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Conflits·-3 h

Les États-Unis et l'Iran s'accordent sur un cadre pour mettre fin à la guerre et rouvrir le détroit d'Ormuz

Un accord-cadre entre les États-Unis et l'Iran visant à mettre fin à des mois de conflit et à rouvrir le détroit d'Ormuz a entraîné une baisse de 5 % des cours du pétrole et une hausse des marchés boursiers mondiaux lundi, bien que les économistes soulignent que les dommages économiques mettront du temps à se résorber.

L'accord

Les États-Unis et l'Iran ont convenu d'un accord-cadre ce week-end pour mettre fin à la guerre débutée fin février et rouvrir le détroit d'Ormuz, un point de passage stratégique pour le transport mondial de pétrole. La signature officielle est prévue pour vendredi. Le président américain Donald Trump a exprimé son optimisme en déclarant aux journalistes :

Navires du monde entier, démarrez vos moteurs ! Laissez le pétrole couler !

Toutefois, les analystes qualifient cet accord davantage de déclaration d'intention que de traité solide, des négociations détaillées restant nécessaires concernant le programme nucléaire iranien et les réparations économiques.

Événements clés autour de l'accord-cadre américano-iranien
  1. La guerre en Iran commence après des frappes américano-israéliennes.
  2. L'Allemagne introduit une réduction temporaire de la taxe sur les carburants de 17 centimes par litre, expirant fin juin.
  3. Les États-Unis et l'Iran parviennent à un accord-cadre pour mettre fin à la guerre et rouvrir le détroit d'Ormuz.
  4. Les prix du pétrole chutent de 5 %, les marchés boursiers mondiaux rebondissent suite à l'annonce de l'accord.
  5. Signature prévue de l'accord-cadre américano-iranien.

Réaction des marchés

Les marchés ont accueilli la nouvelle avec soulagement. Le pétrole brut Brent a reculé d'environ 5 % pour atteindre 83 dollars le baril, tandis que les prix du gaz européen ont chuté d'environ 6 %. Les indices boursiers asiatiques ont progressé et le DAX allemand a évolué à la hausse. La hausse des prix de l'énergie pesait sur l'économie mondiale, la perspective d'une détente constitue donc un signal positif pour les investisseurs. Les prix restent toutefois bien supérieurs à ceux du début de l'année 2026 : le pétrole est en hausse de près de 40 % et le gaz d'environ 45 %.

Impact économique

Les économistes allemands estiment que l'accord améliore les perspectives. Clemens Fuest, de l'institut Ifo, a déclaré qu'un accord durable soutiendrait l'économie européenne et permettrait à la BCE de suspendre les hausses de taux d'intérêt. L'économiste en chef de la Commerzbank, Jörg Krämer, a indiqué qu'une récession était désormais écartée, mais que la guerre avait déjà causé des dommages durables, estimés à 0,4 point de pourcentage sur la croissance de 2026 en Allemagne et dans la zone euro. Timo Wollmershäuser, de l'Ifo, a averti que les installations de production dans la région du Golfe ayant été endommagées, un retour aux niveaux d'approvisionnement d'avant-guerre prendra des mois.

Il faudra des mois pour que l'approvisionnement en pétrole se normalise.

Pressions intérieures

En Allemagne, le conflit a poussé les prix du carburant à des niveaux records, forçant le gouvernement à adopter des mesures auxquelles il s'était longtemps opposé. Une réduction temporaire de la taxe sur les carburants d'environ 17 centimes par litre, introduite le 1er mai, doit expirer fin juin. Les économistes estiment que la baisse des prix du pétrole pourrait réduire la pression sur les politiques pour prolonger ces subventions.

Une inflation plus faible signifie un meilleur pouvoir d'achat pour les habitants en Allemagne.

Sans nouveaux chocs énergétiques, l'inflation des prix à la consommation pourrait se stabiliser autour de 2,5 % sur l'ensemble de l'année, selon Dullien.

Scepticisme et fragilité

Les observateurs soulignent que l'accord reste fragile. Benjamin Weber, de tagesschau.de, a noté que l'Iran avait précédemment déclaré qu'il bloquerait le détroit en cas d'attaque, et que sa réouverture ne fait que rétablir le statu quo d'avant-guerre. L'accord inclurait des concessions américaines, notamment la fin de la guerre menée par Israël au Liban, ce qu'Israël n'a pas accepté.

Cela met fin à une guerre qui aurait pu s'aggraver massivement jusqu'au bout.

La question nucléaire est reportée à des discussions ultérieures, et la menace de Donald Trump de reprendre les frappes militaires en cas d'échec souligne le risque d'une reprise du conflit.

Washington · Téhéran · Détroit d'Ormuz

8 sources

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