
Le Canada et les États-Unis concluent un accord pour ouvrir le pont international Gordie-Howe le 27 juillet après des mois de blocage de Trump
La traversée canadienne de 6,4 milliards de dollars entre Détroit et Windsor ouvrira le 27 juillet après que le Canada et les États-Unis ont résolu un différend sur la répartition des recettes des péages.
Un pont longtemps attendu
Le pont international Gordie-Howe, d'une longueur de 2,4 kilomètres reliant Détroit, dans le Michigan, à Windsor, en Ontario, a remodelé les horizons des deux villes frontalières. La construction de ce projet de 6,4 milliards de dollars canadiens (4,5 milliards de dollars américains) a débuté en 2018, près de 13 ans après la signature de l'accord entre le Canada et le Michigan l'autorisant, un calendrier allongé par les retards liés à la pandémie. Environ 300 millions de dollars de marchandises traversent chaque jour le corridor Détroit-Windsor, ce qui en fait l'une des artères commerciales les plus vitales d'Amérique du Nord. Le pont était en grande partie achevé au début de l'année 2026, avec une cérémonie d'ouverture prévue en juin.
- Début de la construction du pont international Gordie-Howe, financé par le gouvernement canadien.
- Le pont est en grande partie achevé, remodelant les horizons de Détroit et de Windsor.
- Le président Trump menace de bloquer l'ouverture du pont dans un message sur les réseaux sociaux.
- La cérémonie d'inauguration est annulée après l'envoi des invitations.
- Les responsables américains et canadiens parviennent à un accord sur la répartition des recettes des péages.
- Le pont international Gordie-Howe ouvre à la circulation.
La tentative de Trump de bloquer l'ouverture
En février 2026, le président Trump a déclaré dans un message sur les réseaux sociaux qu'il avait l'intention de bloquer l'ouverture du pont. Ce message est intervenu quelques heures après que Matthew Moroun, le fils milliardaire de la famille propriétaire du pont Ambassador depuis 1979, a rencontré le secrétaire au Commerce Howard Lutnick à Washington, a rapporté le New York Times. Moins d'un mois avant cette réunion, Moroun avait fait don d'un million de dollars à un super PAC pro-Trump. Les objections de Trump incluaient le désir de punir le Canada pour ce qu'il appelait l'exploitation de l'économie américaine et ses liens commerciaux renouvelés avec la Chine. Il a également affirmé à tort qu'aucun ouvrier ou acier américain n'avait été utilisé dans la construction. Plus tard, l'ambassadeur des États-Unis au Canada, Pete Hoekstra, a indiqué que l'administration était mécontente de l'arrangement initial sur les péages conclu en 2012. Trump a exigé au moins la moitié de la propriété du pont, qui a été entièrement financé par une société appartenant au gouvernement canadien.
La cérémonie de juin qui n'a pas eu lieu
Une cérémonie d'inauguration prévue début juin a été annulée après que les invitations avaient déjà été envoyées. Le Premier ministre canadien Mark Carney a ensuite déclaré que l'ouverture avait été retardée « à la demande des États-Unis ». Les responsables des deux pays ont passé les semaines suivantes à tenter de résoudre les problèmes en suspens, selon l'autorité du pont. L'impasse inattendue a transformé une étape d'infrastructure planifiée de longue date en une source temporaire de friction commerciale.
L'accord sur les recettes des péages
Le jeudi 9 juillet, des responsables canadiens et américains ont conclu un accord sur la manière dont les recettes des péages seraient réparties, ont déclaré deux hauts responsables américains. Le Canada a annoncé l'accord le lendemain soir. Selon le cadre initial de 2012, le Canada supportait l'intégralité des coûts de construction et devait être remboursé par les péages sur une période estimée à 50 ans, après quoi les recettes seraient partagées à parts égales entre le Canada et le Michigan. Le nouvel arrangement, selon le candidat républicain au Sénat du Michigan, Mike Rogers, donne aux États-Unis « la moitié des recettes » et une « détermination conjointe de ce que sont les péages ». Le département du Commerce n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.
Ouverture et réactions
Le pont ouvrira le 27 juillet. Le Premier ministre Carney a défendu les grands projets d'infrastructure comme un rempart contre les dommages économiques causés par la guerre commerciale de Trump avec le Canada. La gouverneure du Michigan, Gretchen Whitmer, a qualifié le pont d'« excellent accord pour notre État » et a salué le partenariat.
Ce pont témoigne du partenariat durable entre le Michigan et le Canada et de ce que nous pouvons accomplir lorsque nous voyons grand et misons sur notre avenir commun. Merci à nos alliés au Canada et aux Michiganais qui ont plaidé pendant des années pour que cela se réalise.
Le ministre canadien du Logement et de l'Infrastructure, Gregor Robertson, a déclaré que le pont « créera de nouvelles opportunités, renforcera notre économie et apportera des avantages économiques » pour les deux nations.

