
Sinner révèle la cause de son malaise à Roland-Garros mais prévient qu'il pourrait récidiver à Wimbledon
Le numéro 1 mondial Jannik Sinner annonce que son équipe a identifié la cause du malaise qui a perturbé sa campagne à Roland-Garros, mais prévient qu'il pourrait se reproduire. L'Italien s'est qualifié pour le troisième tour de Wimbledon en dominant le Portugais Nuno Borges en trois sets secs.
Sinner brise le silence sur son abandon à Roland-Garros
Le numéro 1 mondial Jannik Sinner a confirmé pour la première fois que son équipe comprend désormais la cause du malaise qui a provoqué sa surprenante élimination au deuxième tour de Roland-Garros. Après sa victoire 7–6, 7–6, 6–4 contre Nuno Borges à Wimbledon, l'Italien a admis que le problème pourrait ne pas être totalement maîtrisé.
Nous avons compris ce qui s'est passé, mais cela pourrait se reproduire car ce n'est pas quelque chose qui se résout du jour au lendemain. Nous faisons tout notre possible pour l'éviter.
Sinner a refusé de divulguer le diagnostic exact, bien qu'un rapport (Open) ait suggéré que le problème pourrait être lié à la régulation de la température corporelle. À Roland-Garros, il s'est effondré alors qu'il menait Juan Manuel Cerundolo de deux sets et 5–1 dans le troisième. Il a ensuite subi des examens à Milan et a sauté toute la préparation sur gazon.
Une chute, une récupération et un retour sur le court
L'Italien a également abordé les séquelles d'une lourde chute lors de son premier tour contre Miomir Kecmanovic. Cette chute lui a laissé un ongle d'orteil ensanglanté et des courbatures générales. « Hier, je me suis réveillé et mon corps ne se sentait pas très bien. Mais c'était à cause de la chute. Puis aujourd'hui sur le court, je me suis senti bien, donc je peux être serein », a-t-il déclaré.
Si cela devait se reproduire, nous comprendrions que ce n'est peut-être pas la bonne voie.
Malgré les préoccupations physiques, Sinner a été clinique contre Borges, sauvant les trois balles de break et dominant les deux tie‑breaks. Il a déclaré qu'il devait encore retrouver sa meilleure forme, surtout sur gazon.
Ajuster le jeu sur gazon
Sinner s'est montré franc sur les domaines techniques qu'il souhaite améliorer. « Je dois être plus agressif, mieux me déplacer sur cette surface, et retourner plus profondément, surtout sur les secondes balles », a-t-il déclaré. Les chiffres le confirment : son pourcentage de premières balles s'élevait à 67 %, bien en dessous des 74 % affichés par Borges.
- Sinner
- 67 %
- Borges
- 74 %
Il a décrit le match comme « un de ceux où tu n'as pas beaucoup de contrôle » et a salué l'épreuve. « Ces matchs difficiles m'aident à trouver mon rythme », a-t-il ajouté. Il affrontera l'Américain Jenson Brooksby au troisième tour.
La chaleur menace la deuxième semaine
Alors que les prévisions annoncent une hausse des températures pour la deuxième semaine de Wimbledon, on a demandé à Sinner si la chaleur pourrait déclencher une répétition de l'épisode parisien. Il a éludé : « On verra, il reste encore beaucoup de temps avant la deuxième semaine. »
- Premier tour
- 24 °C
- Deuxième tour
- 26 °C
L'équipe de Sinner a déjà pris des mesures de précaution. Pendant les entraînements à l'All England Club, il a été aperçu portant un gilet de refroidissement conçu pour absorber l'excès de chaleur corporelle, ce qui laisse entrevoir la nature du problème que lui et son équipe médicale gèrent. Pour l'instant, le champion prend les matchs un par un, espérant que les solutions mises en place tiendront.


