
Anya Taylor-Joy incarne une arnaqueuse en fuite dans le thriller Apple TV+ 'Lucky', une adaptation en sept épisodes qui peine à trouver sa propre identité
Cette série limitée, adaptée du roman de Marissa Stapley par Jonathan Tropper, suit une arnaqueuse qui traque 10 millions de dollars volés, tandis que le FBI et un chef du crime la poursuivent.
Le décor
Apple TV+ lance 'Lucky', une série limitée en sept épisodes avec Anya Taylor-Joy dans le rôle de Luciana 'Lucky' Armstrong, une arnaqueuse élevée dans une vie criminelle par son père désormais incarcéré, John (Timothy Olyphant). La série, adaptée par Jonathan Tropper du roman de Marissa Stapley paru en 2021, s'ouvre sur Lucky et son mari Cary (Drew Starkey) fêtant une dernière nuit à Las Vegas avant de fuir le pays avec près de 10 millions de dollars en liquide. L'argent a été détourné d'une arnaque impliquant la mère de John, Priscilla (Annette Bening), et un riche chef du crime, Wayne Whittaker (William Fichtner).
La chasse commence
Quand Lucky se réveille seule dans la suite d'hôtel le lendemain, Cary et la mallette d'argent ont disparu. Son instinct qui lui disait que quelque chose allait mal se révèle juste. L'agent spécial du FBI Billie Rand (Aunjanue Ellis-Taylor) est à ses trousses, tandis que Priscilla Matheson, la sous-fifre de Whittaker, se rapproche aussi. La série suit Lucky à travers le Sud-Ouest américain alors qu'elle utilise toutes les compétences que son père lui a enseignées pour survivre, avec une narration structurée autour d'un flash-back à un arrêt de bus en Arizona où on la voit d'abord tenter d'échapper aux agents fédéraux.
Un casting qui lutte contre le courant
La performance de Taylor-Joy est décrite comme 'fantastique' par Variety et comme travailleuse par The Hollywood Reporter, qui note qu'elle et 'un solide casting d'ensemble travaillent dur pour nager à contre-courant d'un scénario sous-développé.' Les seconds rôles incluent Bening dans le rôle de la vicieuse Priscilla, qui s'adoucit en présence de Whittaker, et Clifton Collins Jr. dans celui de Dutch, son exécuteur qui fait 'tout son sale boulot.' Variety loue l'approche centrée sur les personnages, notant que l'obsession de Billie à abattre Priscilla 'met constamment son équipe en danger' et que Cary est 'déchiré entre ses propres désirs et les attentes des autres.'
Des choix d'adaptation sous le feu des critiques
The Hollywood Reporter est très critique envers l'adaptation, arguant que la version de Tropper 'jette la totalité du livre adapté et remplace ces éléments par des morceaux hétéroclites qui ne parviennent pas à générer un ton, un thème ou un rythme cohérents.' La critique décrit l'arnaque centrale comme ayant lieu avant le début de la série, la qualifiant de dénuée de sens et n'apportant 'rien à l'histoire principale.' Le contexte de l'arnaque lié à l'industrie pétrolière est rejeté comme 'quelque chose de stupide à propos du pétrole' et 'amorphe.' Le résultat, selon cette source, est 'une série sur une héroïne qui change d'identité mais qui n'a aucun sens de sa propre identité,' oscillant entre 'mi-pièce légère' et 'mi-commentaire prétentieux.'
Les scènes d'action
Variety offre un avis plus positif, décrivant la série comme 'riche en fusillades, courses-poursuites en voiture et plus que quelques arnaques intrigantes' à travers les sept épisodes, avec des 'séquences à couper le souffle qui rivalisent avec celles de tout thriller haletant qui vaille la peine.' La critique présente la série comme une méditation sur 'les tensions entre l'inné et l'acquis' et 'les dangers et vulnérabilités qui accompagnent le fait d'aimer les autres,' la qualifiant de 'l'histoire captivante d'une jeune femme qui tente désespérément de se libérer de la vie sombre et violente qui l'a façonnée.'
C'est une série sur une héroïne qui change d'identité mais qui n'a aucun sens de sa propre identité.
Les deux critiques s'accordent sur le postulat de base et le casting, mais divergent nettement sur la réalisation. La série est diffusée sur Apple TV+ à partir du 15 juillet 2026.

