
Le gouvernement et Chega concluent un accord partiel sur le PSU mais échouent à débloquer la réforme du travail
Une rencontre entre le Premier ministre Luís Montenegro et le leader du Chega André Ventura a abouti à un accord partiel sur l'Allocation sociale unique, qui sera renvoyée en commission sans vote, mais a laissé le projet de réforme du travail dans l'impasse en raison de divergences sur l'âge de la retraite et les jours de congé.
Le projet de loi sur l'allocation sociale envoyé en commission
Le gouvernement et le Chega sont parvenus à un accord partiel sur l'Allocation sociale unique (PSU), permettant au projet de loi d'être examiné par la 10e commission parlementaire sans vote en séance plénière. André Ventura, du Chega, a déclaré que le Parti social-démocrate (PSD) avait accepté six des sept demandes de son parti. Le point de blocage restant est l'exclusion des immigrés n'ayant jamais cotisé à la sécurité sociale du bénéfice de l'allocation. Ventura a insisté sur le fait que le Chega n'abandonnera pas ce principe.
Quiconque vient de l'étranger, sans avoir jamais cotisé au Portugal, ne peut pas percevoir de prestations au Portugal.
Le Premier ministre Montenegro, s'exprimant à la Foire nationale de l'agriculture à Santarém, a reconnu que des travaux supplémentaires étaient nécessaires pour garantir l'approbation finale. Le PSU vise à simplifier le système de prestations, à réduire la bureaucratie et la fraude, et à concentrer les ressources sur ceux qui en ont le plus besoin. Son adoption est nécessaire pour que le Portugal puisse débloquer une tranche de 620 millions d'euros du plan de relance et de résilience (PRR) de l'UE.
Impasse sur la réforme du travail
Aucun accord n'a été trouvé sur la législation du travail. Les principaux points de discorde restent l'abaissement de l'âge de la retraite (une proposition du Chega visant à permettre la retraite à 65 ans ou après 40 ans de cotisations) et le rétablissement des jours de congé supprimés dans le cadre des mesures de la Troïka. Ventura a déclaré que si le gouvernement ne changeait pas sa position, le Chega voterait contre la réforme.
Si tout reste en l'état, s'il n'y a pas de changements de la part du gouvernement sur des questions essentielles, le Chega ne soutiendra pas cette réforme du travail.
Montenegro a admis que les divergences étaient « significatives », mais a souligné que les contacts se poursuivraient jusqu'au débat parlementaire et au vote, prévus respectivement les 18 et 19 juin.
Ce qui est nécessaire, c'est de l'humilité et la capacité de dialogue démocratique.
Calendrier à venir
Le projet de loi sur le PSU sera débattu au Parlement le 12 juin, mais sera directement renvoyé à la commission spécialisée sans vote en séance plénière. La commission dispose d'une semaine pour résoudre la question de la restriction d'immigration. La réforme du travail fera l'objet d'un débat le 18 juin et d'un vote général le 19 juin.
- Rencontre entre Montenegro et Ventura ; accord partiel sur le PSU pour un renvoi en commission sans vote ; blocage confirmé de la réforme du travail
- Débat sur le projet de loi PSU au Parlement ; renvoi à la 10e commission sans vote en séance plénière
- Débat sur la réforme du travail au Parlement
- Vote général prévu sur la réforme du travail


