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En bref

  • Llarena a confirmé lundi 19 octobre la levée des mandats d'arrêt nationaux visant Puigdemont, Comín et Puig, rejetant le recours de l'accusation populaire contre son ordonnance du 6 octobre.

  • Cinq magistrats du Tribunal constitutionnel ont soutenu l'interprétation de l'amnistie défendue par la Cour suprême, contre sept qui l'ont rejetée, comme le relève l'ordonnance de Llarena.

  • L'ordonnance ne clôt pas l'affaire et ne tranche pas l'extinction de la responsabilité ni le classement, qui relèvent de la chambre de jugement compétente selon la procédure ordinaire.

Photo : Convergència Democràtica de Catalunya, CC BY 2.0 (Wikimedia Commons, recadrée). Photo d'archives, 2011

L'ordonnance

Le juge de la Cour suprême Pablo Llarena a rendu lundi 19 octobre une ordonnance confirmant la levée des mandats d'arrêt nationaux visant l'ancien président catalan Carles Puigdemont et les anciens conseillers régionaux Antoni Comín et Lluís Puig. L'ordonnance rejette le recours en réformation déposé par l'accusation populaire contre sa décision du 6 octobre, qui avait provisoirement écarté ces mandats. Llarena applique la doctrine d'amnistie fixée par le Tribunal constitutionnel lorsqu'il a accordé un amparo à l'ancienne conseillère Dolors Bassa, selon laquelle le chef de détournement de fonds relève de l'amnistie. La levée couvre aussi les demandes de détention et toute ordonnance d'incarcération qui découlerait uniquement de ces mandats.

Critiques contre le Tribunal constitutionnel

Llarena accepte que la décision du Tribunal constitutionnel le lie, mais il reproche la dureté de ses termes. Selon l'ordonnance, cinq magistrats du Tribunal constitutionnel ont défendu la validité de la lecture de la Cour suprême, tandis que sept l'ont rejetée. Llarena estime qu'une division de ce type appelait une formulation plus mesurée que celle employée par la cour, et il écrit :

« Les adjectifs ne rendent pas indiscutable ce qui a fracturé la Cour. »

Pablo Llarena

Llarena soutient que l'interprétation de la Cour suprême était juridiquement fondée et ne peut être qualifiée d'irrecevable ou d'imprévisible, même si la doctrine constitutionnelle l'oblige désormais à l'abandonner. Dans la même ordonnance, il ajoute un point supplémentaire.

« Reconnaître qui a le dernier mot n'exige pas de partager l'idée que le problème n'admettait qu'une seule réponse. »

Pablo Llarena

Le juge souligne que son désaccord ne peut conditionner ni retarder l'exécution de la décision du Tribunal constitutionnel, une juridiction présidée par Cándido Conde-Pumpido.

Pourquoi les mandats sont tombés

Jusqu'ici, Llarena considérait que le détournement de fonds reproché à Puigdemont et aux autres prévenus échappait à l'amnistie parce qu'il leur procurait un avantage financier personnel. La Cour suprême ne situait pas cet avantage dans la perception directe d'argent. Elle le situait dans le fait que les prévenus évitaient de payer personnellement des frais imputés à des fonds publics. Le Tribunal constitutionnel a rejeté cette lecture et jugé que cet avantage supposé ne pouvait être assimilé au coût du référendum illégal. La nouvelle doctrine oblige donc Llarena à abandonner cette position pour les trois hommes.

Recours et suites

Le recours contre l'ordonnance du 6 octobre émanait de l'accusation populaire, que LaSexta identifie comme Vox. LaSexta rapporte que le juge estime que la levée doit être immédiate, car le maintien des mandats est sans effet au regard de la doctrine constitutionnelle. L'ordonnance adresse des notifications urgentes aux forces de sécurité de l'État afin que les mandats soient annulés dans les registres et les systèmes informatiques, et demande confirmation de la réception de ces communications. Le juge souligne que la décision ne fait que lever les ordonnances : la procédure n'est pas close, et la décision finale sur l'extinction de la responsabilité et le classement revient à la chambre de jugement compétente selon la procédure ordinaire. eldiario.es rapporte que Puigdemont peut rentrer en Espagne sans risque d'arrestation.

À suivre dans l’édition du jour

Émeutes à Milan : Meloni convoque une réunion sur la sécurité après les pillages du week-endDeux jours d'émeutes de jeunes dans le centre de Milan, les 17 et 18 octobre, ont causé des dégâts estimés à plus d'un demi-milliard d'euros et plus de 200 personnes ont été interpellées, dont 80 % de mineurs.Sécurité · il y a 1 h
Le Brief du jour · 4 min d’écouteTrump pressures Zelensky after waiving new sanctions on Russian dieselEn direct · 4 sujetsFrance : mesures de sécurité avant les manifs

Sources et contexte

  • EL MUNDOil y a 1 hLlarena ratifie le retrait du mandat d'arrêt contre Puigdemont mais critique le manque de « mesure » du TC : « Les adjectifs ne rendent pas indiscutable ce qui a fracturé la Cour »Llarena ratifica la retirada de la orden de detención de Puigdemont pero critica la falta de "mesura" del TC: "Los adjetivos no convierten en indiscutible lo que ha fracturado al Tribunal" · original en espagnol
  • El Confidencialil y a 1 hLlarena reproche à Pumpido sa censure du TS : « Les adjectifs ne rendent pas indiscutable ce qui a fracturé le TC »Llarena reprocha a Pumpido su censura al TS: "Los adjetivos no convierten en indiscutible lo que ha fracturado al TC" · original en espagnol
  • ABC TU DIARIO EN ESPAÑOLil y a 1 hLlarena applique l'amnistie à Puigdemont sans que le TC ait besoin d'examiner son amparoLlarena aplica la amnistía a Puigdemont sin necesidad de que el TC vea su amparo · original en espagnol
  • eldiario.esil y a 1 hLe juge Llarena critique la Cour constitutionnelle mais confirme que Puigdemont peut retourner en Espagne sans être arrêtéEl juez Llarena critica al Constitucional pero confirma que Puigdemont puede volver a España sin ser detenido · original en espagnol
Carles Puigdemont
Ancien président catalan dont le mandat d'arrêt national a été levé
Antoni Comín
Ancien conseiller régional dont le mandat d'arrêt national a été levé
Lluís Puig
Ancien conseiller régional dont le mandat d'arrêt national a été levé
Cándido Conde-Pumpido
Président du Tribunal constitutionnel dont la majorité a fixé la doctrine d'amnistie
Dolors Bassa
Ancienne conseillère régionale dont l'amparo accordé par le Tribunal constitutionnel a fixé la doctrine d'amnistie appliquée

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Publié aujourd’hui à 10:35.

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Dans ce texte

L'ordonnanceL'ordonnanceCritiques contre le Tribunal constitutionnelCritiques contre le Tribunal constitutionnelPourquoi les mandats sont tombésPourquoi les mandats sont tombésRecours et suitesRecours et suites

Où

Madrid

Fondé sur les articles de

EL MUNDO, El Confidencial, ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL, eldiario.es, El Periódico, LaSexta

Liste des sources

Gouvernement · Madrid

Le juge Llarena, de la Cour suprême, lève le mandat d'arrêt contre Puigdemont et critique le Tribunal constitutionnel

Le juge Pablo Llarena a confirmé lundi 19 octobre la levée des mandats d'arrêt nationaux visant Carles Puigdemont, Antoni Comín et Lluís Puig, tout en reprochant au Tribunal constitutionnel un manque de retenue dans sa décision.

Madrid
Madrid · Espagne

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Texte IA fondé sur les articles de EL MUNDO, El Confidencial, ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL et d’autres médias. Publié aujourd’hui à 10:35. Comment il est fait