Gouvernement · Bucarest

Le PNL tourne le dos à Eugen Tomac alors que Mureșan exige un gouvernement majoritaire et des réformes économiques

Le Parti national libéral (PNL) de Roumanie ne soutiendra pas le cabinet proposé par le leader du PMP, Eugen Tomac, a déclaré l'eurodéputé PNL Siegfried Mureșan à Adevărul, invoquant la nécessité d'une majorité parlementaire et de réformes économiques profondes.

Texte IA fondé sur les articles de adevarul.ro. Publié . Comment il est fait

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Photo : European Parliament, CC BY 2.0 (Wikimedia Commons, recadrée)
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  3. 11 juinSiegfried Mureșan (PNL) rejette le cabinet proposé par Eugen Tomac dans un entretien à Adevărul

Le PNL rejette le cabinet de Tomac

Siegfried Mureșan, eurodéputé PNL, a déclaré à Adevărul que son parti ne soutiendrait pas le gouvernement proposé par Eugen Tomac, le leader du Parti Mouvement populaire (PMP). Bien que le PMP reste membre du Parti populaire européen et dispose de deux représentants au Parlement roumain, Tomac a remporté son siège au Parlement européen sur une liste commune et siège désormais au sein du groupe Renew Europe. Mureșan a fait valoir qu'un Premier ministre sans majorité parlementaire ne peut pas mettre en œuvre les réformes économiques dont la Roumanie a urgemment besoin. Il a noté que le Parti social-démocrate (PSD) et l'Alliance pour l'unité des Roumains (AUR) détiennent une majorité populiste au Parlement, unis derrière un programme commun.

« Si M. Tomac était un Mario Draghi, alors peut-être le verrions-nous différemment, mais la réalité est autre. »

Siegfried Mureșan, eurodéputé PNL

Héritage économique et stabilisation

Mureșan a décrit la situation économique à laquelle la Roumanie a été confrontée après le départ de l'ancien Premier ministre social-démocrate Marcel Ciolacu comme « extrêmement délicate ». Le déficit budgétaire avait grimpé à plus de 9 %, entraînant un risque réel de perte d'accès aux fonds européens et une dégradation de la note de crédit en dessous de la catégorie investissement. Au cours de l'année écoulée, la direction d'Ilie Bolojan a stabilisé l'économie, bien que le danger ne soit pas complètement écarté. Les réformes nécessaires, a déclaré Mureșan, sont déjà énoncées dans le Plan national de relance et de résilience (PNRR) et dans les rapports annuels de la Commission européenne par pays. Ce qui manque n'est pas un diagnostic, mais la volonté politique d'agir.

Unité du parti et stratégie à long terme

L'eurodéputé PNL a appelé à la discipline du parti lors de tout vote de confiance et a averti que l'objectif stratégique reste de remporter les prochaines élections pour former une majorité sans le PSD. Il a souligné que le PNL ne fera partie d'aucun exécutif incluant les sociaux-démocrates, directement ou indirectement. Le cabinet proposé par Tomac, dépourvu de sa propre base parlementaire, ne répond pas à ce seuil.

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Sources et contexte

Bucarest · Roumanie

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