
Le pétrole recule malgré une dixième nuit de frappes américaines sur l'Iran alors que les médiateurs proposent une trêve de 10 jours
Les prix du pétrole brut ont baissé mardi, alors même que les forces américaines achevaient une dixième nuit consécutive de frappes contre des centres de commandement, des bases de missiles et des défenses aériennes iraniens au Moyen-Orient, tandis que des médiateurs ont proposé un cessez-le-feu de dix jours et que Goldman Sachs a prévenu que le Brent pourrait dépasser les 120 $ si les perturbations à Ormuz persistent.
Opérations militaires
Le Commandement central américain a confirmé que les forces américaines ont mené une dixième nuit consécutive de frappes contre l'Iran mardi, le bombardement ayant duré cinq heures. Les cibles comprenaient des centres de commandement militaires, des bases de missiles et des systèmes de défense aérienne, selon des déclarations du CENTCOM citées par les quotidiens financiers polonais.
Les forces américaines ont attaqué, entre autres, des centres de commandement militaires iraniens, des bases de missiles et des systèmes de défense aérienne.
Le Corps des Gardiens de la révolution islamique a signalé que deux pétroliers ont pris feu après des explosions alors qu'ils tentaient de transiter par le détroit d'Ormuz. Les Gardiens de la révolution ont prévenu que le détroit resterait fermé tant que les opérations américaines dans la région se poursuivraient. Le commandement américain a répliqué que le trafic maritime commercial via Ormuz continue de circuler.
Menaces d'escalade
Les rebelles houthis du Yémen ont annoncé lundi qu'ils lançaient un blocus naval de l'Arabie saoudite. L'Iran a également demandé au groupe de se préparer à des attaques contre les navires passant par le détroit de Bab el-Mandeb en cas de frappes américaines contre les infrastructures énergétiques iraniennes, selon les rapports.
Le président américain Donald Trump a lancé un avertissement direct via Truth Social après que le Pentagone a confirmé que trois soldats américains avaient été tués au Moyen-Orient ce week-end.
Chaque fois que l'Iran tue un soldat américain, il paiera cette mort plusieurs fois ! Cet ordre a été transmis au ministre de la guerre Pete Hegseth, au président des chefs d'état-major interarmées Daniel Caine et à tous les commandants militaires.
Réaction du marché pétrolier
Les prix du pétrole brut ont baissé malgré l'escalade. Le West Texas Intermediate pour livraison en août s'échangeait à 82,90 $ le baril sur le NYMEX à New York, en baisse de 0,40 %. Le Brent pour livraison en septembre sur l'ICE était coté à 88,62 $ le baril, soit une baisse de 0,67 %.
Les analystes de Goldman Sachs ont publié des prévisions de scénarios sévères. Si les perturbations dans le détroit d'Ormuz persistent, le Brent pourrait dépasser 120 $ le baril d'ici le quatrième trimestre 2026. Dans un scénario de désescalade, la banque prévoit le Brent à 80 $ au T4 2026 et à 75 $ en 2027.
- Actuel (21 juillet 2026)
- 88.62 $/bbl
- T4 2026 - scénario de perturbation
- 120 $/bbl
- T4 2026 - scénario de désescalade
- 80 $/bbl
- 2027 - scénario de désescalade
- 75 $/bbl
Voie diplomatique
Des médiateurs ont proposé une désescalade et un cessez-le-feu de dix jours entre l'Iran et les États-Unis, visant à relancer une trêve initialement négociée à la mi-juin, selon un haut responsable iranien. Cet accord de juin, négocié avec la médiation du Pakistan et du Qatar, s'est avéré fragile en raison de clauses rédigées de manière ambiguë et interprétées différemment par Téhéran et Washington, notamment les dispositions concernant le contrôle du détroit d'Ormuz. Avant la guerre actuelle, environ 20 % des exportations mondiales de pétrole et de gaz transitaient par cette voie navigable.
Les services diplomatiques de Téhéran ont été actifs ces derniers jours.
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré lundi que Washington reste ouvert à des solutions diplomatiques malgré les opérations militaires en cours. Le détroit d'Ormuz reste la ligne de fracture centrale, l'Iran cherchant un plus grand contrôle sur ce goulet d'étranglement qui transporte un cinquième des exportations énergétiques mondiales.


