Gouvernement · Bucarest

Les sociaux-démocrates roumains attaquent le gouvernement intérimaire en justice pour des décisions stratégiques

Le parti estime que l'exécutif a outrepassé ses limites constitutionnelles en adoptant une stratégie pour la biodiversité d'un montant de 972,4 millions d'euros et d'autres politiques à long terme après avoir été destitué par le Parlement.

Texte IA fondé sur les articles de Libertatea, adevarul.ro, HotNews.ro et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Bucarest · Roumanie
Comment on en est arrivé là
  1. 23 juil.Le gouvernement adopte la stratégie pour la biodiversité et huit autres décisions à long terme
  2. 27 juil.Le PSD annonce une plainte pénale et une contestation judiciaire
  3. 28 juil.Le PSD dépose une demande de suspension des décisions publiées

Action en justice engagée

Le PSD a annoncé le 27 juillet avoir déposé une plainte auprès de la Cour d'appel de Bucarest et un signalement au Parquet général contre le gouvernement dirigé par le Premier ministre intérimaire Ilie Bolojan. Le parti soutient qu'après avoir été destitué par le Parlement, l'exécutif est limité à l'administration courante, mais qu'il a continué à adopter des décisions stratégiques aux effets à long terme.

« Un gouvernement démissionnaire a approuvé des politiques futures sans avoir de mandat pour le présent. »

Partidul Social Democrat

Les sociaux-démocrates, dirigés par le président Sorin Grindeanu, ont qualifié ces actes de violation flagrante de la constitution. Ils ont souligné que le cabinet intérimaire doit se limiter aux affaires courantes et que le mandat intérimaire de plusieurs ministres a dépassé la limite constitutionnelle de 45 jours.

Décisions contestées

Parmi les actes contestés figure la Stratégie nationale pour la conservation de la biodiversité 2026-2030 et son plan d'action. Cette stratégie est une étape clé du Plan national de relance et de résilience (PNRR) de la Roumanie, d'une valeur de 972,4 millions d'euros. Le PSD affirme que le document pourrait affecter directement de grands projets d'infrastructure : la construction d'autoroutes, l'extraction de gaz naturel en mer Noire via le projet Neptun Deep, et l'achèvement ou la construction de nouvelles centrales hydroélectriques.

Le parti conteste les décisions adoptées lors d'une session gouvernementale le 23 juillet, ainsi que huit autres décrets similaires qui, selon lui, suivent un schéma clair de dépassement des limites légales et d'ignorance des avis consultatifs négatifs.

Arguments constitutionnels

Le PSD insiste sur le fait qu'après un vote de défiance parlementaire, un cabinet démissionnaire est strictement confiné aux actes d'administration courante. Le communiqué du parti précise qu'il ne s'agit pas d'une interprétation juridique ou d'une opinion politique, mais d'une norme constitutionnelle explicite. Les sociaux-démocrates accusent le Premier ministre intérimaire Bolojan d'interpréter les limites de manière abusive et de continuer à agir comme s'il détenait un mandat complet.

« Aucune fenêtre temporelle ne sert de bouclier contre la responsabilité. »

Partidul Social Democrat

Le PSD note également qu'il a constamment soutenu les mesures nécessaires aux engagements du PNRR et à l'absorption des fonds européens, y compris pendant la session parlementaire extraordinaire en cours, mais que cela ne peut excuser les violations de la constitution.

Prochaines étapes

Le 28 juillet, le parti demandera à la Cour d'appel de Bucarest de suspendre l'exécution des décisions déjà publiées au Journal officiel. Les actes non publiés seront contestés dès leur parution. Le signalement au Parquet général demande aux procureurs d'examiner si l'adoption et la mise en œuvre des décisions entraînent des conséquences pénales.

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