements dans le corridor E1, à l’est de Jérusalem, qui séparerait le nord de la Cisjordanie du sud. Amnesty International a précédemment signalé une expansion des saisies de terres en Cisjordanie, y compris dans des zones sous contrôle de l’Autorité palestinienne depuis des décennies. Le Royaume-Uni a reconnu l’État palestinien en 2025 pour encourager les progrès diplomatiques vers une solution à deux États. Dans son discours au Parlement, Miliband a cité des témoignages de Palestiniens dont les maisons ont été détruites et des médecins soignant des blessés à Gaza. Miliband s’est abstenu de qualifier les actions militaires israéliennes à Gaza de génocide, déclarant que le Royaume-Uni attendra les décisions formelles des tribunaux internationaux.


